Conclusion. Tous responsables, tous acteurs
Pages 297 à 306
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- LARROUTUROU, Pierre,
- Larrouturou, Pierre.
- Larrouturou, P.
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Notes
-
[1]
On s’en souvient : c’est le 7 février 2007 que la crise a éclaté quand la banque HSBC annonce qu’elle a perdu 10 milliards de dollars sur son activité de crédits subprimes. Le 22 juin 2007, une autre banque, la Bear Stearns, annonce qu’elle sort plus de 3 milliards de dollars de sa poche pour secourir en urgence deux de ses hedge funds. Le 9 août 2007, la Banque centrale européenne injecte en urgence 94 milliards d’euros sur le marché monétaire… En septembre 2007, aucun responsable politique ne pouvait ignorer la gravité de la crise qui était presque tous les jours à la une des quotidiens économiques.
-
[2]
Nicolas Sarkozy, Les Échos du 9 novembre 2006.
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[3]
La prime à la casse accélère le mouvement de renouvellement du parc automobile mais la même famille ne va pas acheter 2 fois la même voiture à 2 ans d’intervalle : le supplément de ventes observé en 2009 sera un moinsvendus en 2010 ou 2011….
En septembre 2007, alors que la crise des subprimes est tous les jours à la une des journaux et qu’on sait déjà qu’elle va coûter des centaines de milliards et des millions d’emplois, Nicolas Sarkozy affirme avec force qu’il veut être jugé sur la croissance en 2009. Que 2009, ce sera « son année ». Et qu’il « s’engage », pour 2009, sur une croissance entre 2,5 et 3 % !
En 2009, nous allons subir la récession la plus grave qu’a connue notre pays depuis un siècle. Bien sûr, Nicolas Sarkozy n’est pas responsable de la crise. Mais, non seulement il n’a rien vu venir (« Je veux développer le crédit hypothécaire en France. C’est ce qui a permis de soutenir la croissance aux États-Unis », affirmait-il encore fin 2006),
mais même fin 2007, quand la crise a éclaté, il continue à ne rien comprendre à la situation ou à nier l’évidence.
Et maintenant ? En ce début 2009, alors que chaque mois, les journalistes tentent de trouver des mots nouveaux pour dire à quel point les chiffres du chômage sont catastrophiques, quelle est la réaction du président et du gouvernement ?Devedjian prévoit au moins 100 000 emplois créés
AFP - 3 février 2009
Patrick Devedjian a jugé mardi que le plan de relance qu’il est chargé d’appliquer pourrait « générer à terme la création d’au moins 100 000 emplois ».
Le ministre a prédit « un succès certain » du plan de relance mais « dont l’ampleur dépendra de beaucoup d’autres choses ».On va créer 100 000 emplois alors qu’on pourrait en créer 2 000 000. Le chômage a augmenté de 300 000 depuis un an et l’Unedic annonce 400 ou 500 000 chômeurs de plus en 2009, mais le gouvernement se contente d’un plan qui peut, « à terme » (…
Date de mise en ligne : 21/01/2026
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