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Chapitre 7. Patristique et politique

Pages 305 à 342

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  • El Hage, G.
(2024). Chapitre 7. Patristique et politique. De la Terre promise au Règne de Dieu : La pensée politique d’Origène (p. 305-342). Éditions du Cerf. https://shs.cairn.info/de-la-terre-promise-au-regne-de-dieu--9782204157698-page-305?lang=fr.

  • El Hage, Georges.
« Chapitre 7. Patristique et politique ». De la Terre promise au Règne de Dieu La pensée politique d’Origène, Éditions du Cerf, 2024. p.305-342. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/de-la-terre-promise-au-regne-de-dieu--9782204157698-page-305?lang=fr.

  • EL HAGE, Georges,
2024. Chapitre 7. Patristique et politique. In : De la Terre promise au Règne de Dieu La pensée politique d’Origène. Paris : Éditions du Cerf. Cerf Patrimoine, p.305-342. URL : https://shs.cairn.info/de-la-terre-promise-au-regne-de-dieu--9782204157698-page-305?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Nous évoquons l’exemple du terme « démocratie » qui désigne la pratique politique antique à Athènes. De nos jours, nous employons le même terme pour nos régimes politiques contemporains bien que les modes de gouvernement ne soient pas identiques.
  • [2]
    Nous ne prétendons en aucun cas discuter ou cerner la réception de l’œuvre origénienne aujourd’hui. Cet immense travail est déjà entrepris par des historiens et des philologues qui se réunissent en colloques depuis 1974 et publient leurs travaux dans la série Origeniana. Nous renvoyons également à la revue Adamantius publiée par GIROTA : Gruppo, Italiana di Ricerca su Origene e la Tradizione Alessandrina.
  • [3]
    Voir Michel Fédou, « Présentation », dans Henri de Lubac, Histoire et Esprit, p. VII-VIII. Nous renvoyons à la note 44 de l’introduction générale p. 12.
  • [4]
    Contre Celse, III, 59, SC 136, p. 137-139.
  • [5]
    Nous renvoyons aux lettres d’Origène à Philippe l’Arabe et sa femme Sévéra. Voir Pierre Nautin, Origène : sa vie et son œuvre, p. 91-92 et 172-173 qui renvoie à Eusèbe de Césarée, Histoire Ecclésiastique, VI, XXXVI, 3.
  • [6]
    I Corinthiens 1, 27-28.
  • [7]
    Matthieu 26, 27-28.
  • [8]
    Homélies sur Josué, II, 1, SC 71, p. 119.
  • [9]
    Voir Olivier Clément, Le Christ terre des vivants, essais théologiques, Bégrolles-en-Mauges, Abbaye de Bellefontaine, coll. « Spiritualité orientale » 17, 1976. Voir également Wolfhart Pannenberg, Esquisse d’une christologie, trad. de l’allemand par A. Liefooghe, Paris, Cerf. Pannenberg critique la théologie de l’élection parce qu’elle prépare le terrain aux nationalismes. Il rappelle dans son ouvrage qu’Origène est le premier Père de l’Église qui associe le règne de Dieu à la personne de Jésus-Christ.
  • [10]
    Épître aux Hébreux 13, 8.
  • [11]
    Nous renvoyons à Michel Fédou, « Quelle place de l’homme dans le monde ? », Les polémiques religieuses du ier au ive siècle, p. 256-257. Dans cet article, Michel Fédou développe des réponses inspirées de l’œuvre d’Origène qui permettent de réagir à des exagérations commises par certains courants de pensée contemporains.
  • [12]
    Voir Paul Valadier, Nietzsche et la critique du christianisme, Paris, Cerf, collection « Cogitatio fidei », 1974, 614 p.
  • [13]
    Confondre par exemple le big bang et les premiers chapitres du livre de la Genèse, identifier les fils de Jacob avec l’État d’Israël sans examiner l’histoire du sionisme politique à partir du xviiie siècle. Pour mieux comprendre l’instrumentalisation politique du religieux, nous renvoyons aux exemples fournis par Antoine Fleyfel, Les dieux criminels, Paris, Cerf, 2017. Pour les livres qui prétendent vérifier l’existence de Dieu grâce à des démonstrations scientifiques, nous citons la triste tentative de Michel-Yves Bolloré et Olivier Bonnassies, Dieu-La science-Les preuves, Tredaniel La Maisnie, 2021, 577 p.
  • [14]
    Nous renvoyons à la littérature soviétique et même à Michel Onfray, Décadence, Paris, Flammarion, 2017. Il est incontournable de citer la réponse de Jean-Marie Salamito, Monsieur Onfray au Pays des Mythes. Réponses sur Jésus et le christianisme, Paris, Salvator, 2017.
  • [15]
    Michel Fédou, Les Pères de l’Église et la théologie chrétienne, Paris, Éditions facultés jésuites, 2013, p. 38.
  • [16]
    Ibid., p. 38-39.
  • [17]
    Georges Florovsky, Les voies de théologie russe, Lausanne, L’Âge d’homme, 2001, p. 448.
  • [18]
    Ibid., p. 452-453.
  • [19]
    Vladimir Lossky, Essai sur la théologie mystique de l’Église d’Orient, Paris, Cerf, 2006, 266 p.
