Chapitre de Que sais-je ? / Repères

Chapitre III

Théories de la traduction

Pages 47 à 64

Citer ce chapitre


  • Oustinoff, M.
(2015). Théories de la traduction. La traduction (5e éd., p. 47-64). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/la-traduction--9782130652175-page-47?lang=fr.

  • Oustinoff, Michaël.
« Théories de la traduction ». La traduction, Presses Universitaires de France, 2015. p.47-64. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-traduction--9782130652175-page-47?lang=fr.

  • OUSTINOFF, Michaël,
2015. Théories de la traduction. In : La traduction. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Que sais-je ? p.47-64. URL : https://shs.cairn.info/la-traduction--9782130652175-page-47?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Voir Jean-René  Ladmiral « Sourciers et ciblistes », Revue d’esthétique n° 12 Toulouse, Privat, 1986, p. 33-42.
  • [2]
    Cité par Lawrence Venuti, op. cit., p. 1 : « La traduction consiste selon moi à produire un texte d’une telle transparence qu’il ne semble pas avoir été traduit » (notre traduction).
  • [3]
    Traduit par Antoine  Berman, in Les Tours de Babel, op. cit., p. 303.
  • [4]
    Wilhelm  von Humboldt Sur le caractère national des langues et autres écrits sur le langage, éd., trad. Denis Thouard, Paris, Le Seuil, 2000, p. 39.
  • [5]
    Antoine  Berman L’Épreuve de l’étranger, op. cit., p. 248.
  • [6]
    Voir Antoine  Berman « Hölderlin, ou la traduction comme manifestation », in Les tours de Babel, op. cit., p. 93-109.
  • [7]
    Eugene  E.  Nida Toward a Science of Translating Leyde, Brill, 1964.
  • [8]
    Roman Jakobson, « Aspects linguistiques de la traduction », op. cit., p. 80.
  • [9]
    John  Catford A Linguistic Theory of Translation Londres, Oxford University Press, 1965.
  • [10]
    A. V.  Fedorov Vvedenie v teorju perevoda Moscou, Institut des littératures en langue étrangère, 1958.
  • [11]
    Edmond  Cary Comment faut-il traduire ?(1958) Lille, PUL, 1985, p. 8.
  • [12]
    J.-P.  Vinay et J.  Darbelnet Stylistique comparée du français et de l’anglais , op. cit., p. 23.
  • [13]
    Georges  Mounin Problèmes théoriques de la traduction Paris, Gallimard, 1963, p. 16-17.
  • [14]
    Alfred  Malblanc Stylistique comparée du français et de l’allemand (1944) Paris, Didier, 1968.
  • [15]
    Citons parmi les ouvrages récents, dans les cadres théoriques les plus divers, les travaux suivants : V. G.  Gak Russkij Jazyk v sopostavlenii c frantsuzskim(1975) Moscou, Russkij jazyk, 1988, ; Jacqueline  Guillemin-Flescher Syntaxe comparée du français et de l’anglais. Problèmes de traduction Gap, Ophrys, 1981, ; Michel  Ballard La Traduction : de l’anglais au français Paris, Nathan, 1987, ; Hélène  Chuquet et Michel  Paillard Approche linguistique des problèmes de traduction. Anglais-français Gap, Ophrys, 1987, ; Claude  Demanuelli et Jean  Demanuelli Lire et traduire. Anglais-français Paris, Masson, 1991, ; Anne  Boulanger Pratique de la traduction du russe. Éléments de syntaxe comparée Gap, Ophrys, 2001, ; Sándor  Hervey et Ian  Higgins Thinking Translation. A Course in Translation Method : French and English (1992) Londres, Routledge, 2002. . La série existe pour l’allemand, l’espagnol, l’italien
  • [16]
    « Aucun problème n’est aussi consubstantiel aux lettres et à leur modeste mystère que celui que propose une traduction », (trad. Jean-Pierre Bernès, dans Jorge Luis Borges, Œuvres complètes, I, Paris, Gallimard, « La Pléiade », 1993, p. 290)
  • [17]
    Henri  Meschonnic Pour la poétique II. Épistémologie de l’écriture. Poétique de la traduction Paris, Gallimard, 1973.
  • [18]
    Antoine  Berman Pour une critique des traductions, op. cit., p. 42.
  • [19]
    Georges  Mounin Les Belles Infidèles, op. cit., p. 13.
  • [20]
    Voir Jean-René  Ladmiral Théorèmes pour la traduction Paris, Payot, 1979, p. 85. sq
  • [21]
    Henri  Meschonnic Pour la poétique II, op. cit., p. 307.
  • [22]
    Walter  Benjamin « La tâche du traducteur », in Mythe et violence, trad. M. de Gandillac, Paris, Denoël, 1971. (Heidelberg, 1923)
  • [23]
    Respectivement : « Ne laisse pas ta main gauche savoir ce que fait ta main droite » (notre traduction) et : « Fais en sorte que même ton ami le plus proche n’en sache rien » (notre traduction).
  • [24]
    Henri Meschonnic, op. cit., p. 336.
  • [25]
    Ibid., p. 306.
  • [26]
    Ibid., p. 313-314.
  • [27]
    Ibid., p. 449.
  • [28]
    Cité par Henri Meschonnic, op. cit., p. 317.
  • [29]
    Ibid., p. 316.
  • [30]
    Vladimir  Nabokov « Translator’s Foreword, Mikhail Lermontov », A Hero of Our Time (1958) Londres, Everyman, 1992, p. 7. (notre traduction).
  • [31]
    Voir Henri  Meschonnic, op. cit., p. 311, sq., et Paul  Ricœur La Métaphore vive Paris, Le Seuil, 1975.
  • [32]
    Voir Henri Meschonnic, op. cit., p. 323.
  • [33]
    Voir Octavio  Paz Traducción : literatura y literalidad Barcelone, Tusquets, 1971.
  • [34]
    Voir Efim  Etkind Un art en crise. Essai de poétique de la traduction poétique Lausanne, L’Âge d’homme, 1982.
  • [35]
    Efim Etkind, cité par Inês Oseki-Dépré, op. cit., p. 89.
  • [36]
    Roman Jakobson, « Aspects linguistiques de la traduction », op. cit., p. 86.
  • [37]
    Préface, Lawrence  Venuti The Translator’s Invisibility , op. cit., p. VII. . « Le développement de la traductologie en tant que discipline autonome est une réussite marquante des années 1980 » (notre traduction)
  • [38]
    Voir Susan  Bassnett Translation Studies Londres, Methuen, 1980.
  • [39]
    Antoine  Berman Pour une critique des traductions : John Donne, op. cit., p. 42.
  • [40]
    Ibid., p. 79.
  • [41]
    Yuan  Xiaoyi « Débat du siècle : fidélité ou recréation ?», in revue Meta , 1,1999.
  • [42]
    Xu  Jun « Réflexions sur les problèmes fondamentaux de la traduction », revue Meta , 1,1999.
  • [43]
    Ibid., p. 47.
  • [44]
    Ibid., p. 50.
  • [45]
    Ibid., p. 51.

