Politique de formation
- Par Régis Malet
Pages 307 à 310
Citer ce chapitre
- MALET, Régis,
- JORRO, Anne,
- Malet, Régis.
- Malet, R.
- A. Jorro
https://doi.org/10.3917/dbu.jorro.2022.01.0307
Citer ce chapitre
- Malet, R.
- A. Jorro
- Malet, Régis.
- MALET, Régis,
- JORRO, Anne,
https://doi.org/10.3917/dbu.jorro.2022.01.0307
Une politique de formation peut être considérée comme un cas particulier de politique de l’éducation, entendue comme ordonnancement d’un système d’enseignement, d’apprentissage et de formation générale ou professionnelle. Elle se dessine à la fois comme politique d’orientation de la connaissance légitime, comme politique de distribution de ces savoirs, savoir-faire et savoir-être, comme politique d’investissement économique et, enfin, comme politique de distribution de destinées sociales (Hutmacher, 2002).
Cette définition générique permet de souligner la grande amplitude de la notion, à la mesure du concept même de formation, que l’on ne saurait opposer à l’éducation scolaire, même si sa promotion s’est largement accomplie, en France et ailleurs (vocational education & training), en la démarquant de la forme scolaire (Laot & Olry, 2004 ; McLean, 2005). La formation est désormais générale et aussi bien technique, professionnelle, initiale ou continue, scolaire ou postscolaire, des jeunes et des adultes, déclinée tout au long de la vie… L’usage inflationniste du concept depuis plusieurs décennies tend sans doute à en affaiblir le caractère discriminant. Les politiques de la formation semblent désormais couvrir tous les âges de la vie et toutes les institutions éducatives et de formation, de sorte que seuls les cadres dans lesquels la formation s’exerce paraissent en qualifier la spécificité.
Cette saturation croissante de l’espace public par la formation tient à un double mouvement qui a marqué les dernières décennies…
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