E
- Par Uwe Fleckner
Pages 61 à 68
Citer ce chapitre
- FLECKNER, Uwe,
- ESPAGNE, Michel
- et SAVOY, Bénédicte,
- Fleckner, Uwe.
- Fleckner, U.
- M. Espagne
- et B. Savoy
https://doi.org/10.3917/cnrs.espag.2010.01.0061
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- Fleckner, U.
- M. Espagne
- et B. Savoy
- Fleckner, Uwe.
- FLECKNER, Uwe,
- ESPAGNE, Michel
- et SAVOY, Bénédicte,
https://doi.org/10.3917/cnrs.espag.2010.01.0061
Notes
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[1]
Les modifications apportées par Carl Einstein à son manuel à l’occasion de ses rééditions en 1928 et en 1931 sont parfois considérables. Il existe à ce jour deux nouvelles rééditions de la troisième version : Die Kunst des 20. Jahrhunderts, éd. par Tanja Frank, Leipzig, 1988 ; Die Kunst des 20. Jahrhunderts, éd. par Uwe Fleckner et Thomas W. Gaehtgens, Berlin, 1996 (Berliner Ausgabe, vol. 5).
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[2]
Sur la participation de Carl Einstein à la guerre civile espagnole, voir Marianne Kröger, « Carl Einstein und die “Grupo Internacional” der Kolonne Durrutti. Ein Beitrag zur Auseinandersetzung Carl Einsteins mit der Realität des Spanischen Bürgerkrieges », in : Klaus H. Kiefer (éd.), Carl-Einstein-Kolloquium 1986, Francfort-sur-le-Main etc. 1988 (Bayreuther Beiträge zur Literaturwissenschaft, 12), p. 261-271 ; « Carl Einstein im Spanischen Bürgerkrieg : Gratwanderungen zwischen Engagement und Desillusionierung », in : Archiv für die Geschichte des Widerstandes und der Arbeit, 12 (1992), p. 79-92. Des écrits et entretiens relatifs à cette période ont été récemment regroupés dans une édition espagnole : Carl Einstein, La columna Durruti y otros artículos y entrevistas de la guerra civil española, éd. par Uwe Fleckner, Barcelone, 2006.
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[3]
Uwe Fleckner, Carl Einstein und sein Jahrhundert. Fragmente eine intellektuellen Biographie, Berlin, 2006, p. 28 s.
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[4]
La littérature concernant Negerplastik et, plus généralement, les écrits d’Einstein sur les arts extra-européens est dense. On compte parmi les contributions majeures celles de Klaus H. Kiefer, « Carl Einsteins Negerplastik. Kubismus und Kolonialismus-Kritik », in : Wolfgang Bader/János Riesz (éds.), Literatur und Kolonialismus, vol. 1, Francfort-sur-le-Main/Berne, 1983, p. 233-249 ; « Fonctions de l’art africain dans l’œuvre de Carl Einstein », in : Daniel Droixhe/Klaus H. Kiefer (éds.) : Images de l’art africain de l’antiquité au XXe siècle, Francfortsur-le-Main etc, 1987 (Bayreuther Beiträge zur Literaturwissenschaft, 10), p. 149-176 ; Ezio Bassani, « Les œuvres illustrées dans “Negerplastik” (1915) et dans “Afrikanische Plastik” (1921) », in : Études Germaniques, 1 (1998), Numéro spécial « Carl Einstein », p. 99-121 ; Sebastian Zeidler : « Totality Against a Subject : Carl Einstein’s “Negerplastik” », in : October, 107 (2004), p. 14-46.
-
[5]
Ernst Bloch, « Negerplastik », in : Die Argonauten, 7 (1915), p. 10-20.
-
[6]
Carl Einstein, Negerplastik, Leipzig, 1915, p. IX.
-
[7]
Ibid., p. XVIII.
-
[8]
Uwe Fleckner, « The Real Demolished by Trenchant Objectiviy : Carl Einstein and the Critical World View of Dada and “Verism” », in : Leah Dickerman/Mattew S. Witkovsky (éds.), The Dada Seminars, Washington (D. C.) 2005 (CASVA Seminar Papers, 1), p. 57-81.
-
[9]
Sur les activités politiques d’Einstein à Bruxelles, voir Roland Baumann/Hubert Roland (éds.), Carl-Einstein-Kolloquium (1998). Carl Einstein in Brüssel : Dialoge über Grenzen/Carl Einstein à Bruxelles : Dialogues par-dessus les frontières, Francfort-sur-le-Main, etc., 2001 (Bayreuther Beiträge zur Literatur wissen schaft, 22), p. 65-70.
