Conclusion : empêchez-vous !
- Par Paul Cassia
Pages 177 à 179
Citer ce chapitre
- CASSIA, Paul,
- Cassia, Paul.
- Cassia, P.
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- Cassia, Paul.
- CASSIA, Paul,
Notes
-
[1]
Ligue des droits de l’homme, La République en souffrance, La Découverte, 2013.
-
[2]
Ce constat d’urgence est commun à nombre d’États de l’Union européenne, selon la Commission européenne pour qui « les scandales associés à la corruption, le détournement de fonds publics, les comportements contraires à l’éthique des responsables politiques ont contribué à attiser le mécontentement et la défiance dans le système politique » (Rapport contre la corruption dans l’Union européenne, COM(2014) 38 final, 3 février 2014, p. 8).
-
[3]
V. par exemple : déontologue de l’Assemblée nationale, Rapport public annuel, 20 novembre 2013, spéc. p. 93-94 ; Tranparency International France, Transparence de la vie publique, et maintenant ?, 3 décembre 2013, spéc. p. 33 ; Groupe des États contre la corruption, Prévention de la corruption des parlementaires, des juges et des procureurs (France), Conseil de l’Europe, 27 janvier 2014, spéc. p. 62-63.
-
[4]
Albert Camus, Le Premier Homme, Gallimard, « Folio », 2010, p. 78. Merci à Emmanuelle pour cette référence – et pour le reste aussi.
La République française est souffrante sur bien des
sujets ; pour celui de la probité publique, il y a le feu à
la maison politique tant l’exaspération des citoyens est
importante. Sans doute les pratiques « à risque » ont-elles
diminué par rapport aux années 1980 ; mais le ressenti
négatif des électeurs et des administrés s’est renforcé et,
vue de l’étranger, la France apparaît aujourd’hui comme
un État qui pactise avec la corruption.
Or le problème est que, dans leur majorité et malgré
leurs déclarations de principe, les responsables politiques
nationaux sont soit (au mieux) indifférents au « tous pourris ! », soit même hostiles à tout changement qui affecterait
l’un quelconque des privilèges que leur donnent leurs mandats ou fonctions. L’État ne va pas bien, et ne se donne pas
assez les moyens d’aller mieux, comme en témoignent les
reculs sur la réforme de la responsabilité du président de
la République, du Conseil supérieur de la magistrature ou
du cumul des mandats, ou l’émergence, alors que l’encre
des lois du 11 octobre 2013 relatives à la transparence de
la vie publique n’était pas encore sèche, de propositions
visant à renforcer – encore… – cette transparence. Cela est
profondément regrettable car si, dans un environnement
globalisé, les pouvoirs publics français ne peuvent plus agir
qu’à la marge sur le chômage, sur la compétitivité, sur le
pouvoir d’achat, sur la sécurité, ils sont aux manettes pour
ce qui concerne le rapport aux valeurs – ici le rapport des
élus et des fonctionnaires à la probité…
Date de mise en ligne : 28/10/2021
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