Chapitre d’ouvrage
Notes
Pages 205 à 218
Citer ce chapitre
- FLÉCHER, Claire,
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- FLÉCHER, Claire,
Notes de l’introduction
(page 7 à 22)
- Erving Goffman, Asiles. Étude sur la condition sociale des malades mentaux et autres reclus, Éditions de Minuit, Paris, 1968.
- World Maritime University, Transport 2040 : Automation Technology Employment – The Future of Work, Rapport, Malmö (Suède), 2019.
- United Nations Conference On Trade And Development (UNCTAD), « Review of maritime transport », Nations unies, Genève, 2018.
- Nadia Djabali, « Bolloré, Crédit agricole, Louis Dreyfus : ces groupes français champions de l’accaparement de terres », Basta ! [en ligne], consulté le 16 janvier 2019.
- Ki Du, « Le port du Pirée racheté par le géant chinois du fret maritime : “Que diable allaient-ils faire dans cette trière ?” », CQFD, critique et expérimentation sociales, n° 152, mars 2017 ; Jean Debrie, « HUBS portuaires 1 : les grands opérateurs mondiaux », Flux, n° 87, 17 juillet 2012, p. 63-72 ; Fatima Zohra Mohamed-Chérif et César Ducruet, « Du global au local : les nouveaux gérants des terminaux portuaires algériens », L’Espace politique. Revue en ligne de géographie politique et de géopolitique, n° 16, 21 mars 2012.
- Note de synthèse Isemar n° 237, janvier 2022.
- Pierre Tourret, « Les mouvements de consolidation des industries maritimes », Notes de synthèse de l’Isemar (Institut supérieur d’économie maritime), Nantes/Saint-Nazaire, février 2019.
- Dont 774 000 officiers et 873 5000 marins d’équipage (ratings). Source : Bimco et ICS, « Manpower 2015 update. The worldwide demand for and supply of seafarers », s. d.
- Edna Bonacich et Jake B. Wilson, Getting the Goods : Ports, Labor, and the Logistics Revolution Cornell University Press, Ithaca (NY), 2008.
- Delphine Mercier, « Faire à façon ou s’affranchir. Sociologie du Pavillon “ivre” de la mondialisation. D’une “mondialisation par le bas” à une “mondialisation sur place” », HDR, EHESS, Paris, 2017 ; id., « Sociologie des modes de gestion de main- d’œuvre “hors sol” », Savoir/Agir, vol. 39, no 1, 6 juin 2017, p. 32-40.
- Jens Arnholtz et Nathan Lillie, Posted Work in the European Union : The Political Economy of Free Movement, Routledge, New York, 2019 ; Diana Oliveira et Jens Thoemmes, « Circuler entre chantiers et pays : enquête sur les travailleurs détachés portugais dans le BTP en France », SociologieS, 13 novembre 2017 ; Daniel Veron, « Le travail détaché entre mise au travail intensive et nouvelles formes de la mobilité internationale », Temporalités. Revue de sciences sociales et humaines, no 31-32, 31 décembre 2020.
- Moritz Altenried, « Le container et l’algorithme : la logistique dans le capitalisme global », Revue Période (blog), 2016 ; Zygmunt Bauman, La Vie liquide, Éditions du Rouergue, Rodez, 2006 ; Manuel Castells, La Société en réseaux, Fayard, Paris, 2001.
- Gopalan Balachandran, Globalizing Labour ? Indian Seafarers and World Shipping, c. 1870-1945, Oxford University Press, New Delhi, 2012 ; Fernand Braudel, La Dynamique du capitalisme, Arthaud, Paris, 1985 ; Leon Fink, Sweatshops at Sea. Merchant Seamen in the World’s First Globalized Industry, from 1812 to the Present, University of North Carolina, Chapel Hill, 2011 ; Marcus Rediker, Les Forçats de la mer : marins, marchands et pirates dans le monde anglo-américain (1700-1750), Libertalia, Paris, 2010.
- Antoine Frémont, Le Monde en boîtes. Conteneurisation et mondialisation, Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité (Inrets), 2007.
