Une nuit de plus en plus épaisse
- Par Virgil Tanase
Pages 313 à 333
Citer ce chapitre
- TANASE, Virgil,
- Tanase, Virgil.
- Tanase, V.
Citer ce chapitre
- Tanase, V.
- Tanase, Virgil.
- TANASE, Virgil,
Notes
-
[*]
Voir à ce propos sa réponse à une sollicitation polonaise de jouer Le Requiem pour une nonne, in Roger Grenier, Albert Camus, soleil et ombre, Gallimard, 1987, p. 316.
-
[*]
Voir la postface de Carl Gustav Bjurström au Discours de Suède, Gallimard, coll. « Folio », 1997. Jean Grenier donne une autre version : « Je suis pour la justice, mais, s'il me faut choisir entre la justice et ma mère, je choisis ma mère. » (Jean Grenier, Albert Camus, Gallimard, 1968, p. 180.) Il n'était pas dans la salle, à la différence du traducteur.
-
[1]
Albert Camus, Carnets III, op. cit., p. 194.
-
[2]
Ibid.
-
[3]
Ibid.
-
[4]
Ibid., p. 195.
-
[5]
Discussions avec les spectateurs après la première des Possédés, janvier 1959. Document du Fonds Catherine et Jean Camus.
-
[6]
Propos de Catherine Sellers recueillis par Anne Surger, in Comédie-Française, n° 96, février 1981.
-
[7]
Albert Camus-Jean Grenier, Correspondance, op. cit. p. 208.
-
[8]
Albert Camus, Le Premier Homme, op. cit., p. 308.
-
[9]
Albert Camus-René Char, Correspondance 1946-1959, op. cit., p. 148.
-
[10]
Voir René Farabet, « Albert Camus à l'avant-scène », in Revue d'histoire du théâtre, 4, 1960, et Ilona Coombs, Camus, homme de théâtre, Nizet, 1965.
-
[11]
Albert Camus-René Char, Correspondance 1946-1959, op. cit., p. 152.
-
[12]
Albert Camus, Jean Sénac, Hamid Nacer-Khodja, Albert Camus-Jean Sénac, Correspondance 1947-1958, Paris-Méditerranée, 2004.
-
[13]
Albert Camus, Carnets III, op. cit., p. 203.
-
[14]
Ibid., p. 211.
-
[15]
Ibid., p. 203 sq.
-
[16]
Albert Camus, Carnets III, op. cit., p. 207.
-
[17]
Albert Camus-Jean Grenier, Correpondance, op. cit., p. 213.
-
[18]
Lettre à Louis Germain du 19 novembre 1957.
-
[19]
Albert Camus, Carnets III, op. cit., p. 214.
Depuis février 1956 Camus travaille à une nouvelle adaptation pour le théâtre.
Louis Guilloux lui a fait une traduction mot à
mot du roman de Faulkner Requiem pour une
nonne, Nicole Lambert, la sœur de Michel Gallimard, en a obtenu les droits et Camus vient de
rencontrer une jeune comédienne, Catherine Sellers, à laquelle il propose d'emblée le rôle principal.
Il était allé voir à l'Atelier son ami Paul Oettly
dans La Mouette de Tchekhov où celui-ci jouait le
vieux Sorine. Catherine Sellers était Nina Zaretchnaïa.
Elle a vingt-cinq ans. Fille d'un médecin mort en
déportation, elle a passé les années de guerre en
Algérie. Revenue en France, elle prend des cours
de théâtre avec Tania Balachova et fait en parallèle des études de lettres qu'elle termine par la
rédaction d'une thèse sur une des grandes pièces
sanglantes du théâtre élisabéthain, La Duchesse
d'Amalfi de John Webster. Camus lui trouve « un
visage soucieux et blessé, tragique parfois, beau
toujours [...] éclairé d'une flamme sombre et douce,
celle de la pureté ». Il est « touché au cœur sans
nul désir, ni intention, ni jeu, l'aimant pour elle,
non sans tristesse ». Il rêve d'une sorte de pacte,
d'un mariage secret « connu de nous seuls », tel
celui conclu déjà avec Maria Casarès, moins secret,
mais assorti de serments tout aussi exaltés.
Catherine Sellers se met aussitôt à apprendre la
dactylographie pour taper à la machine les textes
que Camus lui remettrait. Celui-ci est moins
confiant dans l'avenir de leur liaison : la différence d'âge est tellement importante …
Date de mise en ligne : 30/11/2021
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
15,99 €