6. Les parents seraient-ils responsables ?
- Par Cécile Delannoy
Pages 99 à 120
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- Delannoy, C.
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Notes
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[1]
Maurice Berger, op. cit.
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[2]
Marcel Rufo, op. cit.
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[3]
Entretien avec l’auteur.
-
[4]
Pierre Lévy-Soussan, « Travail de filiation et adoption », Revue française de psychanalyse, n° 1, 2002.
-
[5]
Le fait est qu’il existe dans les pays les plus pauvres des œuvres qui recueillent des enfants et qui mettent en place des formules de parrainage. Pour une somme de l’ordre de 15 à 35 euros par mois, un parrain peut assurer la pension complète d’un enfant, y compris sa scolarisation. Après plusieurs adoptions d’enfants aujourd’hui adultes, un couple de parents mus par cette même conviction a fait le choix de consacrer sa retraite à travailler sur place au développement du pays où ils ont adopté. La solution, disent-ils aujourd’hui, ce n’est pas de faire adopter les enfants à l’étranger, c’est de lutter pour que les parents puissent élever dignement leurs enfants.
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[6]
Pierre Lévy-Soussan, op. cit.
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[7]
Les parents adoptifs soignent en ce cas un problème dont ils ne sont pas responsables. En leur absence, le problème aurait été le même ou aurait pu empirer.
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[8]
Entretien avec l’auteur.
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[9]
Entretien de l’auteur avec le professeur Pierre Lévy-Soussan.
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[10]
Entretien avec l’auteur.
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[11]
Entretien de l’auteur avec le professeur Pierre Lévy-Soussan.
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[12]
Entretien avec l’auteur.
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[13]
L’adoption simple confère à l’enfant adopté un certain nombre de droits – héritage en particulier – mais ne coupe pas les liens de l’enfant avec sa famille d’origine et conserve son état civil.
-
[14]
Maurice Berger, op. cit.
-
[15]
Alors, pourquoi ne pas taire à l’enfant son adoption, si sa couleur le permet ? Pourquoi ? Parce que les parents, eux, le savent, et l’entourage aussi le plus souvent, ce qui n’est pas le cas dans notre anecdote. On ne peut pas élever un enfant dans le mensonge et le secret…
-
[16]
Les changements de législation, tout comme les progrès scientifiques pour établir la paternité, sont en passe de modifier cette réalité : dans les décennies qui viennent, le père pourra être assuré de sa paternité biologique, et la mère pourra donner son nom à l’enfant.
-
[17]
Pierre Lévy-Soussan, op. cit.
-
[18]
Sauf lorsqu’ils savent que leur abandon est le fait du père devenu veuf, la mère étant morte lors de l’accouchement, ce que j’ai rencontré à deux reprises.
-
[19]
Entretien avec l’auteur.
-
[20]
Le Monde de l’éducation, entretien avec Pierre Boncenne, mai 2001.
-
[21]
Boris Cyrulnik, Un merveilleux malheur, coll. « Poches », Odile Jacob, Paris, 1999.
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[22]
Marcel Rufo, op. cit.
-
[23]
Zerdalia K. S. Dahoun (sous la direction de), Adoption et cultures : de la filiation à l’affiliation, L’Harmattan, Paris, 1996.
Lorsque nous nous heurtons à nos adolescents dans leur période d’agressivité, nous en éprouvons souvent de la culpabilité : qu’avons-nous raté ? Qu’aurions-nous dû faire ? Ce qui nous hante, c’est la crainte – et la honte – d’être responsables des troubles de comportement de nos enfants et le cas échéant de la mauvaise relation qui s’est installée entre eux et nous.
La question peut d’autant moins être éludée que certains psychothérapeutes mettent en cause d’abord les parents. Il y a là une souffrance supplémentaire et une source d’amertume pour ceux qui consultent : loin d’être réconfortés par le « psy », ils s’entendent alors répondre que les difficultés leur sont imputables. Mais les psychothérapeutes que nous avons rencontrés ne parlent pas d’une seule voix sur cette question. Plus encore, ils ne préconisent pas tous la même attitude. Nous allons essayer dans un premier temps de les entendre et de confronter leurs positions, telles que nous avons cru les comprendre.
La première démarche qui s’impose aux parents désireux d’adopter est d’obtenir l’agrément de la DISS. Pour cela, ils sont dans l’obligation de rencontrer un ou une psychologue qui les invite à réfléchir sur leurs motivations. Pour de nombreux parents, même si le contact est bon et que l’entretien se passe bien, même s’ils admettent qu’on ne peut pas confier un enfant à un couple sans un minimum de précautions, cette obligation est vécue comme une deuxième atteinte narcissique. La première est celle de la stérilité : nous ne sommes pas « capables » de faire des enfants…
Date de mise en ligne : 03/05/2017
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