- Romain Lecler, Yohann Morival et Yasmine Bouagga, « Pour une ethnographie des professionnels de l’international », Critique internationale, n° 81, vol. 4, 22 novembre 2018, p. 9-20.
- Catherine Berger, « Partir sans arriver, la migration paradoxale des marins philippins », Projet n° 308, vol. 1, 1er janvier 2009, p. 12-19 ; id., « Les marins philippins, nouveaux héros de la mondialisation », Interculturel Francophonie, n° 5, juillet 2004.
- Arnaud Le Marchand, « La convention du travail maritime et le marin connecté », Netcom. Réseaux, communication et territoires, n° 29-1/2, 14 décembre 2015, p. 133-52 ; voir également l’exposition, Seamen’s Club de Marc Picavez.
- Angèle Grövel, « Les officiers de la marine marchande : un groupe professionnel dans la tempête ? Accès au métier, socialisations et carrières des élèves des écoles supérieures maritimes au début du xxie siècle », thèse de doctorat de sociologie, Paris-10 Nanterre, 2013.
- Yvonne Guichard-Claudic, « Homme en mer, femme à terre », Cahiers du Genre, vol. 2, n° 41, 2006, p. 23-47. Lennart Johnsson et Leif Hansson, Seamen’s Wives, Breakwater Publishing, Göteborg, 2010.
- Catherine Paradeise, « La vie des marchés fermés. L’exemple de la marine marchande française », thèse de doctorat de sociologie, Paris-10 Nanterre, 1985.
- La thèse de Jasmina Stevanovic portant sur la féminisation de la profession de marin constitue elle aussi une ethnographie où la chercheuse a embarqué à plusieurs reprises sur des navires de travaux sous-marins : Jasmina Stevanovic, « La longue traversée des officières de la marine marchande. Ethnographie d’un monde professionnel au prisme du genre », thèse de doctorat de sociologie, Paris, Paris Descartes, 2014. Accompagnée d’un cameraman, elle en a également tiré un film : Jasmina Stevanovic, Profession : Officières de la marine marchande, 2014. À noter aussi le travail de l’anthropologue Maurice Duval sur les porte-conteneurs de la CMA-CGM : Maurice Duval, Ni morts, ni vivants : marins ! Pour une ethnologie du huis clos, Presses universitaires de France, Paris, 1998. Enfin, du côté de la pêche, il faut bien sûr citer les reportages d’Anita Conti qui, s’ils datent un peu, sont un modèle du genre : Anita Conti, Racleurs d’océans, Payot, Paris, 1998 ; Anita Conti et Laurent Girault-Conti, L’Océan, les bêtes et les hommes ou l’Ivresse du risque, Payot, Paris, 2002. Voir aussi l’ouvrage de Boris Charcossey, Contre temps et marées. Pêcheurs hauturiers de Lorient en mer d’Écosse, Société d’Ethnologie, Paris, 2019.
- Elles font l’objet de deux thèses, celles déjà citées de Jasmina Stevanovic et Angèle Grövel.
- Hartmut Rosa, Accélération, La Découverte, Paris, 2013.
- Oskar Negt, L’Espace public oppositionnel, Payot, Paris, 2007.
Notes du chapitre 1
(page 23 à 46)
- Karl Marx et Friedrich Engels, Manifeste du Parti communiste, Flammarion, Paris, 1999 [1848].
- Peter Linebaugh et Marcus Rediker, L’Hydre aux mille têtes. L’histoire cachée de l’Atlantique révolutionnaire, Amsterdam, Paris, 2008.
- Edward Thompson, La Formation de la classe ouvrière anglaise, Seuil, Paris, 2012.
- Fernand Braudel, Civilisation matérielle, économie et capitalisme, xve-xviiie siècle. 1. Les Structures du quotidien, Le Livre de Poche, Paris, 1993.
- Karl Polanyi, La Grande Transformation. Aux origines politiques et économiques de notre temps, Gallimard, Paris, 1983.
- Yann Moulier-Boutang, De l’esclavage au salariat : économie historique du salariat bridé, Presses universitaires de France, Paris, 1998.
- Hege Høyer Leivestad et Johanna Markkula, « Inside container economies », Focaal, n° 89, 1er mars 2021.
