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1. Sur la « dérive christianisante » de Levinas ?

Pages 601 à 610

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  • Banon, D.
(2022). 1. Sur la « dérive christianisante » de Levinas ? De l'être à la lettre : Philosophie et judaïsme dans l' oeuvre d'Emmanuel Levinas (p. 601-610). Hermann. https://shs.cairn.info/de-l-etre-a-la-lettre--9791037014993-page-601?lang=fr.

  • Banon, David.
« 1. Sur la “dérive christianisante” de Levinas ? ». De l'être à la lettre Philosophie et judaïsme dans l' oeuvre d'Emmanuel Levinas, Hermann, 2022. p.601-610. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/de-l-etre-a-la-lettre--9791037014993-page-601?lang=fr.

  • BANON, David,
2022. 1. Sur la « dérive christianisante » de Levinas ? In : De l'être à la lettre Philosophie et judaïsme dans l' oeuvre d'Emmanuel Levinas. Paris : Hermann. Le Bel Aujourd'hui, p.601-610. URL : https://shs.cairn.info/de-l-etre-a-la-lettre--9791037014993-page-601?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Hermann, Paris, 2012, collection Le Bel Aujourd’hui, 434 p.
  • [2]
    Voir « Messianisme et pensée sacrificielle. Sur la “dérive christianisante” de Levinas », Europe, nov-dec 2011, p. 242.
  • [3]
    Étude de 1963, repris dans EDEHH, p. 191 et sv ainsi que dans HAH avec quelques variantes.
  • [4]
    Levinas et le tournant sacrificiel, op. cit., p. 258 où D. Brezis analyse de ce point de vue deux concepts récurrents dans Totalité et Infini : « épiphanie du visage » et « fécondité ».
  • [5]
    AQE, p. 73.
  • [6]
    In “L’inspiration religieuse de l’alliance”, L’Herne, Emmanuel Levinas, p. 144-146. Notamment ces deux formules : « Le juif est inéluctablement rivé à son judaïsme » (p. 144) et « Hitler a rappelé que l’on ne déserte pas le judaïsme » (p. 146, souligné par l’auteur).
  • [7]
    EDEHH, p. 196.
  • [8]
    NP, p. 178.
  • [9]
    AQE, p. 32, je souligne.
  • [10]
    Le christianisme comme aliénation à surmonter ou le mouvement de balancier qui insiste sur l’antériorité du judaïsme dont l’Evangile n’aurait que développé la doctrine, à teneur essentiellement éthique.
  • [11]
    DSS, p. 15-18. Comparer la lecture de Brezis à celle de Daniel Epstein in Qarov vérah’oq, Ed Galé Tsahal, Tel-Aviv. 2005, p. 119-122.
  • [12]
    Voir « Réponse à une critique », Iyyun n° 63, Jérusalem, oct.2013, p. 378, en hébreu.
  • [13]
    Yérushalmi, Péah 1,1.
  • [14]
    D. Brezis, Levinas et le tournant sacrificiel, op. cit., p. 275, je souligne.
  • [15]
    Ibid., p. 276, je souligne.
  • [16]
    DL, p. 172. Dès 1941, Jacques Maritain avait écrit dans Sur l’Antisémitisme : « La passion d’Israël prend de plus en plus la forme de la croix… » Cité par Bernard Dupuy, « La théologie chrétienne après la Shoah », Istina, XXXVI, 1991, p. 302.
  • [17]
    “Le judaïsme a la conscience d’avoir, de par sa permanence, une fonction dans l’économie générale de l’Être et où personne ne peut le remplacer.” Voir DL, 2e édition, p. 217, je souligne.
  • [18]
    Cf. supra, mon intervention à ce propos au colloque organisé par les Universités de Fribourg im Brisgau et de Strasbourg, du 14 au 18 février 2006, intitulée « Fraternité et Substitution. Joseph et ses frères ».
  • [19]
    D. Brezis, Levinas et le tournant sacrificiel, op. cit., p. 344.
  • [20]
    « Je ne me rapporte à Autrui qu’à travers la Société, laquelle n’est pas simplement une multiplicité d’individus ou d’objets » (TI, p. 40). Et encore « Le face-à-face, à la fois annonce une société et permet de maintenir un Moi séparé » (TI, p. 39).

Parmi les très nombreux ouvrages qui traitent de la philosophie d’Emmanuel Levinas et qui se publient en Europe, en Israël et dans les Amériques, il convient de réserver une place à part à celui de David Brezis, Levinas et le tournant sacrificiel . C’est un livre qui se démarque des autres en ce que son auteur connaît les méandres de la pensée levinassienne, en apprécie les contours, les articulations, les ruptures et les tensions et la décrypte sous son double aspect – philosophique et judaïque –, en prenant très au sérieux et l’un et l’autre de ces aspects dans leur interaction.
David Brezis est normalien, chercheur au CNRS, donc rompu à l’exercice de la réflexion philosophique mais, en même temps, c’est un connaisseur de première main des immenses corpus de la littérature rabbinique (Midrach et Talmud), ce qui est assez rare et mérite d’être souligné.C’est donc l’unité tensionnelle de cette œuvre qu’il interroge. Et notamment le tournant que constitue Autrement qu’être, ce que d’aucuns ont qualifié comme étant une sorte de “dérive christianisante” dans la pensée de Levinas. « Avec une insistance croissante, écrit Brezis, elle [sa pensée] met en scène la Passion d’un sujet qui ne peut plus se réserver ou se préserver dans un repli économique sur soi, qui, arraché à soi, est comme entraîné dans un inéluctable mouvement sacrificiel – sans réserve, sans retour – vers l’Autre  ».
Comment comprendre et apprécier ce tournant, tant au plan conceptuel qu’existentiel ? Quels en sont les enjeux …


Date de mise en ligne : 02/02/2023

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