Chapitre d’ouvrage

7. Les frites de pommes : sur la rigidité

Pages 71 à 81

Citer ce chapitre


  • Vermeulen, P.
(2019). 7. Les frites de pommes : sur la rigidité. Comment pense une personne autiste ? (p. 71-81). Dunod. https://shs.cairn.info/comment-pense-une-personne-autiste--9782100787432-page-71?lang=fr.

  • Vermeulen, Peter.
« 7. Les frites de pommes : sur la rigidité ». Comment pense une personne autiste ? Dunod, 2019. p.71-81. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/comment-pense-une-personne-autiste--9782100787432-page-71?lang=fr.

  • VERMEULEN, Peter,
2019. 7. Les frites de pommes : sur la rigidité. In : Comment pense une personne autiste ? Paris : Dunod. Pédagogie[s] p.71-81. URL : https://shs.cairn.info/comment-pense-une-personne-autiste--9782100787432-page-71?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Momma, 1996, p. 101.
  • [2]
    La dépendance personnelle se rencontre fréquemment chez des personnes atteintes d’autisme qui ont une haute intelligence. Comme ils s’orientent beaucoup vers les autres, ils se tournent — contrairement aux personnes autistes qui possèdent peu de sociabilité ou qui ont une déficience intellectuelle — vers autrui quand ils ne savent pas trop bien ce qu’ils doivent faire : ils s’accrochent aux autres quand leur environnement n’est pas assez clair et qu’il ne « parle » pas de lui-même. La forme est différente mais, finalement, les personnes atteintes d’autisme et d’une déficience intellectuelle et celles qui ont par exemple le syndrome d’Asperger ne sont pas si différentes dans leur dépendance aux explications et instructions. Voir Vermeulen, 1999.

« Mes frères trouvaient que le mot autistique ressemblait à automatique. »
L’humour apparaît quand l’être humain agit en quelque sorte à la façon d’un automate. Quand le comportement humain s’apparente à celui d’une machine, écrivait le philosophe français Henri Bergson il y a un siècle. Les machines ne sont pas souples dans leur fonctionnement, elles effectuent ce pourquoi elles ont été conçues. Ni plus, ni moins. Les machines n’ont pas de conscience et ne peuvent pas contrôler ni adapter leur « comportement ». Mettez une voiture en marche et elle roulera. Elle continuera à rouler même si un arbre ou un autre obstacle surgit. Une voiture sans chauffeur n’est pas capable d’adapter son « comportement » au nouveau contexte. Elle percutera simplement l’arbre. Donnez une tâche à un ordinateur et il l’effectuera. Demandez-lui d’imprimer et il imprimera, même si la page est blanche et que l’imprimer n’a aucun sens. L’ordinateur ne perçoit pas cette absurdité et il imprimera. Il ne vous dit pas qu’il serait préférable de faire autre chose, comme par exemple prendre une feuille vierge.Quand l’homme se comporte comme une voiture ou un ordinateur et n’adapte pas son comportement au contexte, il est à l’origine de situations comiques. Si un individu se promène tête en l’air et bute contre une pierre, nous rions. Ce n’est plus aussi drôle si nous savons que la chute est un choix délibéré de cette personne.
Quand le globe-trotter, après des années de voyage, revint dans son pays, il se laissa tomber par terre et embrassa le sol : « N’est-ce pas émouvant …


Date de mise en ligne : 25/12/2020

Ce chapitre est en accès conditionnel

Cairn Pro Ouvrages

280 € par an

4 500 ouvrages et 170 revues au cœur de votre métier

Acheter cet ouvrage

14,99 €

160 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)
Déjà abonné(e) à Cairn Pro ? Membre d'une institution cliente ?