- Marcus Rediker, Les Forçats de la mer, op. cit. et À bord du négrier. Une histoire atlantique de la traite, Seuil, Paris, 2013. En France, un certain nombre de travaux portent sur les conditions de vie à bord (Jean-Louis Lenhof qui, dans Les Hommes en mer : de Trafalgar au Vendée Globe, Armand Colin, Paris, 2005, insiste sur la rupture entraînée par le passage à la vapeur) ; sur l’histoire des grandes compagnies et la vie à bord, notamment des navires à passagers (Marie-Françoise Berneron-Couvenhes, Les Messageries maritimes. L’essor d’une grande compagnie de navigation française, 1851-1894, PUPS, Paris, 2007) ; ou encore sur la constitution de groupes sociaux à bord, du fait de ces évolutions tech niques (John Barzman, Dockers, métallos, ménagères. Mouvements sociaux et cultures militantes au Havre, Publications de l’Université de Rouen et du Havre, 1997 ; Nicolas Cochard, « Les marins dans la ville : gens de mer et société urbaine au Havre 1830-1914 », thèse de doctorat d’histoire, Université de Caen, 2013 ; Gwendal Dugast, « Des ouvriers marins à l’ère industrielle : le personnel des machines dans la navigation maritime à vapeur à Nantes et Saint-Nazaire (1857-1932) », mémoire de M2, Université de Nantes, 2020). Par ailleurs, depuis les années 2000, l’université de Cardiff, via son centre de recherche international sur les marins (SIRC) et le travail d’Helen Sampson, est productrice d’un certain nombre de travaux sur le secteur.
- Ainsi que le souligne Yann Moulier-Boutang pour d’autres activités. Pour autant, dans son ouvrage central De l’esclavage au salariat (op. cit.), Yann Moulier-Boutang ne mentionne pas la situation des marins, alors même que ces derniers sont une figure idéale-typique de l’objet de ce livre : le contrôle de la mobilité des travailleurs au profit de l’accumulation de capital.
- Ibid.
- L’historien Bernard Cassagnou résume en quatre points le caractère stratégique de la marine marchande : sécurité des approvisionnements, participation à l’équilibre de la balance des paiements, moteur de l’activité des communautés portuaires et toujours, malgré la démilitarisation du secteur, support logistique aux opérations militaires : Bernard Cassagnou, Les Grandes Mutations de la marine marchande française (1945-1995) : tome 1, Comité pour l’Histoire économique et financière, Paris, 2003.
- Marcus Rediker, Les Forçats de la mer, op. cit.
- Leon Fink, Sweatshops at Sea, op. cit.
- Ibid. ; Gopalan Balachandran, Globalizing Labour ?, op. cit. ; id., « Les marins indiens et leurs univers, 1870-1949 », Le Mouvement social, no 241, 8 janvier 2013): 65-84.
- Robert Castel, Les Métamorphoses de la question sociale : une chronique du salariat, Gallimard, Paris, 1999.
- Catherine Paradeise, « La vie des marchés fermés », loc. cit.
- Angèle Grövel, « Les officiers de la marine marchande : un groupe professionnel dans la tempête ? », loc. cit.
- En cela, la marine marchande française fait figure de « métier réglé » (Robert Castel, Les Métamorphoses de la question sociale : une chronique du salariat, op. cit.) qui permet de garantir un contingent stable de marins formés et fidélisés car disposant de contreparties, inédites pour l’époque, à leurs bons et loyaux services.
- Marie-Françoise Berneron-Couvenhes, Les Messageries maritimes, op. cit.
- Marie-Pierre Delaban, « La marine marchande française face à l’émergence des pavillons de complaisance dans la décennie 1950-1960 », Revue d’histoire maritime, n° 5, 2006, p. 149-167.
- UNCTAD, Review of Maritime Transport, Nations unies, Genève, 2018.
- D’après l’OMC, 49 % des échanges se font dans le cadre des échanges intra-firmes. OMC, Statistiques du commerce international 2015, OMC, 2015.
