D
- Par Éric Fottorino
Pages 105 à 128
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- FOTTORINO, Éric,
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Notes
-
[1]
Le 1, hors-série XL, « Les grimpeurs de légende », août 2020.
Son nom éclate comme cascade ou cavalcade. C’est
un seigneur empanaché du vent de la victoire. C’est un
pic, c’est une flèche, c’est un funambule ! Premier
grand sprinter du Tour de l’après–guerre, vainqueur de
22 étapes du Tour, le champion rapporta à deux reprises
le Maillot vert à Paris. Il vécut dix–sept jours en jaune,
fut champion du monde et remporta aussi le Tour de
Lombardie devant Coppi s’il vous plaît (les tifosi italiens
étaient si dépités – et chauvins – qu’ils l’empêchèrent
de recevoir le bouquet du vainqueur !). Ami et confident
de Jacques Anquetil, il partageait la chambre de son
leader et nourrissait les plus grands desseins. Avant le
règne de « maître Jacques », en 1956, Darrigade caressa
même l’ambition de gagner le Tour. Courageux, volontaire, il progressa en montagne et affûta ses qualités de
rouleur. Mais la malchance lui joua cette année–là de
vilains tours. Et sa mauvaise entente avec son directeur sportif Marcel Bidot fit le reste. Quand le champion
normand s’imposa dès 1957, le sprinter landais sut où
était sa place : en tête des grands emballages, lui qui
était capable d’« arranger » n’importe quel costaud à
la régulière dans les 400 derniers mètres d’une course.
Duels épiques avec Rik Van Looy, frottements, coude à
coude et odeurs de caoutchouc brûlé face aux armadas
belges et italiennes…
André Darrigade restera marqué par le drame du Parc
des Princes, à l’arrivée du Tour 1958, quand il heurtera de
plein fouet le malheureux Constant Wouters, responsable
du vélodrome, qui voulait écarter les photographes…
Date de mise en ligne : 25/04/2025
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