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- Par Éric Fottorino
Pages 129 à 148
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- FOTTORINO, Éric,
- Fottorino, Éric.
- Fottorino, É.
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Que le cycliste qui n’a jamais grillé un feu me jette
la première pierre ! Amis lecteurs, vous qui m’accordez
confiance et sympathie depuis le début de cette longue
étape amoureuse, passez ces quelques paragraphes pour
garder de moi le meilleur ! Car oui, j’avoue, j’ai péché
plus qu’il n’en faut. Les jours d’entraînement pour ne
pas refroidir mes muscles, ou les jours de travail pour
arriver à l’heure, il m’est arrivé de griller feux et stops
en pagaille, avec pour circonstances forcément peu atténuantes de n’avoir jamais mis quiconque en danger,
bipède, deux–roues ou passagers de véhicule à moteur…
Ces fautes avouées (sans doute pas si facilement pardonnées), je ne partage ni ne participe à l’anarchie collective
qui s’est emparée des cyclistes mes frères (et sœurs) qui
désormais font fi du code de la route et vous coupent la
route dans tous les sens, au péril de leur vie mais aussi
de la vôtre.
Les dangers du vélo se sont multipliés ces dernières
années, en particulier à Paris, à mesure que la ville
s’équipait de pistes cyclables pas toujours protégées par
un terre–plein, ou offrait des possibilités nouvelles de
remonter les rues en sens unique à contre–sens. Pour le
cycliste que je suis dans la capitale, je ne boude pas mon
plaisir à longer les quais de Seine ou à remonter la rue de
Rivoli dans des espaces largement dédiés désormais à la
bécane, et aussi à traverser la place de la Concorde. Même
les plus « anti–Hidalgo » ne sauraient lui dénier cette
ouverture majeure faite aux cyclistes de mon espèce…
Date de mise en ligne : 25/04/2025
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