- Marc Levinson, The Box. How the Shipping Container Made the World Smaller and the World Economy Bigger, Princeton University Press, Princeton (NJ), 2008 (trad. fr. : The Box. Comment le conteneur a changé le monde, Max Milo, Paris, 2011) ; Antoine Frémont, Le Monde en boîtes, op. cit.
- Mathieu Quet, Flux. Comment la pensée logistique gouverne le monde, Zones/La Découverte, Paris, 2022.
- Hege Høyer Leivestad et Johanna Markkula, « Inside container economies », op. cit.
- Edna Bonacich et Jake B. Wilson, Getting the Goods : Ports, Labor, and the Logistics Revolution, Cornell University Press, Ithaca (NY), 2008.
- Elles le sont aussi pour le travail de la logistique à terre. Voir les travaux de David Gaborieau (« Des usines à colis : trajectoire ouvrière des entrepôts de la grande distribution », thèse pour le doctorat de sociologie, Université Paris-1, 2016), Carlotta Bevegnù (« Dans les ateliers de la circulation. Une ethnographie du travail logistique entre le Grand Paris et la métropole diffuse vénitienne », thèse pour le doctorat de sociologie, Université de Padoue et Paris-8, 2018) et Lucas Tranchant (« Les ouvriers du déplacement. Travail en entrepôt et recompositions du salariat populaire en France (1980-2018) », thèse pour le doctorat de sociologie, ENS-PSL, 2019).
- « Conteneurisation et tiers monde à travers l’exemple de la Compagnie générale maritime. 1965-1995 », Les Cahiers scientifiques du transport, n° 34, 1998, p. 31-52 (p. 32).
- Leon Fink, Sweatshops at Sea, op. cit.
- Catherine Paradeise, « La vie des marchés fermés », loc. cit.
- Notes de l’Isémar (Institut supérieur d’économie maritime), n° 64, avril 2004 ; n° 170, décembre 2014 ; Elizabeth A. Sibilia, « Oceanic accumulation : geographies of speculation, overproduction, and crisis in the global shipping economy », Environment and Planning A : Economy and Space, vol. 51, no 2, 1er mars 2019.
- Olivier Mongin, « Le flux tendu du fret maritime », Esprit, no 6, 1er juin 2013, p. 55-68, p. 56.
- Norbert Elias, Du temps, Fayard, Paris, 1997.
- Hartmut Rosa, Accélération, op. cit., p. 205.
- François Lille et Raphaël Baumler, Transport maritime, danger public et bien mondial, C. L. Mayer, Paris, 2005.
- Marie-Françoise Berneron-Couvenhes, Les Messageries maritimes, op. cit. ; Marie-Françoise Berneron-Couvenhes, La Marine marchande française de 1850 à 2000, Presses Paris Sorbonne, Paris, 2006 ; Bernard Cassagnou, Les Grandes Mutations de la Marine marchande française (1945-1995) : tome 1, op. cit.
Notes du chapitre 2
(page 47 à 63)
- Leon Fink, Sweatshops at Sea, op. cit. ; Jean-Louis Lenhof, Les Hommes en mer : de Trafalgar au Vendée Globe, op. cit. ; Marcus Rediker, Les Forçats de la mer, op. cit.
- Maurice Duval, Ni morts, ni vivants : marins ! Pour une ethnologie du huis clos, op. cit. ; Jasmina Stevanovic, « La longue traversée des officières de la marine marchande », loc. cit.
- Isabel Boni-Le Goff, « À quoi servent les bureaux des cabinets de conseil ? Espaces, biens symboliques et techniques de gouvernement », Genèses, vol. 99, n° 2, 18 mai 2015 ; Serge Dufoulon, Les Gars de la marine. Ethnologie d’un navire de guerre, Métailié, Paris, 1998.
- Au sens de Max Weber. Max Weber, Économie et société, tome 1 : Les Catégories de la sociologie, Plon, Paris, 1971.
- Yves Cohen, Le Siècle des chefs. Une histoire transnationale du commandement et de l’autorité, Amsterdam, Paris, 2013.
