4. Les parcours scolaires
- Par Cécile Delannoy
Pages 69 à 80
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- Delannoy, C.
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Notes
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[1]
Cent cinquante enfants, je le rappelle. Cela ne permet pas de généraliser avec certitude.
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[2]
Voici toutefois un témoignage : « Je me rappelle mon premier jour à l’école. Affreux ! Tous ces enfants de mon âge qui étaient blancs, tous blancs ! »
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[3]
Francis Imbert, L’Impossible Métier de pédagogue, Éditions ESF, Paris, 2000.
-
[4]
Jacques Lévine, JE est un autre, Éditions ESF, Paris, 2001.
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[5]
Entretien de l’auteur avec Marie-Jo Rancon, orthophoniste.
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[6]
Pascale Kremer, « Le divorce des parents pénalise la scolarité des enfants », Le Monde, 3 mai 2002.
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[7]
L’article du journal Le Monde émet un certain nombre d’hypothèses explicatives : moindre contrôle scolaire des parents qui connaissent une vie plus mouvementée, moindre disponibilité financière dans ces familles dissociées ou encore perturbations du climat familial antérieures au divorce lui-même et ayant entraîné celui-ci. Les deux premières hypothèses ne correspondent pas au vécu des familles adoptives.
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[8]
Maurice Berger, L’Enfant et la souffrance de la séparation, Dunod, Paris, 2003.
-
[9]
Il n’est cependant pas évident de généraliser à partir de cette enquête, AEM attachant beaucoup d’importance à la sélection qu’elle effectue parmi des candidats qui ont déjà reçu l’agrément de la DDASS et à la préparation qu’elle leur impose.
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[10]
Par célibataire, l’enquête entend donc un adulte qui n’est ni marié ni installé en couple.
Lors des entretiens avec les parents, la scolarité de leurs enfants peut apparaître de trois façons différentes.
Elle est très peu présente lorsque tout se passe bien : les parents expliquent que l’enfant s’est bien adapté à la famille, parlent de son comportement, de ses qualités, de ses relations aux autres, de son apprentissage rapide de la langue française, et la scolarité n’est évoquée, brièvement, qu’en réponse à ma question : « Et à l’école, comment ça s’est passé ? – Sans problème ! » Selon les cas, il sera éventuellement précisé que l’enfant est plutôt brillant, ou que ça se passe normalement sans qu’il manifeste un investissement très fort, un peu de paresse, rien que de très normal ; ou enfin, s’il s’agit d’un adolescent, les parents précisent l’orientation qu’il a choisie et le niveau d’étude atteint.
La deuxième situation, plus rare, est celle où le discours sur la scolarité envahit presque tout le champ de l’entretien : l’enfant semble adapté, attaché à ses parents adoptifs, affectueux et sensible, mais il est en échec scolaire. Si de surcroît les parents se trouvent appartenir au monde enseignant – ce qui n’est pas rare –, toute leur angoisse se porte sur cette non-réussite scolaire.
Enfin, l’évocation de difficultés scolaires, sous forme d’échec précoce ou sous forme de rejet de l’école après un début satisfaisant, accompagne presque toujours les troubles de l’adolescence. Le discours des parents est alors centré sur le comportement : enfant agressif, qui refuse toute loi et toute limite, violent en paroles et parfois en actes… Les difficultés scolaires sont vues à la fois comme conséquences et symptômes d’autres troubles…
Date de mise en ligne : 03/05/2017
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