  • [20]
    Pantelis Kalaïtzidis, « Du “Retour aux Pères” à la nécessité d’une théologie orthodoxe moderne », ISTINA 56, (2011), p. 232.
  • [21]
    Ibid., p. 229.
  • [22]
    Voir Contre Celse, II, 30, SC 132, p. 361-363.
  • [23]
    Pantelis Kalaïtzidis, « Du “Retour aux Pères” », p. 228, n. 3.
  • [24]
    Voir Jean Romanides, Théologie empirique, présenté et commenté par Mgr Philarète, Paris, L’Harmattan, 2015.
  • [25]
    Kalaïtzidis, p. 236 : « Aujourd’hui, contrairement au courage et à l’ambition des Pères, l’appel à un « Retour aux Pères » largement diffusé, popularisé et présenté comme une nécessité, a non seulement transformé les Pères en partie intégrante de la « mouvance » orthodoxe et de l’« institution » orthodoxe dominante, mais il caractérise aussi désormais toutes les versions néoconservatrices et fondamentalistes de la théologie orthodoxe ».
  • [26]
    De nos jours, l’interprétation de la Genèse pose de vrais problèmes aux lectures écologistes de la Bible. Plusieurs théologiens et militants dénoncent l’anthropomonisme, juif ou chrétien, qui met à mal le développement d’une théologie équilibrée de la création. Voir Hannah Strømmen, Biblical animality after Jacques Derrida, Atlanta, SBL Press, 2018, XI-182 p.
  • [27]
    Voir David Meyer (dir.), Yves Simoens, soheib Bencheikh, Les versets douloureux. Bible, Évangile et Coran entre conflit et dialogue, Bruxelles, Lessius, coll. « L’Autre et les autres » 9, 2007, 208 p.
  • [28]
    Voir Homélies sur le Lévitique, VII, 5, SC 286, p. 339-341 et 2 Corinthiens 3, 6.
  • [29]
    Michel Fédou, « Manger chaque jour les chairs de l’Agneau ». La prédication selon Origène, Revue des sciences philosophiques et théologiques 2013/2 (Tome 97), p. 163-186.
    Jean-Noël Guinot, « La frontière entre allégorie et typologie. École alexandrine, école antiochienne », Recherches de Science Religieuse 2011/2 (Tome 99), p. 207-228.
  • [30]
    « Jésus leur dit alors : En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas en vous la vie ».
  • [31]
    Gerard Caspary, Politics and Exegesis, p. 52: « For when limited understanding turns into ritualistic mechanism, the letter of the New Testament will kill “the scribes of the Gospel” just as surely as the letter of the Law killed scribes and Pharisees of the Old Dispensation ».
  • [32]
    Pour le passage de l’évangile temporel à l’évangile éternel nous renvoyons au Traité des Principes IV, 3, 13, EA, p. 235.
  • [33]
    Gerard Caspary, Politics and Exegesis, p. 53-54 : « Origen does tend to glide over the liturgical and institutional Eucharist as he tends to glide over the historical Jesus. He rushes for refuge to the sweetness of the pneumatic Eucharist, the Eucharist according to the Spirit. He does not deny that the liturgy plays a fundamental role; but like many a mystic after him he is in a hurry to leave the fundaments and climb to the heights. As a result, he glides not only over the commemorative and liturgical, but even over the ecclesiological and christological dimensions of the Eucharist: for him these aspects are in a sense part of “the letter” of the Gospel ».
  • [34]
    Sur l’importance de l’eucharistie nous renvoyons aux Homélies sur l’Exode, XIII, 3, SC 321, p. 381-389 et à Jean Daniélou, Origène, p. 61-68.
  • [35]
    Marco Rizzi, « Origen on Martyrdom : Theology and Social Practices », Origeniana Nona, p. 469-476.
  • [36]
    Voir chapitre 5, 1, « Les deux patries : un conflit de loyauté », supra.
  • [37]
    Voir Bernard Bourdin, « Carl Schmitt : un contre-messianisme théologico-politique ? », Revue des sciences philosophiques et théologiques, vol. 98, no. 2, 2014, p. 241-259.
  • [38]
    Pour Origène, les fonctions dans l’Église sont des responsabilités qui exposent ceux qui les reçoivent à plus de jugement et d’exigence. L’ordre des responsabilités est corrélé davantage à celui des critiques qu’aux honneurs. Les charges ecclésiastiques induisent plus de critiques que d’honneurs. Voir Homélies sur Jérémie, XI, 3-4, SC 232, p. 419-425.
  • [39]
    Voir Contre Celse, VIII, 64-76, SC 150, p. 319-353.
  • [40]
    Nous renvoyons aux hymnes acathistes chantées pour célébrer la Mère de Dieu, protectrice de Constantinople, lors des sièges en 626, en 678 et en 718.
  • [41]
    Genèse 1, 28.
  • [42]
    Lorenzo Perrone, « L’étude des Pères dans l’Université : pour une approche européenne », Christian Badilita, charles Kannengiesser (éds.), Les Pères de l’Église dans le monde d’aujourd’hui, Paris, Beauchesne, 2006, p. 33 : « la connaissance de l’époque patristique en toute son ampleur peut représenter un antidote contre la nostalgie, même sous forme sécularisée, d’une Europe à la mesure de ce qu’on appelle la « civilisation chrétienne », c’est-à-dire une Europe repliée sur elle-même, incapable de se rapporter positivement aux « autres » et de reformuler sa « pensée » et sa « vie » chrétienne (selon le binôme du P. de Lubac) face aux interpellations qu’ils nous adressent ».
