Chapitre d’ouvrage

L’empire est-il rentable ?

La longue mise en dépendance du Maroc

Pages 403 à 404

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  • Kenbib, M.
(2023). La longue mise en dépendance du Maroc. Dans
  • P. Singaravélou,
  • A. Asseraf,
  • G. Blanc,
  • N. Kisukidi
  • et M. Lamotte
Colonisations (p. 403-404). Le Seuil. https://doi.org/10.3917/ls.singa.2023.01.0403.

  • Kenbib, Mohammed.
« La longue mise en dépendance du Maroc ». Colonisations, Le Seuil, 2023. p.403-404. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/colonisations--9782021494150-page-403?lang=fr.

  • KENBIB, Mohammed,
2023. La longue mise en dépendance du Maroc. In :
  • SINGARAVÉLOU, Pierre,
  • ASSERAF, Arthur,
  • BLANC, Guillaume,
  • KISUKIDI, Nadia Yala
  • et LAMOTTE, Mélanie,
Colonisations. Paris : Le Seuil. L'Univers historique, p.403-404. DOI : 10.3917/ls.singa.2023.01.0403. URL : https://shs.cairn.info/colonisations--9782021494150-page-403?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/ls.singa.2023.01.0403


Le 30 mars 1912, la France a réussi à arracher le traité imposant son protectorat à l’empire chérifien. Mais 1912 n’est que l’achèvement d’un long processus de mise en dépendance.
Ce tournant déterminant dans l’histoire contemporaine du Maroc a été marqué nettement plus en amont par toutes sortes de conflits et de tensions ayant opposé ce pays aux puissances coloniales. Celles-ci le considéraient depuis fort longtemps comme une sorte d’Eldorado bénéficiant d’énormes ressources agricoles et minières mais difficilement accessible, résolument replié sur lui-même, fermé à toute influence européenne, et peuplé de tribus réputées guerrières, belliqueuses et « fanatiques ».
D’ailleurs, bien plus tôt, en 1765, les Français avaient tenté de compenser leur perte du Canada par la conquête du Maroc, mais avaient dû renoncer suite aux bombardements de plusieurs ports.
Au xixe siècle, face à une Europe occidentale en cours d’industrialisation, engagée dans un long processus d’expansion coloniale, le sort du Maroc est suspendu aux appétits territoriaux des puissances. En 1830, quand l’Algérie voisine bascule sous le joug français, la guerre parvient au royaume. Le sultan Moulay Abderrahmane ben Hicham soutient, au nom de la solidarité musulmane, la résistance algérienne menée par l’émir Abdelkader qui se présentait comme son khalifa ou vice-roi. Les menaces françaises aboutissent au cours de l’été 1844 au bombardement des ports de Tanger et d’Essaouira et à la bataille d’Isly plus à l’est, que les troupes françaises remportent en peu de temps grâce à leur artillerie et à la brusque débandade que ses obus provoquent parmi la cavalerie marocaine mal armée…


Date de mise en ligne : 31/03/2026

https://doi.org/10.3917/ls.singa.2023.01.0403

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