Chapitre V. Biologie, écologie et politique industrielle
- Par Juliette Grange
Pages 181 à 235
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- GRANGE, Juliette,
- Grange, Juliette.
- Grange, J.
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Notes
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[1]
Lovelock, James, La Terre est un être vivant, coll. Champs, Flammarion, 1979, p. 154., trad. franç. de Gaïa, a New Look at Life on Earth.
-
[2]
Le terme d’oekologie a été fixé par Haeckel en 1866, et la discipline scientifique n’a eu une existence institutionnelle qu’au xxe siècle. Cf. Deléage, Jean-Paul, Histoire de l’écologie, La Découverte, 1991.
-
[3]
Au grand dam de ses « disciples » scientistes comme Littré qui firent courir le bruit de son aliénation mentale. La religion de l’Humanité ne suffit pas : en effet, les hommes ressentent le besoin de témoigner leur gratitude à l’être sur lequel repose leur existence. Ainsi doit s’instaurer « une juste adoration de la Terre, érigée en Grand-Fétiche, siège et soutien du Grand-Être… », Synthèse subjective, rééd. Fayard (2000), p. 99.
-
[4]
Arne Naess oppose Deep et Shallow Ecology au bénéfice de la première.
-
[5]
Le Contrat naturel.
-
[6]
Nombre de défenseurs actuels de la « Nature » le supposent avec rapidité, par exemple Aldo Leopold pour qui l’Homme est inclus dans la Nature comme « membre à part entière de la communauté biotique ».
-
[7]
Cf. Juliette Grange (1996), p. 192 sq.
-
[8]
Juliette Grange, « Du corps politique à l’organisme social », Revue internationale de philosophie, n° 1 (1998), numéro spécial Auguste Comte.
-
[9]
Leçons 40 à 45 du Cours de philosophie positive. La conception comtienne n’est pas exposée ici pour elle-même (en tant que définition de la biologie) mais dans ses linéaments et dans la mesure où ceux-ci sont utiles à la compréhension de l’« écologie politique ».
-
[10]
Juliette Grange, « Du corps politique à l’organisme social », art. cit.
-
[11]
La notion de milieu interne n’est cependant pas fixée par Comte mais par Claude Bernard.
-
[12]
Georges Canguilhem (1968) en a donné pourtant un commentaire précis et éclairant.
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[13]
Ni le préjugé analytique de la biologie moléculaire (Jacques Monod), ni le holisme (Lovelock) ne sont susceptibles de permettre de penser la vie sur Terre si l’on suit la proposition de Comte.
-
[14]
Au contraire de ce qu’affirme Bichat, Recherches physiologiques sur la vie et la mort.
-
[15]
Entre la maladie et la santé, le pathologique et le normal, le déséquilibre qui conduira à la mort et l’harmonie dynamique de la vie, il y a une différence de degré. (Idée que Comte emprunte en partie à Broussais et qu’il étendra à la vie sociale et à la politique comme thérapeutique de la maladie sociale.)
-
[16]
Cf. chapitre II.
-
[17]
45e Leçon du Cours de philosophie positive principalement.
-
[18]
On trouve la théorie du langage dans le Système de politique, tome II, chapitre IV. Et un article de synthèse sur cette théorie d’Alain Rey, « La théorie positiviste des langages : Auguste Comte et la sémiotique », in Semiotica, n° IV, 1971, p. 52-74.
-
[19]
Système de politique, t. II, p. 224.
-
[20]
La logique artificielle des signes n’est donc pas le modèle de la langue en général et ce n’est que l’un des langages utilisés par les hommes. Le nominalisme médiéval qui en fait le seul modèle possible amène faussement à « réduire le raisonnement humain au seul langage [intellectuel] » (Système de politique, II, p. 240), alors qu’existent la logique des émotions et celle des images. Et Comte condamne par avance le logicisme et le formalisme : « Les prétendus logiciens se font des idées fausses et étroites de notre mécanisme intellectuel quand ils concentrent toute leur attention sur le plus volontaire mais le moins puissant des trois modes essentiels que comporte la combinaison mentale » (ibid., p. 241 ; les deux autres sont la logique des images et des sentiments). Et s’il y a une « logique » universelle pour Comte, celui-ci entend par là une logique étrangère aux formalismes, reflétée par le langage quotidien, ordinaire et vernaculaire. S’il n’y a pas de logique au sens usuel pour Comte, il ne peut y avoir non plus de linguistique au sens strict, les langues vivent (y compris dans le domaine scientifique, elles sont toujours légèrement impures, présentant des restes de métaphores), se transforment, échangent. Elles ne sont pas systématiques et obéissent à plusieurs grammaires juxtaposées qui peuvent présenter des éléments contradictoires. Non seulement donc aucune langue parfaite ou cohérente n’est possible ; mais aussi bien la considération d’une langue originaire (comme Rousseau ou d’autres philosophes le supposent).
