12. Négocier un autre partage du temps de travail, un autre partage des revenus
Pages 221 à 272
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- LARROUTUROU, Pierre,
- Larrouturou, Pierre.
- Larrouturou, P.
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Notes
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[1]
Le volume de richesses matérielles produit en une heure, en moyenne, dans le pays.
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[2]
Thomas Piketty, « Sortir du piège blairiste », Libération, 27 juin 2005.
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[3]
« Nous sommes tous coupables », s’exclamait un chef d’entreprise quand je montrais la courbe de la productivité devant un groupe de patrons lyonnais en 1994. – Coupables de quoi ? lui demandais-je. – Coupables d’avoir fait autant de productivité, répondait-il. – Mais non, reprenais-je. Le problème n’est pas d’avoir fait de la productivité : remplacer l’homme et la femme par des machines partout où leur intelligence ou leur capacité de relation n’est pas nécessaire, c’est plutôt une bonne chose. Si nous n’avions pas fait autant de productivité, depuis un siècle, notre niveau de vie n’aurait pas augmenté. Des enfants mourraient encore de faim et il faudrait 10 heures pour aller de Paris à Lyon. En tant que telle, la productivité est une bonne chose si, dans le même temps, on est capable de protéger l’écosystème et de partager le temps de travail. Le problème n’est pas d’avoir mis trop d’intelligence dans le business. Le scandale est d’en avoir mis trop peu dans le politique, dans le débat collectif sur l’évolution de nos modes de vie. »
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[4]
Source Economic Report of the President, février 2007. Pour la clarté du raisonnement, nous préférons en rester aux chiffres publiés avant la crise des subprimes. Depuis que la crise a éclaté, les chiffres de l’emploi sont catastrophiques aux États-Unis. Le 3 avril 2009, le Bureau of Labour Statistics (BLS) annonçait que le chômage avait augmenté de 5,1 millions depuis le début de la crise et de 663 000 pour le seul mois de mars ! Quant à la durée du travail (pour ceux qui conservent un emploi), elle est tombée à 33,2 heures en moyenne en mars 2009. Les statistiques de l’emploi et du temps de travail aux États-Unis sont publiées chaque mois, le premier vendredi, à 14 heures 30 (heure française) sur www.bls.gov.
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[5]
Temps plein + temps partiel. Source Eurostat 2008.
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[6]
Il a fallu que l’Église et la CGT s’allient en 1906 pour obtenir le repos du dimanche, qui était censé déstabiliser notre industrie. Et en 1936, alors que tous les autres pays d’Europe bénéficiaient déjà de congés payés, la droite expliquait que les congés payés allaient augmenter l’alcoolisme ouvrier (« La France ivrogne », titrait un quotidien proche du patronat) et généraliser une paresse destructrice (« Les ouvriers vont partir à la mer. Ils ne reviendront pas ! »).
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[7]
Chiffres Eurostat pour le deuxième trimestre 2008. Des données nationales donnent parfois des résultats un peu différents (29,9 heures aux Pays-Bas) mais, pour favoriser les comparaisons, nous citons les données d’Eurostat.
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[8]
Le Figaro, 27 janvier 2006.
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[9]
La pétition est publiée dans Libération, le 9 décembre 1999.
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[10]
Insee, enquête Emploi 2008.
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[11]
On reviendra plus loin sur cette question…
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[12]
Cela commence à se faire mais de façon tout à fait marginale par rapport à ce que l’on observe en Italie.
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[13]
Blague à part, c’est l’occasion de souligner l’investissement bénévole d’une multitude de chefs d’entreprise et de syndicalistes qui font vivre le dialogue social, tant bien que mal, dans notre pays.
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[14]
En général, les gens du Medef détestent cet argument. Mais il est assez efficace, que ce soit pour les faire taire un peu afin de pouvoir exprimer un avis différent du leur, ou pour les ramener aux vraies questions quand ils ont tendance à fuir le débat pour des raisons idéologiques.
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[15]
La Tribune, 23 janvier 1995.
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[16]
Le Monde, 2 octobre 1997.
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[17]
Sondage CSA/La Vie, 5 mai 1997. Ce sondage indiquait que 67 % des personnes interrogées acceptaient de perdre jusqu’à 5 % de salaire en échange d’une journée entière de liberté.
On a vu plus haut que, pour le moment, la mondialisation n’est pas responsable du chômage. Mais alors, d’où vient le chômage ? Comment expliquer que, depuis le début des années 1970, le chômage et la précarité ne cessent d’augmenter dans tous les pays occidentaux ? Comment expliquer que, malgré sa compétitivité, la France ait 4 millions de chômeurs ? Comment expliquer que l’Allemagne, qui est le pays le plus compétitif du monde et accumule chaque année des excédents commerciaux considérables, souffre de 4 millions de chômeurs et de plus de 6 millions de salariés pauvres ?
Alors qu’il avait fallu cent quarante ans ans pour que la productivité soit multipliée par deux entre 1820 et 1960, elle a depuis été multipliée par cinq. La révolution industrielle du XIXe siècle ou l’invention du travail à la chaîne au début du XXe siècle sont des gains de productivité presque ridicules au regard de ceux réalisés depuis trente ans.
C’est du jamais vu.
C’est une vraie révolution !
Jamais dans l’histoire de l’humanité, on n’avait connu un tel bouleversement.
Grâce à la multiplication des robots et des ordinateurs, la productivité du travail humain a progressé de façon inouïe. Le phénomène est mondial mais la France est l’un des tout premiers pays du monde en terme de productivité : en trente ans, dans notre pays, le nombre d’étudiants a presque triplé (passant de 800 000 en 1970 à quelque 2 300 000 cette année) et des dizaines de milliards sont investis chaque année dans la formation continue……
Date de mise en ligne : 21/01/2026
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