  • [43]
    Traités des Principes, IV, 2, 1, EA, p. 217 : Ainsi les Juifs, à cause de la dureté de leur cœur, et se prenant eux-mêmes pour des sages, n’ont pas cru en notre Seigneur et Sauveur ; estimaient qu’il fallait comprendre les prophéties à son sujet selon la lettre : il devait « proclamer aux captifs la libération » (Is. 61,1) de façon sensible et visible ; il devait aussi édifier d’abord une cité – celle qui selon eux doit être véritablement « la cité de Dieu » (Ps. 45,5 ; cf. Is. 45,13) et en même temps « détruire les chars d’Éphraïm et la cavalerie de Jérusalem (Zach. 9,10) ».
  • [44]
    Voir Yakov M. Rabkin « L’opposition juive au sionisme », Revue internationale et stratégique, vol. 56, no. 4, 2004, p. 17-23.
  • [45]
    Traité des Principes, I, 1, 4, EA, p. 31.
  • [46]
    Pour une lecture politique nous renvoyons à l’article d’André-Louis Sanguin, « La dimension politique des lieux sacrés : la vieille ville de Jérusalem entre la Bible et le Coran », Bulletin de l’Association de géographes français, 82e année, 2005-1 (mars). Israël-Palestine / Risques naturels et territoires. p. 48-62.
  • [47]
    Homélies sur le Lévitique, X, 1, SC 287, p. 131-133 : « Jérusalem était auparavant cette grande ville royale où un temple très célèbre avait été élevé à Dieu. Mais après qu’est venu celui qui était le vrai temple de Dieu et qui disait du temple de son corps : Détruisez ce temple, et parce que la Jérusalem céleste commençait de montrer ses mystères, celle de la terre a été détruite, là où celle du ciel est apparue, et dans le temple n’est pas demeuré pierre sur pierre dès lors que la chair du Christ a été faite vrai temple de Dieu. Il y avait auparavant un pontife qui purifiait le peuple par le sang des taureaux et des boucs ; mais dès lors qu’est venu le vrai pontife qui sanctifie dans son sang ceux qui croient, le premier pontife n’existe plus nulle part et aucune place ne lui a été laissée. Il y eut auparavant un autel et des sacrifices y furent célébrés ; mais dès lors qu’est venu l’Agneau véritable qui s’est offert en victime à Dieu, toutes ces choses ont cessé, comme établies pour un temps (…) la divine dispensation a fait de sorte que et la ville elle-même et le temple et toutes ces choses soient également détruits de peur que quelqu’un peut-être, encore enfant et petit dans la foi, en les voyant subsister, dans l’éblouissement du rite des sacrifices, de l’ordre des liturgies, ne soit séduit par la vue des diverses formes ».
  • [48]
    Homélies sur la Genèse, XII, 2, SC 7 bis, p. 295-297.
  • [49]
    Voir chapitre 2, supra.
  • [50]
    Voir Henri Crouzel, Origène et la « connaissance mystique », p. 104 et 371-398.
  • [51]
    Saint Jean Climaque au viie siècle.
  • [52]
    Sur la méthode d’Origène et la théologie en recherche nous renvoyons à la préface du Traité des Principes, 9-10, EA, p. 27 et à Henri Crouzel, Origène, p. 216-223. Voir également Lorenzo Perrone, Origène [Une esquisse], p. 65 : « les apôtres n’ont pas éclairci leurs enseignements en tout point. C’est la responsabilité du théologien que d’essayer de donner une réponse aux questions que soulève la doctrine apostolique ».
  • [53]
    Nous renvoyons à l’anthropologie gnostique, voir chapitre 3, « Une nation sainte », supra.
  • [54]
    Voir André Gagné, Ces évangéliques derrière Trump : hégémonie, démonologie et fin du monde, Genève, Labor et Fides, 2020.
  • [55]
    En août 2019 à Oxford, Lorenzo Perrone et d’autres chercheurs appartenant à plusieurs universités européennes ont présenté leurs travaux dans le cadre d’un projet financé par l’Union européenne sur « L’histoire de la liberté et de la dignité humaines dans la civilisation occidentale ». Ils ont voulu rappeler le rôle important joué par Origène en tant que défenseur chrétien des valeurs humaines fondamentales. En Occident, l’enseignement de l’Alexandrin a inspiré les philosophes et les théologiens jusqu’à la période moderne. Voir : Oxford XVIII International conference on Patristics Studies. URL : https://virtual.oxfordabstracts.com/#/event/201/program?session=5240&s=2700 (consulté le 18 juillet 2022).
  • [56]
    Voir Henri Crouzel, Origène et la « connaissance mystique », p. 85-91 et Traité des Principes, II, 9, 3, EA, p. 127-128.
  • [57]
    Nous renvoyons au Commentaire sur l’Épître aux Romains qui réfute la cosmologie gnostique et toutes ses conséquences anthropologiques : racisme et fatalisme.
  • [58]
    Voir Commentaire sur l’Épître aux Romains, I, 4, SC 532, p. 163-165 et également Henri De Lubac, Exégèse Médiévale, chapitres I et II.
