La plus grande cause que je connaisse au monde...
- Par Virgil Tanase
Pages 294 à 312
Citer ce chapitre
- TANASE, Virgil,
- Tanase, Virgil.
- Tanase, V.
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- TANASE, Virgil,
Notes
-
[*]
Voir à ce propos les affirmations de Camus lors de la rencontre avec les ouvriers du livre du 21 décembre 1957, à laquelle il est fait référence in Albert Camus et les libertaires, Égrégores éditions, 2008.
-
[1]
Albert Camus, Carnets III, op. cit., p. 152.
-
[2]
René Char, Recherche de la base et du sommet suivi de Pauvreté et privilège, Gallimard, 1955.
-
[3]
Albert Camus, Carnets III, op. cit., p. 153 ; Le Premier Homme, op. cit., p. 63.
-
[4]
Albert Camus, Actuelles III, Gallimard, 1958, p. 125.
-
[5]
Ibid., p. 90.
-
[6]
Albert Camus, Actuelles III, op. cit., p. 126.
-
[7]
Albert Camus, Carnets III, op. cit., p. 162.
-
[8]
Ibid., p. 161.
-
[9]
Jean El Mouhoub Amrouche, Journal 1928-1962, Non Lieu, 2009, p. 373.
-
[10]
Albert Camus, Actuelles III, op. cit., p. 147.
-
[11]
Ibid., p. 160.
-
[12]
Ibid., p. 87.
-
[13]
Ibid., p. 156.
-
[14]
Ibid., p. 160.
-
[15]
Ibid.
-
[16]
Ibid.
-
[17]
Albert Camus-Jean Grenier, Correspondance, op. cit., p. 199.
-
[18]
Albert Camus, Carnets III, op. cit., p. 180.
-
[19]
Albert Camus-Jean Grenier, Correspondance, op. cit., p. 201.
-
[20]
Jean Daniel, Avec Camus, Gallimard, 2006, p. 63.
-
[21]
Albert Camus, Actuelles III, Gallimard, 1958, p. 182.
-
[22]
Hamid Nacer-Khodja, Albert Camus, Jean Sénac ou le fils rebelle, Paris-Méditerranée, 2004, p 78.
-
[23]
Albert Camus, Carnets III, op. cit., p. 238.
Le voyage à Alger en février 1955 tombe bien.
Camus retrouve sa ville, « une poignée de pierres
étincelantes, jetées le long de la mer », l'odeur
de jasmin de sa jeunesse, le charme des nuits qui
l'accueillent comme autrefois, « fidèles », la lumière
bleue et dorée des matins ensoleillés, les oiseaux
qui gazouillent à vous crever les tympans. Il retrouve
sa mère auprès de laquelle les choses deviennent
simples parce que dépouillées de tout ce qui n'est
pas essentiel à la vie. Ici, maintenant, Camus peut
commencer cette recherche de « la base et du
sommet », pour reprendre l'expression de son ami
René Char dont il vient de publier, en janvier,
dans sa collection, le dernier volume de vers. Le
19 février, Camus note dans ses Carnets, pour
l'intégrer dans Le Premier Homme, cette étrange
discussion avec sa mère :
En quelle année est né papa ? / Je ne sais pas. J'avais quatre
ans de plus que lui. / Et toi en quelle année ? / Je ne sais pas.
Regarde mon livret de famille. / Bon sa famille l'a abandonné.
À quel âge ? – Je ne sais pas. Oh, il était jeune. Sa sœur l'a
laissé. – Quel âge avait sa sœur ? – Je ne sais pas...Camus reste deux semaines à Alger. Quelle
chance, s'exclame-t-il, d'être né ici et non à Saint-Étienne ou à Roubaix. Le samedi soir il danse dans
un bal, le dimanche il est à Tipasa avec Dominique
Blanchard : après la pluie, les absinthes argentées
trempées d'eau brillent au milieu des ruines d'un
éclat encore plus aveuglant. Son ancien camarade
d'école Jean de Maisonseul l'emmène le jeudi à
Orléansville : devenu architecte, il a en charge la
reconstruction d'une partie de la ville détruite six
mois auparavant par un terrible tremblement de
terre…
Date de mise en ligne : 30/11/2021
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