II. Population, ressources et progrès technique dans un village du Mâconnais (Xe-XVIIIe siècles)
- Par Guy Bois
Pages 25 à 42
Citer ce chapitre
- BOIS, Guy,
- GOUROU, Pierre
- et ÉTIENNE, Gilbert,
- Bois, Guy.
- Bois, G.
- P. Gourou
- et G. Étienne
https://doi.org/10.3917/puf.gouro.1985.01.0025
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- Bois, G.
- P. Gourou
- et G. Étienne
- Bois, Guy.
- BOIS, Guy,
- GOUROU, Pierre
- et ÉTIENNE, Gilbert,
https://doi.org/10.3917/puf.gouro.1985.01.0025
Notes
-
[1]
AC de Cluny, M 13.
-
[2]
Si les baux de fermage et métayage se réfèrent ainsi au triennal pour des domaines d’une certaine importance, on peut penser que beaucoup de petites exploitations pratiquaient alors un biennal intensif (froment/jachère) si l’on en juge par la prépondérance des blés d’hiver sur ceux de printemps dans les premières statistiques agricoles. Nous sommes ici à la frontière des deux types de rotation.
-
[3]
A. Bernard et A. Bruel, Recueil des chartes de l’abbaye de Cluny, t. V, Paris, 1894, p. 490-505.
-
[4]
AC de Cluny, M 13.
-
[5]
AD de la Côte-d’Or, B 3378 (compte de la châtellenie de Brancion, 1347-1348).
Les problèmes de la croissance économique, du rapport population/ressources seront envisagés ici dans le cadre d’une micro-analyse dans un champ très restreint (une commune d’un millier d’hectares) saisi dans la longue durée. Il s’agit de la commune de Lournand (canton de Cluny, Saône-et-Loire), voisine immédiate de la ville de Cluny, aux confins du Mâconnais et du Charolais.
Le choix du terrain d’analyse est justifié par l’ampleur exceptionnelle de la documentation. Le point de départ du Xe siècle est éclairé par le cartulaire de Cluny (une masse considérable d’actes concerne les villages les plus proches de l’abbaye, laquelle étend rapidement son emprise sur eux), source maintes fois utilisée et qui fut à la base de travaux considérables, ceux de A. Deléage et de G. Duby notamment. Les sources de l’époque moderne sont elles aussi fort garnies : fonds des Etats du Mâconnais, de l’Intendance de Bourgogne et surtout des minutes de notaires (d’une richesse inépuisable) ; archives communales enfin (de Cluny et de Lournand).
Le cas étudié offre l’exemple d’un développement agraire singulièrement précoce qui se fige ensuite dans une longue stagnation et débouche finalement sur une situation de sous-développement. Du même coup, la réflexion portera davantage sur les freins opposés au progrès technique que sur le moteur de ce dernier.
Dans un premier temps on se propose d’établir, autant que faire se peut, le rapport population/ressources aux deux termes chronologiques…
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