  • [59]
    Nous renvoyons à la page officielle de l’événement. URL: https://www.lambethconference.org/.
  • [60]
    Voir I Corinthiens 6, 9-10.
  • [61]
    Voir Michael Prior, Bible et Colonialisme, p. 31-46.
  • [62]
    Nous renvoyons à l’appel lancé le 11 décembre 2009 par les représentants d’Églises chrétiennes sous le nom de Kairos Palestine pour en finir avec l’occupation israélienne des territoires palestiniens. URL : https://www.oikoumene.org/fr/resources/documents/kairos-palestine-document (consulté le 22 août 2022).
  • [63]
    Voir Michel Fédou, « La foi chrétienne et la racine d’Israël. Origène et les juifs », Le Genre humain 2016/1 (n° 56-57), p. 45-56.
  • [64]
    Pour plus d’informations sur les théologies contextuelles, nous renvoyons aux travaux de Peniel Rajkumar, Dalit Theology and Dalit Liberation: Problems, Paradigms and Possibilities, London, Routledge, 2016, 218 p. Voir également Jacques Ellul, L’idéologie marxiste chrétienne, réédition : La Table ronde, 2006.
    Nous mentionnons aussi Gustavo Gutiérrez, Théologie de la libération : perspectives, Paris, Lumen vitae, 1974, 343 p.
    Nous ne pouvons pas omettre le document œcuménique « Nous choisissons la vie » concernant les chrétiens au Moyen-Orient ; il a été rédigé en septembre 2021 par une équipe engagée de théologiennes et de théologiens arabes.
  • [65]
    Pour approfondir les questions relatives à la théologie des religions dans la pensée d’Origène, nous nous référons à l’ouvrage majeur de Michel Fédou, Christianisme et religions païennes dans le Contre Celse d’Origène.
  • [66]
    Voir Psaume 2,8 ; Matthieu 28,19 ; Actes des Apôtres, 1, 8.
  • [67]
    Commentaire sur l’Épître aux Romains, I, 15, 3, SC 532, p. 221.
  • [68]
    Voir son argumentation apologétique concernant la rapide diffusion des églises, Contre Celse, SC 227, p. 208.
  • [69]
    Philippe Vallin, Les chrétiens et leur histoire, Paris, Desclée, 1995, p. 112 : « le “gnostique” d’Origène ne quittait pas, en un certain sens, la condition historique ».
  • [70]
    Voir Irénée de Lyon, Contre les hérésies, traduction Adelin Rousseau, Paris, Cerf, 1979, SC 264 et Bernard Sesboüé, L’acte théologique, p. 15-24.
  • [71]
    Voir Henri Crouzel, « “Quand le Fils transmet le Royaume à Dieu son Père” », et le chapitre 6, 3, b « Le règne du Christ », supra.
  • [72]
    Voir Jean Daniélou, Sacramentum futuri.
  • [73]
    Contre Celse, II, 30, SC 132, p. 361-365.
  • [74]
    Voir Jürgen Moltmann, Théologie de l’espérance, Études sur les fondements et les conséquences d’une eschatologie chrétienne, Paris, Cerf, 1970, coll. « Cogitatio fidei » 50, 420 p.
  • [75]
    Nous renvoyons au chapitre 6, 1, c, « Les anges gouverneurs du cosmos », supra.
  • [76]
    Traités des Principes IV, 2, 1, EA, p. 217 : « Voyant donc que rien de tout ce qui avait été prophétisé à son sujet ne s’était passé dans l’histoire, ils ont refusé d’accueillir la présence de notre Seigneur Jésus-Christ ; bien plus, ils l’ont mis en croix, parce qu’il s’était attribué le nom de « messie » (Christ) contre le droit et la piété, c’est-à-dire contrairement à la preuve donnée par la prophétie ».
  • [77]
    Voir « L’Église comme communauté de témoignage commun du Royaume de Dieu ! ». Document de dialogue entre Commission catholique et Alliance réformée mondiale, Service Information, 125 (2007/III), p. 117-167.
  • [78]
    Voir chapitre 5, « Secourir l’empereur », supra.
  • [79]
    Nous renvoyons à Henri de Lubac, Catholicisme : les aspects sociaux du dogme, Paris, Cerf, 2003. Jean-Baptiste Metz, Pour une théologie du monde, Paris, Cerf, 1971 et Memoria passionis : Un souvenir provocant dans une société pluraliste, Paris, Cerf, 2009. William T. Cavanaugh, Migrations du sacré : théologies de l’État et de l’Église, Paris, Éditions de l’Homme Nouveau, 2010.
  • [80]
    Nous renvoyons au chapitre 5, « L’Église et Israël », supra.
  • [81]
    Voir Steven Pinker, La part d’ange en nous : Histoire de la violence et de son déclin¸ Paris, Les Arènes, 2017.
  • [82]
    Michel Fédou, La voie du Christ : Genèses de la christologie dans le contexte religieux de l’Antiquité du iie siècle au début du ive siècle, Paris, Cerf, p. 446-447.
  • [83]
    Nous renvoyons à Michel Fédou, « Analyse théologique », Commentaire sur l’Épître aux Romains, SC 532, p. 42-91.
  • [84]
    Voir Origéne, Philocalie 21-27 : Sur le libre arbitre. Introduction, texte, traduction et notes par Éric Junod, Paris, Cerf, « Sources chrétiennes » 226, 1976.
