9. L’histoire au travail. Absolutisme et Lumières dans l’atelier de l’historien
- Par Joël Cornette
Pages 276 à 326
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Ce chapitre terminal présente des études qui attestent tout à la fois du renouvellement et de la fécondité de la recherche concernant la période qui s’étend du règne de Louis XIV à la Révolution.Cette série d’une quarantaine de « gros plans », en forme de bibliographie commentée, ne vise nullement à une quelconque exhaustivité, mais à mettre en valeur quelquesunes des interrogations des historiens, capables de provoquer réflexions et débats, de susciter aussi des vocations pour poursuivre la recherche.Car l’histoire est un chantier, un atelier en perpétuelle construction et activité.■ Jean-Marc Moriceau, Terres mouvantes. Les campagnes françaises du féodalisme à la mondialisation, xiie-xixe siècle, Paris, Fayard, 2002. En 1973, la leçon inaugurale d’Emmanuel Le Roy Ladurie au Collège de France allait faire date : « l’histoire immobile » dressait le bilan de plus d’une décennie d’études de l’école dite des Annales dans l’examen des rapports entre la démographie (le nombre des hommes) et l’économie rurale (la production et la productivité agricoles). La thèse était que, de la famine de 1315 à la banqueroute de Law, à l’aube des Lumières, à l’intérieur des frontières de l’hexagone et malgré des oscillations chronologiques et régionales aussi indéniables qu’impressionnantes, un plafond s’était opposé à toute croissance de la population (vingt millions d’habitants en 1310 comme en 1720) et à celle de la production agricole (les techniques et les rendements céréaliers restent globalement inchangés)…
Date de mise en ligne : 03/10/2025
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