10. La dénégation
- Par Françoise Sironi
Pages 312 à 326
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- SIRONI, Françoise,
- Sironi, Françoise.
- Sironi, F.
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Notes
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[1]
Transcription, dans la version française, du discours de Duch au cinquième jour du procès. Nous ne savons pas si cette coupure est due à une suspension de la parole de l’accusé, ou s’il s’agit de parties de discours non audibles pour l’interprète, et donc non retranscrites par le traducteur qui les met par écrit sur le site internet des CECC.
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[2]
Cote des retranscriptions du verbatim du procès de Duch.
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[3]
Voir le verbatim de la journée d’audience n° 38, 19 mars 2012.
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[4]
Voir son Journal de Nuremberg, op. cit.
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[5]
Voir Gitta Sereny, Au fond des ténèbres, op. cit.
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[6]
À cette audience, Gilbert assurait la traduction simultanée de l’allemand vers l’anglais, pour le juge Musmano.
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[7]
Ce qui était inexact concernant Eichmann, alors en fuite.
Dans le fonctionnement psychique des auteurs de violences collectives, la dénégation et le déni sont tous deux présents. Le déni induit un scotome du réel ou des parties de soi beaucoup plus puissant et élargi que dans la dénégation. Dans cette dernière, seule une partie du réel ou du soi va être frappée d’inexistence. Les allers-retours entre dénégation et reconnaissance partielle des faits sont plus fréquents. La cécité psychique est moins importante et moins étendue que dans le déni.
La dénégation se manifeste par de l’ambivalence et de l’ambiguïté. Comme on vient de le voir, dans l’ambivalence une chose et son contraire peuvent coexister de manière consécutive sans que cela gêne l’intéressé même s’il est très rationnel par ailleurs, comme c’est le cas de Duch. Les deux propositions auront la même valeur et importance. Avec l’ambiguïté, une chose et son contraire vont coexister de manière concomitante sans que cela gêne le sujet.
Lorsqu’il y a des réaménagements psychiques importants, c’est-à-dire lors de la sortie progressive du clivage, ces deux mécanismes de défense vont de plus en plus fonctionner de manière consécutive. La dénégation prendra alors le pas sur le déni. Elle est aussi une indication sur le fait que l’étanchéité entre les différentes parties de soi devient poreuse. L’accès à une vision plus multiple de la signification et de la portée des actes meurtriers commis par des auteurs de violences collectives sera rendu possible. Mais il y a toujours des rétractations et des régressions psychiques vers le déni et vers des modes de pensée antérieurs…
Date de mise en ligne : 15/02/2019
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