-
[21]
Il y a bien certes une forme de langage chez les animaux, dans leurs actes mêmes d’abord (Système de politique, t. II, p. 222, c’est alors la vie des échanges avec le milieu et entre animaux qui est tout entière langage), et aussi comme institution sociale chez les animaux supérieurs. Mais du cri à la musique, du geste à la mimique, il y a la volonté et la société : il y a le renversement de la « fatalité » biologique (l’égoïsme individuel et animal) en institution collective.
-
[22]
Comte (45e Leçon du Cours de philosophie positive) a l’ambition de critiquer le cartésianisme, la psychologie de son époque (Maine de Biran) mais aussi Gall (Anatomie et physiologie du système nerveux en général et du cerveau en particulier, 1810-1819) dont il reprend en partie les travaux en leur reprochant certaines limites.
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[23]
Cette conception complexe de la vie cérébrale, véritable médiatrice entre biologique et social, permettra par ailleurs à Comte d’élaborer une intéressante théorie de la maladie mentale (cf. chapitre VI ci-dessous). La maladie en général est le trouble d’une part ou de la totalité de ces relations où organique, ce que nous appelons psychique, social et intellectuel sont étroitement mêlés. Le cerveau est l’organe de la vie au sens plénier du terme, organe de la relation et de la mémoire, de l’unité du corps et du lien à l’Humanité, il intéresse la médecine autant que la morale car il est le lieu de médiation entre corps individuel et esprit collectif. Il est, d’après Comte, historiquement modifié dans les structures mêmes (cette théorie étonnante amène Comte à critiquer l’innéité et la fixité des facultés décrites par Gall. Cf. 45e Leçon du Cours, Catéchisme, p. 138-139 et Système de politique, volume I, p. 685). Surtout il coordonne le langage, qui lui-même est médiateur entre l’unité du moi (et du corps individuel) et le « Grand-Être », la collectivité. D’où l’affirmation que la véritable théorie du langage est sociale et historique car ce n’est pas la logique des signes mais la profondeur de l’histoire culturelle qui en génère les formes.
-
[24]
Georges Canguilhem, « Histoire des religions et histoire des sciences dans la théorie du fétichisme d’Auguste Comte », Études d’histoire et de philosophie des sciences.
-
[25]
La « langue des signes » (celle des concepts, de l’argumentation, du raisonnement dont les mathématiques sont la forme la plus aboutie) cultive la non-ambiguïté, l’exactitude, la précision, la cohérence. Cette langue est essentiellement écrite, elle permet de transmettre d’une manière univoque des connaissances. Cette langue, à cause justement de sa forme potentiellement écrite, peut atteindre un public très vaste. Elle amène l’individu à une rigueur que la logique du langage lui impose ; ce n’est pas le sujet qui connaît rigoureusement, il reçoit en quelque sorte dans la construction même de la langue cette rigueur de ses prédécesseurs. « On peut observer le phénomène cérébral […] où le discours anticipe sur la pensée, sans altérer leur parallélisme. L’organe du langage […] prend l’initiative partielle des prochaines propositions, en se guidant d’après l’ensemble des précédentes. Il fournit ainsi des expressions qui peuvent se trouver prématurées, mais qui bientôt conviendront ailleurs » (ibid., p. 251).
-
[26]
Système de politique, t. II, p. 227.
-
[27]
Le Calendrier positiviste les regroupe.
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[28]
Cf. chapitre IV.
-
[29]
Chapitre III.
-
[30]
Cf. chapitre III.
-
[31]
Le progrès matériel est condition nécessaire mais non suffisante du progrès spirituel (cf. 51e Leçon du Cours, parmi d’autres textes).
-
[32]
Cf. chapitre III.
-
[33]
Marx.
-
[34]
Marx, Manifeste communiste.
-
[35]
Chapitre VI.
-
[36]
Cf. chapitre IV.
-
[37]
Sur la définition du capital et la nécessité de son accumulation, cf. Système de politique, II, p. 150 et sq. Sur « l’utilité sociale de la concentration des richesses », voir en particulier p. 155.
-
[38]
Les propositions européanistes ne sont pas rares dans la première moitié du xixe siècle. Dès 1814, Saint-Simon (en collaboration avec Augustin Thierry) écrit De la réorganisation de la société européenne ou De la nécessité de rassembler les peuples de l’Europe en un seul corps politique en conservant à chacun son indépendance. On trouve également une proposition de Leroux (Le Globe, décembre 1827), de Victor Considérant (De la politique et du rôle de la France en Europe, 1840) et d’autres (Littré, d’Eichthal, de Girardin).