  • [85]
    Voir Matthieu 5,5.
  • [86]
    Traité des Principes, I, 4, 4, EA, p. 58.
  • [87]
    Ibid.
  • [88]
    Voir Michael Prior, Bible et Colonialisme. Nous renvoyons également aux documents du Conseil Œcuménique des Églises (COE) : Policy on Palestine and Israël 1948-2016, URL : https://www.oikoumene.org/resources/documents/wcc-policy-on-palestine-and-israel-1948-2016-summary (Consulté le 24 septembre 2022).
  • [89]
    Le colonialisme, le racisme… de vrais problèmes politiques véhiculés par de mauvaises approches exégétiques.
  • [90]
    Traité de la prière, VI, 4, p. 313 : « Donc si Dieu connaît tous les choix de notre libre arbitre à l’avance, il ordonne dans sa providence, comme il convient, ce qu’il a vu à l’avance, pour le bien de chacun, en tenant compte de notre prière, de notre disposition, de notre foi, de notre volonté. C’est ainsi ou ayant connu tout cela à l’avance, il organise tout selon un ordre harmonieux. J’exaucerai, dira-t-il, cet homme parce qu’il a prié avec assiduité ; je n’exaucerai pas tel autre, parce qu’il ne mérite pas d’être exaucé ou qu’il demande ce qui ne lui serait d’aucun profit ou qu’il serait indigne pour moi de le lui accorder ».
  • [91]
    Traité des Principes, II, 9, 4, EA, p. 128 : « Comment cette variété si grande des choses, une telle diversité, peuvent-elles être comprises comme très justes et très équitables ? À mon avis, l’esprit humain et son langage ne sont pas capables de l’expliquer à moins que nous n’adressions, prosternés, nos prières et nos supplications au Verbe lui-même, Sagesse et Justice, qui est le Fils unique de Dieu ».
  • [92]
    Voir Philippiens 4,13 : « Je puis tout par celui qui me fortifie ».
  • [93]
    Voir Luc 20,25.
  • [94]
    Voir Erik Peterson, Le monothéisme : un problème politique, p. 124, n. 170.
  • [95]
    Voir Marco Rizzi, « Patristics and political theology in 20th Century », p. 217-218.
  • [96]
    Voir chapitre 5, « La patrie terrestre : définir la cité », supra.
  • [97]
    Voir Caspary, p. 16 ; Daniélou, « L’unité des Deux Testaments dans l’œuvre d’Origène », p. 37. Voir également Commentaire sur Matthieu 10.14, 18 cité par Henri de Lubac dans Exégèse Médiévale 1, 311, n° 8.
  • [98]
    Jean 1,9.
  • [99]
    Nous renvoyons à la critique véhiculée par le Discours véritable et reprise dans Contre Celse, I, 1, SC 132, p. 80 : « Voici le premier grief formulé par Celse dans son désir de diffamer le christianisme : Les chrétiens forment entre eux, au mépris des lois établies, des conventions secrètes. Parmi les conventions, les unes sont publiques, toutes celles qui se conforment aux lois, les autres sont occultes, toutes celles dont l’accomplissement viole les lois établies ».
  • [100]
    Voir Matthieu 28,19.
  • [101]
    Συστρατιώτης en grec.
  • [102]
    François Dosse, « Un disciple indiscipliné du père de Lubac », dans Michel de Certeau. Le marcheur blessé, Paris, La Découverte, 2007, p. 47-58.
  • [103]
    Voir chapitre 3, « Une nation sainte », supra.
  • [104]
    Voir Carl Schmitt, Théologie politique.
  • [105]
    Marco Rizzi, p. 212 : « in Schmitt’s view, even if human sin has determined a radical fracture between divine transcendence and immanence of human acting, nevertheless the nature itself of the fallen world imposes on humans the necessity and the legitimacy of an uninterrupted effort to order and rationalize the realm of human life, thus contrasting the forces of chaos and anarchy. Law, as the foundational act of legality which Schmitt locates in the absolute power of the decision that makes possible law itself is the historical aspect of such an effort of rationalization ».
  • [106]
    Épître aux Romains 3, 23 : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ».
  • [107]
    Voir Contre Celse, VIII, 63, SC 150, p. 317 : « La nature humaine n’est pas laissée par Dieu et par la Vérité qui est son Fils unique dans un abandon total ».
  • [108]
    Contre Celse, VIII, 65, SC 150, p. 325 : « Pourtant, nous ne jurons point par la fortune de l’empereur, ni par aucun autre qu’on regarderait comme un dieu. En effet, ou bien, comme certains l’on dit, la fortune de l’empereur n’est qu’un mot comme les mots opinion ou divergence, et nous ne jurons pas sur ce qui n’a aucune existence comme si c’était un dieu ou un être réellement existant et doté d’une puissance effective ; car nous ne voulons pas utiliser à des fins interdites la puissance du serment. Ou bien, suivant la pensée des auteurs pour qui jurer par la fortune de l’empereur de Rome est jurer par son démon, ce qu’on nomme fortune de l’empereur, c’est son démon ; dès lors, nous devons mourir plutôt que de jurer par un démon pervers et perfide qui souvent a péché avec l’homme auquel il a été préposé, ou pèche même plus que lui ».
