Chapitre d’ouvrage

Chapitre II - L’école dans la littérature

Pages 83 à 103

Citer ce chapitre


  • Marcoin, F.
(1992). Chapitre II - L’école dans la littérature. À l'école de la littérature (p. 83-103). Éditions de l'Atelier. https://shs.cairn.info/a-l-ecole-de-la-litterature--9782708229495-page-83?lang=fr.

  • Marcoin, Francis.
« Chapitre II - L’école dans la littérature ». À l'école de la littérature, Éditions de l'Atelier, 1992. p.83-103. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/a-l-ecole-de-la-litterature--9782708229495-page-83?lang=fr.

  • MARCOIN, Francis,
1992. Chapitre II - L’école dans la littérature. In : À l'école de la littérature. Éditions de l'Atelier. Apprendre - Comprendre, p.83-103. URL : https://shs.cairn.info/a-l-ecole-de-la-litterature--9782708229495-page-83?lang=fr.

Notes

  • [1]
    B. Malignas, Livre de lecture et de morale CM et Sup, Larousse, 1938.
  • [2]
    L’Art du roman, Gallimard, 1986.
  • [3]
    Pages de journal, 1922-1966, Gallimard, 1968, p. 106 et p. 171.
  • [4]
    Les Français fictifs, Hachette, 1974.
  • [5]
    Revue des Sciences Humaines, n° 174, 1979, « la Littérature dans l’École, l’École dans la Littérature ».

Lentement et malaisément un art, une écriture se constituent en dehors de l’art et de l’écriture. Et l’histoire n’a que mépris pour ces « bas-bleus », ces « gouvernantes » qui acceptèrent modestement d’écrire pour des enfants, en dehors du monde littéraire. La critique n’a pas tardé à rendre justice à la comtesse de Ségur, trop atypique, mais la question pour elle comme pour les autres est posée, du rapport entre l’éducation et la création.
Trois exemples au moins sont éclairants. Trois auteurs féminins, Sophie Ulliac-Trémadeure, Zénaïde Fleuriot, Zulma Carraud.
En 1833, la Société pour l’instruction élémentaire couronne un autre livre de lecture courante « pour les enfants et peur les adultes », le Petit Bossu et la Famille du sabotier, de Sophie Ulliac-Trémadeure, qui obtiendra un an plus tard le prix Montyon de l’Académie française. Ouvrage donc particulièrement distingué, puisque ce prix Montyon contribue tout au long du XIXe siècle à façonner une littérature définie par son rapport avec la vertu. Il suffit de savoir que Mlle Ulliac-Trémadeure l’emporte sur Balzac, qui ambitionnait cette récompense pour Le Médecin de campagne.
Dès cette époque l’importance des prix apparaît parmi les possibilités de médiatisation d’un titre. À certains égards, le Goncourt peut être vu comme une sorte de contre-prix Montyon, proclamant l’originalité de l’écriture plutôt que les qualités morales. Tous deux cependant commandent de la même manière le projet des écrivains désireux d’être primés…


Date de mise en ligne : 20/07/2018

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

11,99 €

210 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

5,00 €

21 pages format électronique (HTML, PDF et feuilletage)
Membre d'une institution cliente ?