L’adoption du côté des parents
Pages 209 à 227
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- GAVARD, Marie-Claude,
- Gavard, Marie-Claude.
- Gavard, M.-C.
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- Gavard, M.-C.
- Gavard, Marie-Claude.
- GAVARD, Marie-Claude,
Le cheminement des parents vers l’adoption est souvent un parcours long et douloureux. Le cas le plus « facile » est celui des parents qui ont déjà un ou plusieurs enfants, qui peuvent en avoir d’autres biologiques, mais font le choix d’adopter. Il n’y a pas de processus de deuil de l’enfant impossible ni de parcours médical pénible. L’adoption conseillée est celle d’un enfant plus jeune que les enfants biologiques pour ne pas susciter la jalousie du nouvel arrivant. Cela évite la tentative de domination de l’enfant adopté envers les enfants biologiques plus jeunes. Il pourrait vouloir se venger sur eux de son malheur passé, trouvant la vie injuste et voulant les faire souffrir pour rétablir un pseudo-équilibre, une pseudo-justice.Il convient de s’assurer que tous les membres de la famille sont d’accord avec ce projet qui, à défaut, peut déboucher sur des problèmes graves et durables.
Les couples qui ne peuvent pas avoir d’enfant décident fréquemment d’avoir recours à l’adoption, après des mois de traitements douloureux physiquement et éprouvants psychologiquement. L’échec répété des tentatives de fécondation les a souvent déprimés. Si l’un des deux seulement ne peut procréer, il se sent fréquemment coupable et se dévalorise.
Un soutien de psychothérapie est fortement recommandé.
Les traitements médicaux sont éreintant et l’on parle fréquemment de « parcours du combattant et d’épreuve ». L’humeur de la femme peut fluctuer au gré des hormones administrées : irritabilité, hypersensibilité, tristesse, pleurs sont très souvent caractéristiques de cette période…
Date de mise en ligne : 30/06/2022
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