  • [109]
    Marco Rizzi, p. 217 : « in Rahner’s view, the authentic Christian conception of State in the period from Tiberius to Constantine can be rightly understood only in considering the oscillation between Church’s yes and no to State: the Church has never said a rigid no to State on the ground of a ultra-mundane mysticism, nor a unfounded yes on the ground of political indifferentism. On the contrary, in the martyrs’ era, the Church has been able to find the exact balance between yes and no to State, refusing emperors’ absolutistic despotism, but accepting State law, even when it put Christians to death ».
  • [110]
    Nous évoquons l’exemple de Giuseppe Lazzati, un universitaire italien catholique qui a conjugué sa carrière académique comme recteur de l’Université catholique de Milan et son engagement politique comme député. Nous pensons également à Giorgio La Pira, universitaire chrétien engagé et maire de Florence dans les années 1950.
  • [111]
    Voir I Thimothée 2 et Tite 3,1-2.
  • [112]
    Contre Celse, préface, 1, SC 132, p. 65-67 : la formule en grec « Ίσους Χριστός ψευδομάρτυρούμενος με εσιώπα ».
  • [113]
    Jean 19,15.
  • [114]
    Jean 18,36.
  • [115]
    Actes des Apôtres 1, 6.
  • [116]
    Matthieu 26,52.
  • [117]
    Luc 12,13-14 : « Quelqu’un dit à Jésus, du milieu de la foule : Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. Jésus lui répondit : Ô homme, qui m’a établi pour être votre juge, ou pour faire vos partages ? ».
  • [118]
    Voir Homélies sur le Lévitique, VII, 5, SC 286, p. 341-343 : « Si, d’après cette interprétation, nous disons que le Dieu suprême a promulgué des lois pour les hommes, je pense que la législation paraîtra digne de la divine majesté. Si au contraire nous nous en tenons à la lettre, et si nous acceptons suivant l’opinion des Juifs ou de la foule ce qui est écrit dans la Loi, j’ai honte de dire et d’avouer que Dieu a donné de telles lois. Car on verra plus d’élégance et de raison dans des lois humaines, par exemple celles de Rome, d’Athènes, de Lacédémone. Mais si c’est d’après l’interprétation enseignée par l’Église que la Loi de Dieu est reçue, alors certes elle surpasse toutes les lois humaines, et on croira qu’elle est vraiment Loi de Dieu ».
  • [119]
    Nous évoquons les lois apocryphes attribuées à Isidore Mercator qui soumettent la justice séculière à la justice religieuse sous le prétexte de la hiérarchie des pouvoirs. De ce fait, un membre délinquant du clergé peut refuser de paraître devant le juge civil.
  • [120]
    Commission Indépendante sur les Abus Sexuels dans l’Église. URL: https://www.ciase.fr/.
  • [121]
    Épître aux Romains 13, 3-4.
  • [122]
    Ibid.
  • [123]
    Contre Celse, VIII, 73, SC 150, p. 347.
  • [124]
    Voir Contre Celse, II, 30 et chapitre 5, 3, c, « L’Empire vecteur : d’évangélisation », supra.
  • [125]
    Voir Contre Celse, VIII, 73.
  • [126]
    Ibid.
  • [127]
    William Cavanaugh, Le mythe de la violence religieuse : idéologie séculière et violence moderne, Paris, Éditions de L’homme Nouveau, 2009.
  • [128]
    Michel Fédou, La voie du Christ, p. 449.
  • [129]
    Gerard Caspary, Politics and Exegesis p. 40 : With the substitution of the New for the Old Dispensation, the Lord wanted Christians to give up the corporeal sword and instead buy themselves a sword of the spirit; but the disciples misunderstood and interpreted the Lord’s injunction literally, as is demonstrated by their replying “Lo ! Lord ! Here are two swords” as well as by Peter’s abscission of Malchus’ ear; this is why Christ found it necessary to rebuke Peter for this use of the literal sword.
  • [130]
    Contre Celse, VII, 68, SC 150, p. 171-173.
  • [131]
    Erik Peterson, Le monothéisme : un problème politique, p. 88-89.
  • [132]
    Ibid., p. 86.
  • [133]
    Voir Contre Celse, II, 30, SC 132, p. 361-363.
  • [134]
    Voir Eusèbe de Césarée, Louanges de Constantin, XI-XVIII.
  • [135]
    À l’époque de Celse et d’Origène, cette dimension se reflétait aussi dans les cultes. Voir Contre Celse, VIII, 2, SC 150, p. 181-183.
  • [136]
    Voir Erik Peterson, Monothéisme : un problème politique, p. 88 et Michel FÉdou, Christianisme et religions païennes, p. 553-554.
  • [137]
    Voir Traité des Principes, I, 2, 1-2, EA, p. 37.
  • [138]
    Erik Peterson, Monothéisme : un problème politique, p. 119.
  • [139]
    Traité des Principes IV, 1, 6, EA, p. 214-215.
  • [140]
    Voir chapitre 5 « L’État et l’Église » supra. À notre avis, Carl Schmitt et Erick Peterson ont négligé cette dimension de la théologie origénienne. Dans leur débat, ils étaient obligés de classer l’Alexandrin parmi d’autres penseurs sans développer cette dimension herméneutique. Gerard Caspary comble ces lacunes dans son Politics and Exegesis.