-
[10]
Carl Einstein, « Otto Dix », in : Das Kunstblatt, 7 (1923), p. 97-102, ici p. 97.
-
[11]
Uwe Fleckner, « Beckmann et la critique d’art allemande. 1906-1937 », in : Beckmann, un peintre dans l’histoire, Catalogue d’exposition, Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris, Ed. Centre Pompidou, 2002, p. 85-97.
-
[12]
Einstein, Die Kunst des 20. Jahrhunderts [1996] (cf. note 1), p. 200
-
[13]
Ibid., p. 243.
-
[14]
Ibid., p. 92.
-
[15]
Carl Einstein/Daniel-Henry Kahnweiler, Correspondance. 1921-1939, éd. par Liliane Meffre, Marseille, A. Dimanche, 1993, p. 140.
-
[16]
Nicola Creighton, « Vergeblich – Unentbehrlich. Carl Einstein, Georges Braque und die Ästhetik », in : Klaus H. Kiefer (éd.), Die visuelle Wende der Moderne. Carl Einsteins « Kunst des 20. Jahrhunderts », Munich, 2003, p. 113-129.
-
[17]
Klaus H. Kiefer, « Die Ethnologisierung des kunstkritischen Diskurses – Carl Einsteins Beitrag zu Documents », in : Elan vital oder das Auge des Eros, Catalogue d’exposition, Haus der Kunst, Munich 1994, p. 90-103 ; Conor Joyce, Carl Einstein in Documents and his collaboration with Georges Bataille, Philadelphia, 2003 ; Uwe Fleckner, « Der Kampf visueller Erfahrungen. Surrealistische Bildrhetorik und photographischer Essay in Carl Einsteins Zeitschrift Documents », in : Uwe M. Schneede (éd.), Begierde im Blick. Surrealistische Photographie, Catalogue d’exposition, Hamburger Kunsthalle, Ostfildern, 2005, p. 22-31.
-
[18]
Fleckner, Carl Einstein und sein Jahrhundert (cf. note 3), p. 365 s.
-
[19]
Helmut Heißenbüttel, « Deine Worte sind Notrufe. Carl Einstein, ein Halbvergessener », in : Deutsche Zeitung, 15-16 décembre 1962.
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[20]
Georges Didi-Huberman, « L’anachronisme fabrique l’histoire : sur l’inactualité de Carl Einstein », in : Études Germaniques, 1 (1998), Numéro spécial « Carl Einstein », p. 29-54 ; id., Devant le temps. Histoire de l’art et anachronisme des images, Paris, Minuit, 2000, p. 159 s.
Carl Einstein peut à juste titre être considéré comme un grand « révolté » parmi les historiens de l’art du xxe siècle. Bien qu’il ait étudié la philosophie, l’histoire, les langues anciennes et même, quelques semestres durant, l’histoire de l’art auprès de Heinrich Wölfflin à l’Université Friedrich-Wilhelm de Berlin, c’est surtout à titre de romancier, poète, dramaturge, essayiste, traducteur et même scénariste qu’il s’est fait connaître, ainsi que par ses activités de critique d’art, de critique littéraire et d’éditeur de revues, d’anthologies littéraires et scientifiques, ainsi que par quelques incursions sur le marché de l’art. Son célèbre roman expéri-mental Bébuquin ou les dilettantes du miracle [Bebuquin oder die Dilettanten des Wunders], paru en 1912, lui confère une place de tout premier ordre dans l’histoire de la littérature européenne. Mais c’est l’histoire de l’art moderne, surtout, qui a trouvé dans ses écrits une source d’inspiration primordiale – des écrits dont on redécouvre depuis peu la grande actualité, tant par les thèmes abordés que par la méthode d’approche.
À aucun moment de sa vie, Carl Einstein – né le 26 avril 1885 à Neuwied, fils de Daniel Einstein, maître d’école et cantor juif – n’a été tenté par une carrière universitaire, il lui arriva même de décliner certaines offres : il refusa un poste de professeur au Bauhaus de Weimar, il ne saisit pas non plus l’opportunité qui lui fut faite à Paris – où il vivait depuis son départ de Berlin en 1928 – de donner des cours à l’Institut d’art et d’archéologie…
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