Analyse du travail et ingénierie de formation : un lien indéfectible
- Par Paul Santelmann
Pages 40 à 50
Citer cet article
- SANTELMANN, Paul,
- Santelmann, Paul.
- Santelmann, P.
https://doi.org/10.3917/edpe.226.0040
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- Santelmann, P.
- Santelmann, Paul.
- SANTELMANN, Paul,
https://doi.org/10.3917/edpe.226.0040
Notes
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[1]
Les objectifs en matière de formation professionnelle qualifiante des adultes remontent aux décrets-lois des 12 novembre 1938 et 6 mai 1939 relatifs au reclassement professionnel des chômeurs et à la promotion ouvrière, et qui ont fondé notamment le développement de la fpa.
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[2]
Les centres de fpa seront fédérés par l’anifrmo en 1949, qui donnera naissance à l’afpa en 1966.
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[3]
Léon Walther (1889-1963), technopsychologue du travail industriel, professeur à l’Institut Jean-Jacques Rousseau de l’université de Genève, directeur de l’Institut de psychotechnique à partir de 1932.
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[4]
Alfred Carrard (1889-1948), ingénieur en mécanique et psychotechnicien suisse, a initié une méthode d’apprentissage accéléré qui sera à la base du développement des centres de fpa en 1936. Conçue pour les métiers de l’industrie, cette méthode sera réaménagée et améliorée dans les années 1950 et 1960.
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[5]
Ces orientations minimalistes en formation des adultes sont d’autant plus surprenantes que l’allongement desétudes en formation initiale est présenté comme l’alpha et l’oméga de la réussite sociale et professionnelle.
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[6]
La notion de compétences transversales renvoie à de très nombreuses définitions et références (dont le référentiel Cléa) qu’il est impossible d’exposer ici.
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[7]
Ces injonctions sont « empruntées » aux processus informels d’apprentissage et aux différentes démarches d’autoformation qui sont présentées comme des modèles à suivre. Or, ce sont bien les limites de ces processus de développement personnel, reproduisant les déterminismes sociaux, qui nécessitent des modalités d’organisation plus collectives.
La formation professionnelle accélérée (fpa), qui a joué un rôle important dans l’après-guerre, se caractérisait par une conception pédagogique fondée sur la reconstitution des activités professionnelles dans les centres de formation. Cette démarche, expérimentée au milieu des années 1930, impliquait une analyse méthodique de l’exercice des métiers, mais aussi une reconstruction didactique favorable à un apprentissage efficace. L’analyse du travail est ainsi devenue une pierre angulaire dans la façon de concevoir et d’organiser la formation professionnelle.
Or ces acquis seront dilués dans les années 1980 et 1990, marquées par la crise économique et les mutations du système productif. Ces deux phénomènes ont détérioré le rapport à l’emploi et au travail d’une partie importante de la population en mal de perspectives professionnelles. Alors que ce contexte nécessitait une refondation ambitieuse du système de formation, l’enseignement professionnel scolaire est demeuré une voie de relégation, le développement de l’apprentissage a été entravé par l’essor des contrats en alternance et de nombreux dispositifs de formation des jeunes, et la formation des adultes a été entraînée dans le court-termisme. Cette situation n’a pas favorisé une rénovation des méthodes d’analyse du travail, laquelle aurait sans doute contribué à rendre plus efficaces les pratiques pédagogiques.
L’opposition entre savoir et travail s’est cristallisée et a retardé l’interaction du système éducatif avec le système productif…
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