- Le rapport 2012 du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) note la forte propension des marins français à quitter la profession la trentaine à peine entamée. Ainsi, la moyenne d’âge des officiers N-2 (lieutenants pont et officiers mécaniciens) s’élevait à 26,6 ans, tandis que celle de tous les officiers était de 40,45 ans. Anne Delanoë, Valérie Gosseaume et Gérard Podevin, « Analyse statistique de l’emploi et des caractéristiques démographiques du personnel navigant du transport maritime (années 2009-2010) », Céreq, Paris, 2012.
- Anne Delanoë et Gérard Podevin, « Carrière des officiers du transport maritime : l’“effet mer” est de courte durée », Céreq Bref, n° 368, 2018.
- Nikos Kavvadias, Le Quart, Folio, Paris, 2008 [1954], p. 10.
- Les variations de poids constituent en effet un des critères souvent pris en compte dans les études menées sur la santé au travail dans le secteur. Voir Angèle Grövel et Jasmina Stevanovic, « Travailler à bord des navires de la marine marchande. Étude sociologique des risques et des violences physiques, psychologiques ou à caractère sexuel », Rapport Ires, Cerlis, Paris, 2017 ; Amina Monnin et Thierry Sauvage, « Accidents du travail et maladies professionnelles maritimes. Bilan 2017 », Rapport du SSGM et de la Direction des affaires maritimes/Ministère de la Transition écologique et solidaire, Paris, 2017.
- Anita Conti, Racleurs d’océans, Payot, Paris, 1998, p. 270.
Notes du chapitre 3
(page 65 à 83)
- Nicolas Dodier, Les Hommes et les Machines : la conscience collective dans les sociétés technicisées, Métailié, Paris, 1995.
- Bricolage compris comme une « apologie du proche », une « capacité à voir, autour de soi, […] des liens qui n’avaient jamais été vus jusqu’à présent par personne ». Nicolas Dodier, Les Hommes et les Machines, op. cit., p. 230.
- Ibid.
- Angèle Grövel et Jasmina Stevanovic, « Travailler à bord des navires de la marine marchande… », loc. cit.
Notes du chapitre 4
(page 85 à 105)
- Michel Foucault, « Des espaces autres. Hétérotopies », conférence au Cercle d’études architecturales, 14 mars 1967, Architecture, Mouvement, Continuité, n° 5, 1984.
- Mathieu Quet, Flux. Comment la pensée logistique gouverne le monde, op. cit.
- Pour avoir le point de vue gestionnaire, voir le numéro de la Revue française de gestion consacré au supply chain management et notamment l’article suivant : Simon Véronneau, Federico Pasin et Jacques Roy, « L’information dans la chaîne logistique », Revue française de gestion, n° 186, 2008/6, 8 octobre 2008, p. 149-161.
- Pour reprendre l’expression utilisée par Sébastien Chauvin (Les Agences de la précarité. Journaliers à Chicago, Seuil, Paris, 2010).
- Johanna Markkula, « “We move the world” : The mobile labor of Filipino seafarers », Mobilities, vol. 16, no 2, 1er janvier 2021, p. 164-77. Cette question est également au cœur du dernier atlas des migrations édité par le réseau Migreurop. Migreurop, Sara Casella Colombeau (dir.), Atlas des migrations dans le monde. Libertés de circulation, frontières, inégalités, Armand Colin, Paris, 2022.
- Cela concerne essentiellement les biens manufacturés transportés par conteneurs, qui ont connu une augmentation un peu partout (+ 20 % des importations aux États-Unis ; + 10 % pour l’Union européenne). Voir « Relations internationales, économie et transport maritime », Note de l’Isemar, n° 240, avril 2022.
- ONU, « Covid-19 : 400 000 marins bloqués en mer à cause de la pandémie », ONU Info, 6 octobre 2020.
- À notre connaissance, aucun chiffre ni taux de suicide n’a été rendu public depuis le début de la pandémie. Tous les acteurs s’accordent néanmoins sur le fait que celle-ci aurait accentué un phénomène déjà très important. Selon l’OMS, un quart des marins (26 %) souffre de dépression sévère, tandis que 6 % des décès seraient directement liés à un suicide. Selon les études, ce chiffre monte à 15 % des décès survenus en mer. Voir « Suicide of seafarers : A red-zone for shipping amid pandemic », Safety4sea, 10 septembre 2020.
