Chapitre d’ouvrage

Conclusion

De la beauté des idées cartésiennes

Pages 155 à 162

Citer ce chapitre


  • Gress, T.
(2013). De la beauté des idées cartésiennes. Descartes. Admiration et sensibilité : Admiration et sensibilité (p. 155-162). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/descartes-admiration-et-sensibilite--9782130608080-page-155?lang=fr.

  • Gress, Thibaut.
« De la beauté des idées cartésiennes ». Descartes. Admiration et sensibilité Admiration et sensibilité, Presses Universitaires de France, 2013. p.155-162. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/descartes-admiration-et-sensibilite--9782130608080-page-155?lang=fr.

  • GRESS, Thibaut,
2013. De la beauté des idées cartésiennes. In : Descartes. Admiration et sensibilité Admiration et sensibilité. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Philosophies, p.155-162. URL : https://shs.cairn.info/descartes-admiration-et-sensibilite--9782130608080-page-155?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Émile Krantz, op. cit., p. 362.
  • [2]
    Jean Laporte, Le Rationalisme de Descartes, Paris, Puf, 1950², p. 469.
  • [3]
    Descartes, Olympica, AT X, 179 ; FA I, 52.

Pouvons-nous donc conclure à la présence d’une esthétique chez Descartes ? Nous avions distribué en introduction l’esthétique selon son objet et son jugement, posant comme exigence que celle-ci se rapporte à un objet accessible aux sens sans que, pour autant, cela ne signifie que le jugement porté sur l’objet ne s’épuise dans la seule sensibilité. Bref, il fallait d’abord que fût établi un rapport du sujet au monde sensible, que le sujet pût sentir le monde. Ce premier critère est satisfait en vertu de la nature de l’esprit cartésien qui ne se laisse pas réduire pas à sa seule dimension intellectuelle. L’esprit cartésien conçoit, certes, mais il veut, refuse, imagine, et surtout il sent ; de ce fait, penser, chez Descartes, signifie aussi sentir, et le premier critère se trouve satisfait en ceci que se trouve établi un rapport possible du sujet au monde sensible.
Toutefois, le sentir ne désigne pas, à première vue, une faculté spécifique de l’esprit ; tout au contraire, il n’est présent que pour renvoyer à l’unité de l’esprit, d’où tout part et auquel tout revient. Loin de signaler, comme c’est le cas chez Kant, la marque d’une faculté exclusivement dévolue à l’appréhension du sensible, le sentir dont l’esprit est capable rappelle bien plutôt l’unité de l’esprit, affirmée avec tant de force dès les Regulae. Émile Krantz avait du reste, alors qu’il étudiait l’influence de la philosophie cartésienne sur la thématisation des arts classiques, souligné ce caractère obsédant de l’unité de l’esprit cartésien : « La doctrine littéraire d…


Date de mise en ligne : 03/05/2017

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