Chapitre 5. Des relations sociales plus intellectuelles qu’émotionnelles
- Par Peter Vermeulen
Pages 53 à 66
Citer ce chapitre
- VERMEULEN, Peter,
- Vermeulen, Peter.
- Vermeulen, P.
Citer ce chapitre
- Vermeulen, P.
- Vermeulen, Peter.
- VERMEULEN, Peter,
Notes
-
[1]
P. Vermeulen (2002). Autres études (p.ex. Howlin (2004) donnent des chiffres similaires.
-
[2]
L. Wing et J. Gould (1979).
-
[3]
Par exemple, L. Waterhouse (1996).
-
[4]
Il faut interpréter cette donnée avec précaution. Des classifications et des sous-types ne sont pas autre chose qu’une aide permettant de résumer et de rendre compréhensible une réalité complexe. La corrélation entre l’intelligence et le sous-type social n’est pas totale : il existe, par exemple. des personnes douées avec de l’autisme qui sont passives ou même réservées. Il n’existe pas de barrière nette entre les sous-types. Finalement, la pratique nous apprend que les enfants, jeunes ou adultes, peuvent fonctionner différemment selon la situation et donc paraître parfois passifs, parfois actifs mais bizarres.
-
[5]
L. Wing (1997, p. 1762).
-
[6]
Ce quatrième groupe n’appartient pas à la typologie originale de L. Wing (1979), mais il est décrit pour la première fois par A. Shah (1988) dans une recherche de doctorat auprès d’adolescents et de jeunes adultes : The Subgroup with Stilted Social Interaction, voir L. Wing (1992, p. 137).
-
[7]
Voir, par exemple, L. Wing (1988, p. 93).
-
[8]
T. Attwood, op. cit. (1998).
-
[9]
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles Hans Asperger arrivait à cette interprétation erronée. D’abord et surtout, les parents racontaient souvent les expériences les plus choquantes de leur histoire, parce que c’était celles dont ils se rappelaient le mieux. Et puisqu’Hans Asperger travaillait dans un département universitaire renommé, connu pour sa spécialisation et son traitement des enfants agressifs et ayant d’importants problèmes éducatifs, il ne voyait que ces enfants-là. Les enfants ayant des vécus « moins choquants », étaient traités dans les hôpitaux et unités de leur propre voisinage. De ce fait, Hans Asperger n’a pu observer que les aspects les moins agréables de l’autisme (M. Dewey, 1991, p. 192). Pour une description plus détaillée du « harcèlement » chez les enfants avec de l’autisme, je vous renvoie à Le livre clos : Autisme et les émotions (Vermeulen, 2009).
-
[10]
Citant un enfant avec de l’autisme dans T. Attwood, op. cit. (1998, p. 30) par S. Wolff (1995), qui a appelé ce groupe d’enfants « solitaires » ou « loners » en se basant sur ses propres observations et celles des autres.
-
[11]
D. Williams (1992).
-
[12]
P. Howlin (2004).
-
[13]
Dans Le livre clos : autisme et les émotions (Vermeulen, 2009), j’ai largement traité ce thème.
-
[14]
Voir, par exemple, D. Bowler (1992). Les personnes intelligentes avec de l’autisme n’ont pas de déficit général au niveau de la « Théorie de l’Esprit » (Theory of Mind), mais un déficit spécifique : elles ont des difficultés à changer une stratégie déjà acquise et à s’adapter de manière flexible aux différents contextes et aux situations variables. La façon dont le matériel du test est présentée a d’ailleurs une influence sur leurs compétences (D. Lucangeli, 1997).
-
[15]
Surtout les « fausses croyances » ou false belief. Les problèmes de reconnaissance « des fausses croyances » ne semblent pas être caractéristiques chez les enfants avec de l’autisme (P. Steerneman et P. Muris).
-
[16]
S. Baron-Cohen, T. Jolliffe (1997).
-
[17]
M. Dewey (1991).
-
[18]
P. Vermeulen, (2005).
-
[19]
R. Blair (1996).
Les problèmes que rencontrent les personnes avec un trouble autistique dans la fréquentation des autres peuvent énormément varier. La formulation des critères dans les manuels de classification est par conséquent très générale : une incapacité à établir des relations avec les pairs, une difficulté à partager spontanément ses plaisirs, activités et intérêts avec d’autres personnes, un manque de réciprocité émotionnelle et une altération marquée dans l’expression de comportements non verbaux pour réguler les interactions sociales. Nous pouvons remarquer ici que les critères sont identiques aussi bien pour le trouble autistique que pour le syndrome d’Asperger. En dépit de leur intelligence, la vie sociale est très incompréhensible, souvent même menaçante, pour les personnes avec un trouble du spectre autistique et une bonne intelligence. Par conséquent, la majorité d’entre eux a un réseau social très restreint : moins de 35 % ont des amis et au maximum 10 % réussissent à maintenir relation intime.
Le grand mérite de Lorna Wing est de classifier la diversité d’expression du trouble social. Avec sa collègue Judith Gould, elle fait une distinction entre un grand nombre de sous-types sociaux à l’intérieur du spectre autistique et cette diversification a largement démontré son utilité pour la pratique clinique ces vingt dernières années. Entre-temps, des expériences et des études scientifiques ont démontré qu’il existe un rapport entre ces sous-types et le niveau d’intelligence. Certains sous-types semblent davantage se retrouver chez des personnes atteintes d’autisme ET présentant un handicap mental alors que d’autres sous-types se trouvent surtout chez des personnes douées avec de l’autism…
Date de mise en ligne : 16/02/2026
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
16,98 €