  • [141]
    Pierre Maraval, « L’idéologie impériale de Constantin selon Eusèbe de Césarée », dans Marie-Françoise Baslez, christian-Georges Schwentzel (dir.), Les dieux et le pouvoir : Aux origines de la théocratie, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2016, p. 138 : « Pour fonder le pouvoir de l’empereur, Eusèbe part de la royauté première, celle du seul et unique Dieu, le seul grand roi « celui qui est au-delà de l’univers, le plus haut, le plus élevé, celui qui surpasse toute grandeur, dont les voûtes célestes sont le trône de la royauté et la terre l’escabeau de ses pieds », lui qui est reconnu par le genre humain et l’univers entier comme l’unique grand maître et seigneur. Eusèbe le désigne plusieurs fois sous le nom de Père (I, 1) – un terme qui lui non plus n’est pas propre à la théologie chrétienne. Mais si le Père règne, il ne gouverne pas : sa royauté est exercée par son fils, le Logos, qui a « la première place dans le gouvernement de l’univers », « qui dirige ce monde tout entier » (I, 6). Le « Logos royal » exerce ces fonctions « en tant que vicaire du grand roi » (III, 6), qui lui a « confié les rênes » de l’univers (VI, 9) ; c’est lui, de ce fait, qui gouverne le temps. Il y a rapport d’image-imitation entre le Logos et le Père ».
  • [142]
    Marco Rizzi, « Patristics and political theology in 20th Century », dans Christian Badilita, Charles Kannengiesser (éds.), Les Pères de l’Église dans le monde d’aujourd’hui, Paris, Beauchesne, 2006, p. 212 : « In general terms, Schmitt derives from Augustine his negative anthropology, which shapes in a sinister way the human experience in this world and the essence of politics itself, understood as a necessary form of polarization against the enemy/foe and as a sign of human exposure to danger, unexpected events and death. However, Schmitt does not proceed, as the so-called political Augustinianism does, towards a dualistic model apparently related to a conception which theorizes the unredeemable character of the world and postulates a radical heteronomy for the government of the world (i.e., the direct intervention of a supra-ordinate authority according to the doctrine of Pope Gelasius) ».
  • [143]
    Pour approfondir le débat relatif au prétendu augustinisme politique et sa réception au xxe nous renvoyons à Jean-Marie Salamito, « Saint Augustin et la définition du peuple. Aux antipodes de l’« augustinisme politique » », Les Études philosophiques, vol. 137, no. 2, 2021, p. 27-52.
  • [144]
    Le Nouveau Testament est une illustration des conversions personnelles au Christ. Aucune conversion ne manifeste l’adhésion à un projet identitaire ou politique, voir : Jean 18,36.
  • [145]
    Voir Dominique Collin, Le christianisme n’existe pas encore, Paris, Salvator, 2018.
  • [146]
    Nous renvoyons au durcissement islamiste du régime turc depuis la récession économique en 2018. Après que la livre turque a perdu 30 % de sa valeur, le président Recep Tayyip Erdoğan fit de la transformation de la basilique Sainte-Sophie en mosquée, une priorité nationale.
  • [147]
    Voir Émilie Tardivel, Tout pouvoir vient de Dieu, p. 71. Tardivel rappelle la dimension eschatologique du martyre. Les chrétiens répondent « à l’injustice par la patience ».
  • [148]
    L’Union Européenne est un projet porté à la base par un souffle chrétien visant la réconciliation entre des peuples ennemis.
  • [149]
    Nous renvoyons à Lumen Gentium 38 et rappelons l’influence de Jacques Maritain sur la théologie politique du xxe siècle. Voir également Marco Rizzi, « Patristics and Political Theology in 20th Century », p. 219.
  • [150]
    Voir Jacques Dupuis, L’Esprit de l’Homme.
  • [151]
    De son côté, Origène met en valeur le peuple romain : bien que le style apologétique exige qu’il chante la louange de ses concitoyens, les commentaires bibliques et les traités systématiques sont loin d’être des lieux de courtoisie. On peut donc penser légitimement qu’Origène ne feint pas : il croit certainement en la mission universelle de l’Empire romain. Ces idées seront également reprises dans les œuvres de saint Augustin. Voir Lorenzo Perrone, « L’étude des Pères dans l’Université : pour une approche européenne », Christian Badilita, charles Kannengiesser (éds.), Les Pères de l’Église dans le monde d’aujourd’hui, Paris, Beauchesne, 2006, p. 33.
  • [152]
    Psaume 23,1 : « Το腦 κυρ聕ου 祩 γ脴 κα联 τ聖 πλ聓ρωμα α耖τ脴ς, 祩 ο禄κουμ聑νη κα联 π聉ντες ο禅 κατοικο腦ντες 祒ν α耖τ脵 ».
  • [153]
    Deutéronome 5,7.
  • [154]
    Voir Flavius Joséphe, Antiquités Judaïques, 18, 23.
