Conclusion - Les temporalités du « corps mémoire »
- Par Colette Combe
Pages 237 à 270
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- COMBE, Colette,
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- Combe, C.
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« La vérité de parole est une proximité. Quand les réalités essentielles sont transparentes d'être si clairement le seuil du vrai lieu, et d'autant plus opaques pourtant, d'autant plus étranges qu'elles en dérobent toujours, par le hasard de leur dispersion, le pas prochain mais secret »
Dans le pas à pas de la parole authentique, des moments de thérapie et d'analyse, ont été placés en contiguïté, mis sur le même axe des relations internes au corps, à la mémoire et à l'hypocondrie. La description clinique précise du travail de pensée, des mots et des émotions croisées en séance, des images et des sensations corporelles suscitées par l'investigation analytique, des rêves ou des cauchemars accompagnant le processus de remémoration, amplifie les possibilités de reconstruction et d'élaboration. La mémoire aiguise la sensibilité du thérapeute au travail de la langue et guide sa route au fur et à mesure où l'expérience psychothérapeutique crée son avancée pour repérer les singularités de l'histoire interne du sujet. Dans les variations de ce qui se présente à chaque séance sous des jours différents d'une même relation personnelle au corps et à la mémoire, l'analysant discerne peu à peu la manière dont il habite sa vie psychique et sa vie d'action. Au sein de ces singularités et de leurs variations, l'universalité de constantes se révèle.
L'homme qui porte en lui un projet créateur, doute. Emporté par son élan, il craint de se voir chuter. Il arrive qu'il imagine la chute comme plongée dans la maladie…
Date de mise en ligne : 03/03/2016
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