À l’époque contemporaine, la traduction s’est dotée d’une théorie propre. Comme pour la littérature ou la linguistique, il existe plusieurs théories. Plutôt que de les prendre une à une, on en donnera une présentation thématique.
Quand on ouvre une traduction, on voit généralement la mention : « Traduit de l’italien par… » ou « Traduit du hongrois… », etc. On traduit en effet toujours d’une langue vers une autre (parfois il s’agit de la même, mais à des époques différentes : la Chanson de Roland exige d’être traduite en français moderne pour celui qui ignore l’ancien français). On a vu ainsi apparaître au xxe siècle des termes tels que source language (SL) (rendu en français par « langue source » ou « langue de départ (LD) ») et target language (TL) (rendu par « langue cible » ou « langue d’arrivée (LA) »).
Dans les ouvrages de traductologie, on voit des schémas, parfois d’une grande complexité, qui dérivent en réalité tous de la formule fondamentale :
LD → LA
La flèche symbolise le transfert linguistique que constitue la traduction et que vient confirmer l’étymologie (« traduire » = « conduire »(ducere), « conduire de l’autre côté » (« trans »)). L’opposition entre la lettre et l’esprit n’en a pas disparu pour autant, mais elle a tendance à se focaliser sur la question de la langue : d’un côté, les « sourciers » ; de l’autre, les « ciblistes ». Les uns privilégieraient le « texte source », les autres le « texte cible » (ou la « culture source » et la « culture cible », etc…


Date de mise en ligne : 29/05/2015

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