  • [155]
    « Nous réprouvons, nous blâmons et nous condamnons les divisions phylétiques, les querelles, les rivalités et les divisions ethniques dans l’Église du Christ, comme opposées à l’enseignement évangélique et aux saints canons de nos bienheureux Pères, qui sont l’appui de la sainte Église et qui maintiennent l’ordre dans la communauté chrétienne et la dirigent dans la voie de la vraie piété. Conformément aux saints canons, nous déclarons étrangers à l’Église, une, sainte, catholique et apostolique, et réellement schismatiques, tous ceux qui sont partisans de ce phylétisme et qui veulent fonder sur ce principe des rassemblements phylétiques jusqu’ici inconnus ». Il est à noter qu’en 2015, le patriarche Bartholomée a proposé une nouvelle définition de l’ethno-phylétisme. Celle-ci est beaucoup plus ambiguë et se confond avec le césaropapisme. Selon lui, c’est « une hérésie qui transforme l’Église en servante des ambitions politiques de l’État ».
  • [156]
    Voir Hendrick Bosman, « The “Jerusalemgangers” as an Illustration of Resistance against the British Empire and Nineteenth Century Biblical Interpretation in Southern Africa », dans In the name of God, The Bible in the Colonial Discourse of Empire, edited by C.L. Crouch and Jonathan Stökl with the assistance of Cat Quine, Leiden – Boston, Brill, 2014, p. 151-168.
  • [157]
    Voir Michel Fédou « Quelle place de l’homme dans le monde ? », dans Les polémiques religieuses du ier au ive siècle de notre ère, p. 256-257 et Contre Celse IV, 99, p. 435.
  • [158]
    Voir Lorenzo Perrone, « Christianity as “practice” in Origen’s Contra Celsum », dans Origeniana Nona, p. 294-295.
  • [159]
    Michel Fédou, La voie du Christ : Genèses de la christologie dans le contexte religieux de l’Antiquité du iie siècle au début du ive siècle, Paris, Cerf, p. 446 : « On ne saurait trop souligner l’enjeu des réflexions ainsi développées sur l’histoire d’Israël et des nations. Certes, dira-t-on, Origène est avant tout tributaire du fameux exposé de Paul aux chapitres 9 à 11 de l’épître aux Romains. Mais c’est justement son mérite que de reconnaître l’importance centrale de la thématique Israël-nations – là où d’autres interprétations de l’épître, par la suite, seront davantage centrées sur les questions du péché originel, de la justification, ou du rapport entre la foi et les œuvres ».
  • [160]
    Voir Contre Celse, I, 1, SC 112, p. 65 et VIII, 68-69, SC 150, p. 331-333.
  • [161]
    Voir Contre Celse, VIII, 72, SC 150, p. 341.
  • [162]
    Olivier Da Lage, L’essor des nationalismes religieux, p. 8 : « Pour mettre fin à la guerre de Trente ans qui a vu l’Europe déchirée par les guerres de religions, le traité de Westphalie (24 octobre 1648) a posé le principe cujus regio, ejus religio (à chaque prince sa religion). En d’autres termes, la religion du souverain s’impose au territoire sur lequel il règne et, par conséquent, ses voisins s’engagent à ne pas le subvertir en cherchant à exporter leur propre religion. Désormais, la religion est un facteur de stabilité et non plus un ferment de guerre. La clé est le territoire ».
  • [163]
    Matthieu 10,37.
  • [164]
    Marco Rizzi, « Patristics and political theology in 20th Century », dans Christian Badilita, charles Kannengiesser (éds.), Les Pères de l’Église dans le monde d’aujourd’hui, Paris, Beauchesne, 2006, p. 211 : “in Peterson’s view, the Christian conception of the divine Unity into Holy Trinity denies directly the metaphysical foundation of the unity of political representation, which is one of the bases of Schmitt’s – and Nazi’s – totalitarianism: so, the end of Peterson’s treatise reads: « Such a concept of unity (i.e. of Christian Trinity) has no analogy in human being in opposition to Schmitt’s claim that political unity (politische Einheit) transcends any other distinction and founds the totalitarian dimension of politics ».
  • [165]
    Voir chapitre 5, « La patrie céleste et la fidélité à Dieu ».
  • [166]
    Voir Gerard Caspary, Politics and Exegesis, p. 52.

Ces pages dépassent le cadre de l’histoire pour confronter la théologie origénienne à des questions d’actualité. Pourtant, solliciter d’Origène des réponses aux questions de nos jours serait risquer un flagrant délit d’anachronisme. Certains de nos contemporains lisent l’actualité politique et ecclésiastique à travers des prismes exclusivement antiques. De telles approches risquent de pervertir autant la pensée des Pères de l’Église que la compréhension des problèmes présents. Les deux mondes, antique et contemporain, sont clairement distincts mais certains points de ressemblance peuvent s’y trouver. C’est pourquoi nous ne visons en aucun cas à appliquer de façon paresseuse et simpliste les enseignements d’Origène, mais nous tentons ici un exercice épistémologique particulier : actualiser certains sujets traités par notre auteur pour en prolonger la discussion théologique et engager une réflexion politique.
Les chapitres de ce travail sont traversés par la question de la Terre promise. Elle croise celle de l’élection d’une nation et de la promulgation d’une loi. Elle conditionne également les thématiques de la guerre, du racisme et du rapport aux non croyants. Pour les aborder, il nous faut changer d’approche épistémologique. En effet, il ne nous suffit plus d’étudier et d’illustrer la pensée d’Origène à partir des passages de ses œuvres, il nous faut la faire dialoguer avec des auteurs contemporains. Ainsi, nous examinerons les conséquences actuelles, théologiques et politiques, de la déconstruction origénienne de la Terre promise…


Date de mise en ligne : 11/02/2026

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