Chapitre d’ouvrage

Continu-discontinu : passages et points critiques

Pages 125 à 133

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  • Lecourt, D.
(2008). Continu-discontinu : passages et points critiques. Dans
  • L. Viennot
Didactique, épistémologie et histoire des sciences : Penser l'enseignement (p. 125-133). Presses Universitaires de France. https://doi.org/10.3917/puf.vienn.2008.01.0125.

  • Lecourt, Dominique.
« Continu-discontinu : passages et points critiques ». Didactique, épistémologie et histoire des sciences Penser l'enseignement, Presses Universitaires de France, 2008. p.125-133. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/didactique-epistemologie-et-histoire-des-sciences--9782130570899-page-125?lang=fr.

  • LECOURT, Dominique,
2008. Continu-discontinu : passages et points critiques. In :
  • VIENNOT, Laurence,
Didactique, épistémologie et histoire des sciences Penser l'enseignement. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Science, histoire et société, p.125-133. DOI : 10.3917/puf.vienn.2008.01.0125. URL : https://shs.cairn.info/didactique-epistemologie-et-histoire-des-sciences--9782130570899-page-125?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/puf.vienn.2008.01.0125


Notes

  • [1]
    Conférence d’ouverture de la journée de l’École doctorale Savoirs scientifiques, amphithéâtre Jacques-Monod, le mercredi 9 mars 2005.
  • [2]
    Dominique Lecourt est professeur de philosophie à l’Université de Paris-Diderot (Paris 7), où il dirige le Centre Georges-Canguilhem et l’École doctorale Savoirs scientifiques : épistémologie, histoire des sciences, didactiques des disciplines.

Mon propos visera à montrer comment les intenses discussions philosophiques en lesquelles se sont engagés les fondateurs de la mécanique quantique ne doivent nullement être considérées comme un luxe intellectuel de savants cultivés appartenant à une époque révolue de l’histoire de la physique dont il n’y aurait plus guère à se soucier. Je voudrais suggérer au contraire que ces discussions témoignaient à vif de l’urgence qu’ils ressentirent tous de s’interroger à fond sur leur manière de s’y prendre par la pensée avec le monde pour le connaître. Il me semble significatif qu’aucun – ou presque – n’ait pu esquiver la nécessité d’une interrogation philosophique pour éclairer les perspectives d’une recherche dont l’avenir apparaissait aussi incertain que prometteur.
Or, si je puis dire, ici Kant les attendait. Qu’ils aient eu accès direct à ses textes au cours de leurs études comme ce fut le cas de Max Planck ou qu’ils n’en aient recueilli que des échos indirects plus ou moins déformés – comme c’est le cas par exemple de Niels Bohr, ils ont été profondément marqués par sa philosophie de la connaissance. Contraints par la nouveauté des concepts qu’ils ont ajustés à faire un retour réflexif sur le processus de la connaissance, ils ont retrouvé « spontanément » des notions kantiennes. Ils parlent tous le kantien – plus ou moins correctement. Le très précieux glossaire établi par Catherine Chevalley pour la traduction française de Physique atomique et connaissance humaine en témoigne abondamment avec toute la précision souhaitable : les vocables d’intuition, de représentation, de phénomène, d’image, d’objet… ont de profondes racines (techniques) kantiennes……


Date de mise en ligne : 17/09/2015

https://doi.org/10.3917/puf.vienn.2008.01.0125

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