La question des nationalismes
- Par Yves Buffetaut
Pages 14 à 15
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- BUFFETAUT, Yves,
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- Buffetaut, Y.
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Le congrès de Vienne, en 1815, conforte la place hégémonique de l’Autriche en Europe. Celle-ci domine l’Italie et l’Allemagne, myriade de petits États et de principautés. Pourtant, des mouvements nationaux apparaissent. Ils sont contenus par le chancelier autrichien Metternich. En 1848, un vent révolutionnaire secoue l’Europe entière, mais échoue.
En Italie, Victor-Emmanuel et son premier ministre, Cavour, s’allient avec Napoléon II pour constituer une Italie indépendante. Cette coalition bat les Autrichiens en 1859. Victor-Emmanuel devient roi d’Italie en 1861. En Allemagne, c’est le chancelier Bismarck qui impose la Prusse comme puissance européenne. Il vainc le Danemark en 1864, puis l’Autriche en 1866 et la France en 1870.En 1871, le roi Guillaume Ier est couronné empereur d’Allemagne.
Lune des principales causes de tension en Europe du Sud est l’antagonisme larvé entre l’Empire austro-hongrois et la Serbie. En 1903, le roi de Serbie proautrichien est assassiné par la Main noire, une organisation nationaliste serbe. Dès lors, la politique serbe devient franchement anti-autrichienne. En 1908, l’annexion de la Bosnie-Herzégovine par l’Autriche provoque une très vive tension ; la Serbie ne renonce à la guerre qu’en raison des pressions de la Russie, alliée traditionnelle des Serbes, peuple slave. Sur le papier, l’Empire austro-hongrois est plus puissant que la petite Serbie, mais c’est un empire malade. Avec moins de 1 % de la population détenant 40 % des terres, c’est l’État le plus inégalitaire d’Europe…
Date de mise en ligne : 08/07/2024
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