-
[39]
Catéchisme positiviste, op. cit., p. 130.
-
[40]
Les textes les plus nombreux et explicites sur cette question se trouvent au tome IV du Système de politique.
-
[41]
Dans le projet comtiste, l’Europe, à terme, doit comporter soixante-dix régions ou provinces (dont dix-sept seraient françaises) indépendantes administrativement, les États nationaux étant lentement dessaisis de toute souveraineté, y compris et surtout dans le domaine « spirituel » (dans celui de la formation de l’opinion : la culture et l’éducation). Contrairement aux propositions de Michelet ou des mazziniens, Comte ne conserve pas les États nationaux dans sa proposition européenne mais, on l’a dit au chapitre III, l’État national reste un passage obligé pour toutes les sociétés et cultures.
-
[42]
Système de politique, tome IV, p. 305.
-
[43]
Aux six nations – France, Italie, Angleterre, Allemagne, Espagne, Suisse – constituant le noyau originel s’adjoindraient progressivement les nations scandinaves, les Pays-Bas, la Belgique, le Portugal et la Grèce, puis plus tard les Amériques du Nord et du Sud.
-
[44]
Cours de philosophie positive, 54e Leçon.
-
[45]
Le romantisme s’entend ici comme le refus de la modernité, refus qui s’appuie sur le regret et la nostalgie de la beauté supposée du passé, l’éloge de la solitude, la critique de la vie urbaine et industrielle. La nature est pour lui ce que le mal (la société humaine) n’a pas encore souillé.
-
[46]
On trouve dans le Système de politique, IV, des propositions concernant la limitation de la population humaine, des propositions concernant la botanique et l’agronomie, l’urbanisme et les espèces animales, sauvages ou domestiques, à conserver, à protéger ou à éradiquer. Des considérations sur la souffrance animale (une proposition d’abattoirs modernes), etc.
-
[47]
Passéisme, conservatisme, voire nazisme supposé de l’écologie et du culte néoromantique de la nature, d’un côté ; néoscientisme, dogme du progressisme moderne, de l’autre.
-
[48]
La Synthèse subjective, le dernier volume du Système de politique.
-
[49]
Trad. franç., Aubier, 1995, p. 271.
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[50]
Système de politique, IV, p. 517.
-
[51]
Ibid.
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[52]
Cette conception de la technique est tout à fait inactuelle, elle ne correspond pas à ce qui est pratiqué dans les sociétés occidentales avancées où toutes les applications techniques rendues possibles par la science et pouvant générer un profit économique sont adoptées sans discussion ni réflexion, même si elles sont dangereuses. On peut au contraire juger cette conception de la technique utile si l’on est persuadé de la nécessité de rompre avec l’état des choses.
-
[53]
La 56e Leçon du Cours, particulièrement les pages 510-530 de l’édition Hermann (tome II), traite du progrès technique.
-
[54]
L’instruction accompagne l’expansion de l’industrie. « L’industrie tendait à propager jusqu’aux derniers rouages sociaux le désir et même l’obligation d’une certaine instruction écrite, à laquelle la parole ne pouvait plus convenablement suppléer… », ibid., p. 515.
-
[55]
Si l’on excepte Gilbert Hottois qui pose cependant le problème d’un point de vue moral plus que politique : « Au problème éthique et technique, la solution paraît être la détermination d’une voie moyenne qui consisterait à fuir les extrêmes de la technophilie effrénée et de la technophobie réactionnaire, et à opérer des choix entre les possibles techniques à actualiser et les possibles techniques auxquelles on décide de renoncer » (1984), p. 165.
-
[56]
« Cette réconciliation signifie ; conquête du monde par et pour l’homme, déploiement illimité des forces de la technique », Kostas, Axelos, Marx, penseur de la technique, Minuit, 1961.
-
[57]
Ibid., p. 221. Le naturalisme achevé signifie technicisme achevé puisque l’humanisme socialiste et communiste réalisera le « dépouillement de toute naturalité ».
-
[58]
Tome IV du Système de politique (1854), Synthèse subjective (1857).
-
[59]
« Relever les animaux de la flétrissure théologique », Système, IV, p. 360.
-
[60]
Charles-Georges Leroy (1802), Lettres philosophiques sur l’intelligence et la perfectibilité des animaux est la référence de Comte : les animaux bien qu’incapables de progrès spontané ne sont pas les mécaniques réglées que la tradition philosophique suppose.
