Chapitre I - École, littérature
- Par Francis Marcoin
Pages 65 à 81
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- MARCOIN, Francis,
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- Marcoin, F.
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Notes
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[1]
H.-C. Rulon et Ph. Friot, Un siècle de pédagogie dans les écoles primaires (1820-1940), histoire des méthodes et des manuels scolaires utilisés dans l’Institut des frères de l’Instruction chrétienne de Ploërmel, Librairie J. Vrin, 1962.
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[2]
On trouvera ces discours dans le Dictionnaire de Ferdinand Buisson et, plus récemment, dans Dominique Julia Les Trois Couleurs du tableau noir, La Révolution, Belin, 1981.
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[3]
L’Institution du français, essai sur le colinguisme, des Carolingiens à la république, PUF, 1985.
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[4]
Francis Marcoin, la Comtesse de Ségur ou le Bonheur immobile, thèse pour le doctorat, Lille III, 1989.
Parlant de la lecture, on en vient donc à parler de la littérature. Vieille confusion à la fois excessive et légitime, comme nous l’avons déjà suggéré. Confusion à laquelle nous nous tiendrons volontairement, car dans le combat d’aujourd’hui pour la lecture, chacun sent bien que les lectures liées à des activités bien précises ne sont pas menacées puisque nécessaires à leur conduite. Ou, si elles le sont, c’est qu’on peut les remplacer avantageusement par une autre source d’information qui, en tout état de cause, ne remet pas fondamentalement en question la lecture.
Il faudrait faire une place à part à la pensée scientifique, dont l’exercice nous semble inséparable de la formulation écrite. On n’a jamais tant lu d’ouvrages scientifiques, mais personne n’espère raisonnablement atteindre un public universel avec des publications de plus en plus spécialisées. La physique, la biologie, mais aussi la philosophie, pour ce faire, doivent se rendre sur le terrain de la littérature, qui est le terrain commun, banal peut-on dire : par exemple, c’est par la science-fiction qu’on peut approcher les progrès et les problèmes des manipulatons génétiques. Le récit d’anticipation se présente comme une sorte d’expérimentation fictive, une leçon qui, avec d’autres moyens, n’est pas loin d’un enseignement.
Ce caractère banalisé de la littérature ne prouve-t-il pas que celle-ci devait et pouvait être investie par l’école, et d’abord par l’école élémentaire ? Car c’est de cette école qu’il faut partir puisque sa vocation « universelle » lui a permis de développer un modèle suffisamment puissant pour configurer des pratiques et des valeurs…
Date de mise en ligne : 20/07/2018
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