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I. Les campagnes flamandes du XIIIe au XVIIIe siècle, ou les perfectionnements d’une agriculture traditionnelle

Pages 13 à 24

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  • Tits-Dieuaide, M.-J.
(1985). I. Les campagnes flamandes du XIIIe au XVIIIe siècle, ou les perfectionnements d’une agriculture traditionnelle. Dans
  • P. Gourou
  • et G. Étienne
Des labours de Cluny à la révolution verte : Techniques agricoles et population (p. 13-24). Presses Universitaires de France. https://doi.org/10.3917/puf.gouro.1985.01.0013.

  • Tits-Dieuaide, Marie-Jeanne.
« I. Les campagnes flamandes du XIIIe au XVIIIe siècle, ou les perfectionnements d’une agriculture traditionnelle ». Des labours de Cluny à la révolution verte Techniques agricoles et population, Presses Universitaires de France, 1985. p.13-24. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/des-labours-de-cluny-a-la-revolution-verte--9782130386537-page-13?lang=fr.

  • TITS-DIEUAIDE, Marie-Jeanne,
1985. I. Les campagnes flamandes du XIIIe au XVIIIe siècle, ou les perfectionnements d’une agriculture traditionnelle. In :
  • GOUROU, Pierre
  • et ÉTIENNE, Gilbert,
Des labours de Cluny à la révolution verte Techniques agricoles et population. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Hors collection, p.13-24. DOI : 10.3917/puf.gouro.1985.01.0013. URL : https://shs.cairn.info/des-labours-de-cluny-a-la-revolution-verte--9782130386537-page-13?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/puf.gouro.1985.01.0013


Notes

  • [1]
    Les pages qui suivent présentent sous une forme succincte les résultats d'une étude à paraître d'une manière plus développée dans les Annales ESC.

Pendant plus de six siècles, les campagnes flamandes ont offert l’exemple — assez rare dans l’Occident médiéval et moderne — d’une agriculture « traditionnelle », c’est-à-dire sans engrais chimiques ni machines agricoles, capable d’améliorations substantielles. Pourtant, à l’origine, les conditions naturelles n’étaient pas particulièrement favorables au développement agricole en Flandre.
La Flandre comprend les deux provinces belges actuelles de Flandre Orientale et de Flandre Occidentale, et la partie du département du Nord située entre la mer et la Scarpe, affluent gauche de l’Escaut, soit approximativement 8 000 kilomètres carrés.
Les géographes ont coutume de distinguer la Flandre maritime et la Flandre intérieure. Ils appellent Flandre maritime la bande de terre qui court le long de la mer, et qui est profonde de dix à vingt kilomètres suivant les endroits ; c’est, derrière un cordon de dunes, une zone de polders faits d’argile fertile mais lourde, et donc difficile à travailler.
La partie la plus occidentale de cette zone est une conséquence de l’abaissement du niveau de la mer aux VIIIe et IXe siècles (régression dite carolingienne) ; c’est la région des polders anciens, protégés par l’Oude Zeedijk, c’est-à-dire ancienne digue de mer, construite au XIe siècle à une dizaine de kilomètres à l’ouest du cours actuel de l’Yser. A l’est de l’Oude Zeedijk s’étend une région de polders « récents », créés par l’homme après une avancée de la mer au XIe siècle (transgression dunkerquienne III) ; le mo…


Date de mise en ligne : 15/03/2016

https://doi.org/10.3917/puf.gouro.1985.01.0013

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