-
[61]
Les machines qui ôtent la nécessité de l’esclavage des hommes peuvent libérer aussi les animaux ; substituer les animaux aux hommes ne suffit pas, il faut trouver de nouvelles sources d’énergie (comme la marée précise Comte). Système de politique, IV, p. 359.
-
[62]
Maurice Agulhon, « Le sang des bêtes, le problème de la protection des animaux en France au xixe siècle », Romantisme, n° 31, 1981, montre qu’il s’agit là d’une attitude répandue chez les républicains (qui votèrent la loi Grammont de 1850).
-
[63]
Système de politique, IV, p. 358-359.
-
[64]
Ibid., IV, p. 225.
-
[65]
Ibid., p. 360.
-
[66]
Ibid.
-
[67]
Le Contrat naturel, op. cit., p. 83.
-
[68]
Canguilhem Georges (1968), « Histoire des religions et histoire des sciences dans la théorie du fétichisme d’Auguste Comte », in Études d’histoire et de philosophie des sciences, Vrin, 1979, p. 81 sq.
-
[69]
Les hommes primitifs prennent leurs désirs pour des réalités, Système, III, p. 94, Cours, 51e leçon (sur les effets positifs de cette illusion).
-
[70]
Définition du fétichisme, Système, tome II, p. 80.
-
[71]
Par ce terme, Comte tente d’exprimer l’énigme de la représentation dans la connaissance ou la figuration. Voir notre travail sur ce thème in Juliette Grange (1996).
-
[72]
Le Nouvel Évangile, texte du xiie siècle, édité et cité abondamment dans le premier xixe siècle français. Il est probablement une des sources de l’idée de progrès, particulièrement au sens où Comte l’entend (progrès spirituel entendu comme progrès vers la spiritualité).
-
[73]
La Synthèse subjective.
-
[74]
C’est le propos du Discours sur l’ensemble du positivisme.
-
[75]
Harman Grisewood, « The Gigantic Fetish, a study of Comte’s Religious Peculiarity », Dublin Review, First Quarter 1951, p. 89-97, Londres, Burns Oates.
-
[76]
Ibid., p. 92.
-
[77]
Cf. Chapitre I.
-
[78]
Cf. la 52e Leçon du Cours de philosophie positive.
-
[79]
Pour reprendre l’expression d’un penseur souvent cité en référence par la deep ecology contemporaine.
-
[80]
Comte s’interroge sur la nécessité de protéger les espèces nuisibles (à l’Humanité).
-
[81]
On trouve la proposition d’une fête de la végétation, d’un culte des animaux.
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[82]
Sur la nécessité d’aimer aussi le monde que l’on connaît, voir Système de politique, IV, p. 242.
-
[83]
Cf. supra.
-
[84]
Au sens de Michel de Certeau, « Le croyable. Préliminaires à une anthropologie des croyances » in Exigences et perspectives de la démiotique sous la direction de Parnet et Ruprecht, J. Benjamin, 1985.
L’Humanité s’unifie progressivement au cours de l’histoire.
L’Empire romain préfigure dans l’Antiquité ce qui a continué à se
construire dans le cadre du commerce international et des grandes
explorations à partir de la Renaissance. Cette unification s’accomplit au xixe siècle : l’Humanité prend conscience d’elle-même par la
connaissance historique, elle complète sa connaissance de la Terre
en terminant sa cartographie, elle acquiert ainsi une identité politique, le cadre en sera mondial. Ce « cosmopolitisme » n’est pas
sans lien avec une autre forme d’unité, celle de ce que Comte
appelle le « domaine terrestre », le milieu de vie de l’Humanité.
Le fait du destin politique mondial de l’Humanité, la vie
industrielle (division du travail, transformation de l’agriculture,
opinion publique internationale) entraîne nécessairement l’obligation de prendre en considération ce que l’on nommera plus tard
l’écologie, c’est-à-dire qu’il convient de se donner les moyens
moraux et politiques du maintien de la vie sur Terre (une politique
industrielle publique et des valeurs). La Terre est désormais en
effet pour la première fois à peu près géographiquement une de
par la connaissance et l’activité de l’espèce humaine. Pour la première fois, elle est le milieu de vie unifié d’un vivant unique (ce
que Comte appelle la biocratie). La solidarité entre les humains
doit être complétée par la solidarité entre l’Humanité et le monde
dans lequel elle vit, qu’elle transforme et dont elle dépend.
L’intérêt de la proposition « positiviste » dans le domaine
que nous appelons actuellement l’écologie est double…
Date de mise en ligne : 08/11/2021
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