- Gilles Deleuze, « Post-scriptum sur les sociétés de contrôle », L’Autre Journal, n° 1, mai 1990.
Notes du chapitre 5
(page 107 à 125)
- Angèle Grövel et Jasmina Stevanovic, « Attention : femmes à bord ! Périls de la féminisation chez les officiers de la marine marchande », Travail, genre et sociétés, 2016/2, n° 36, 10 novembre 2016, p. 79-96.
- Chiffre qui n’a pas évolué depuis. Voir la Note de synthèse de l’Isemar, n° 201, juin 2018.
- Geneviève Pruvost, Profession policier, sexe féminin. Les rapports de genre dans la police nationale, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, Paris, 2007.
- Angèle Grövel, « Les officiers de la marine marchande : un groupe professionnel dans la tempête ? », loc. cit.
- Anne Delanoë et Gérard Podevin, « Carrière des officiers du transport maritime : l’“effet mer” est de courte durée », Bref, n° 368, Céreq, 2018 ; Angèle Grövel, « Les officiers de la marine marchande : un groupe professionnel dans la tempête ? », loc. cit.
- Anne Delanoë et Gérard Podevin, « Les emplois et les caractéristiques sociodémographiques du personnel navigant des entreprises du transport maritime – Année 2014 », Céreq, 2015.
- C’est la thèse soutenue par la sociologue Jasmina Stevanovic. Jasmina Stevanovic, « La longue traversée des officières de la marine marchande », loc. cit.
- Juliette Rennes, Le Mérite et la Nature. Une controverse républicaine : l’accès des femmes aux professions de prestige, Fayard, Paris, 2007 ; Stéphanie Gallioz, « La féminisation dans les entreprises du bâtiment : une normalisation sociale des comportements ouvriers masculins ? », Cahiers du genre, n° 47, n° 2 2009, p. 55-75 ; Danièle Kergoat, Yvonne Guichard-Claudic et Alain Vilbrod, L’Inversion du genre. Quand les métiers masculins se conjuguent au féminin et réciproquement, PUR, Rennes, 2008.
- Maurice Duval, Ni morts, ni vivants : marins ! Pour une ethnologie du huis clos, op. cit.
- Jasmina Stevanovic, « La longue traversée des officières de la marine marchande », loc. cit.
- Angèle Grövel, « Les officiers de la marine marchande : un groupe professionnel dans la tempête ? », loc. cit., p. 416.
- Jasmina Stevanovic, « La longue traversée des officières de la marine marchande », loc. cit. ; Angèle Grövel, « Les officiers de la marine marchande : un groupe professionnel dans la tempête ? », loc. cit. ; Haude Rivoal, « Virilité ou masculinité ? L’usage des concepts et leur portée théorique dans les analyses scientifiques des mondes masculins », Travailler, n° 38, no 2, 26 octobre 2017, p. 141-159.
- Les chiffres à ce sujet sont lacunaires. Néanmoins, les données fournies par l’association internationale d’armateurs Bimco (Baltic and International Maritime Council) et l’ICS (International Chamber of Shipping), reprises dans le rapport 2019 de l’OIT « Recrutement et maintien dans l’emploi des gens de mer et amélioration des possibilités offertes aux femmes marins », montrent que, dans le monde, le nombre de femmes augmente dans les établissement d’enseignement et de formation maritimes, tandis que « le nombre réel de femmes travaillant en tant que marins n’a pas augmenté dans la même proportion, certaines compagnies maritimes hésitant à employer des femmes à bord des navires ».
- Angèle Grövel et Jasmina Stevanovic, « Travailler à bord des navires de la marine marchande… », loc. cit.
- Voir Marie-Béatrice Baudet et Julien Buissiou, « Dans le monde très masculin de la marine marchande, les cas de harcèlement et de violences sexuelles émergent lentement », Le Monde, 29 juin 2022 ; Léa Scarpel, « Violences sexuelles en mer : Ce qui se passe à bord (ne) reste (plus) à bord », Le club de Mediapart, billet de blog, 14 janvier 2022.
- Résultats que l’on retrouve dans l’enquête Virage menée en 2015 par l’Ined et qui porte sur les violences subies par les femmes et par les hommes. Christelle Hamelet al., « Viols et agressions sexuelles en France : premiers résultats de l’enquête Virage », Population & Sociétés, vol. 538, n° 10, 2016, p. 1-4.
- Ce que des sociologues ont appelé, dans les années 2000, les « relations interethniques » : « Les relations interethniques ne sont pas réductibles à ce que l’on nomme parfois “relations interculturelles”. Dans les relations interethniques, les faits culturels sont en fait “captés” par un système de désignation et de catégorisation. Ce système sélectionne, falsifie ou invente des traits culturels pour les inclure dans une organisation sociale plus ou moins inégalitaire et hiérarchique. » In Véronique De Rudder, Christian Poiret et François Vourc’h, L’Inégalité raciste. L’universalité républicaine à l’épreuve, PUF, Paris, 2000, p. 31. En ce sens, race et ethnie sont des termes similaires, recouvrant un même processus de dénomination et catégorisation au service de formes diverses de domination.
- Étienne Balibaret al., Sans-papiers : l’archaïsme fatal, La Découverte, Paris, 1999. Par ailleurs, tout comme le bâtiment ou la restauration, le secteur maritime est traversé de part en part par un discours sur la pénurie de main-d’œuvre. Pour le BTP, Nicolas Jounin montre que ces discours patronaux sont alimentés par le fait que ces secteurs se trouvent souvent boudés par les nationaux en raison de bas niveaux de salaires et de conditions de travail difficiles : Nicolas Jounin, Chantier interdit au public. Enquête parmi les travailleurs du bâtiment, La Découverte, Paris, 2008. Pour une analyse approfondie de cette question dans le maritime, voir Priscilla Leong, « Understanding the seafarer global labour market in the context of a seafarer “shortage” », PhD, Cardiff University, 2012.
- Johanna Markkula, « “We move the world” : The mobile labor of Filipino seafarers », loc. cit.
- Sébastien Chauvin, Les Agences de la précarité. Journaliers à Chicago, Seuil, Paris, 2010 ; Nicolas Jounin, Chantier interdit au public, op. cit. ; Amélie Le Renard, « “Ici, il y a les Français français et les Français avec origines” : reconfigurations raciales autour d’expériences de Dubaï », Tracés. Revue de sciences humaines, n° 30, 2016 ; Ana Portilla, « La race du patron. Hiérarchies professionnelles et ethnicisation pratique sur le marché du travail “informel” aux États-Unis », La Nouvelle Revue du travail, n° 14, 2019 ; Pauline Seiller, « Sous-traitance et segmentations ouvrières dans la construction navale : la recomposition d’une “aristocratie ouvrière” ? », Sociologie, vol. 5, n° 4, 25 novembre 2014 ; Daniel Veron, « Sociologie des sans-papiers : processus d’illégalisation des migrant.e.s et expériences clandestines (Paris, Buenos Aires, Montréal) », thèse de doctorat de sociologie, Paris-10, 2017.
Notes du chapitre 6
(page 127 à 151)
- Bimco et ICS, « Manpower 2015 update. The worldwide demand for and supply of seafarers », s. d.
- Romuald Lacoste, « Les marins dans le monde des années 1950 à aujourd’hui : résonances autour de l’influence maritime de Europe », in Jacques Guillaume (dir.), Les Transports maritimes dans la mondialisation, L’Harmattan, Paris, 2008.
- Cité par Patrick Chaumette, « La dimension internationale du contrat d’engagement maritime dans le projet de Registre international français », Journées Ripert, Association française du droit maritime, Paris, 2003.
- Voir le travail de Sarah Abdelnour sur la fausse indépendance, à la différence ici que l’intermédiation ne passe pas nécessairement par une plateforme numérique. Sarah Abdelnour, Moi, petite entreprise. Les auto-entrepreneurs, de l'utopie à la réalité, PUF, Paris, 2017.
- Cécile Créac’h et Arnaud Sébileau, « La formation des “habitus de navigateurs” », in Dispositions et pratiques sportives, L’Harmattan, Paris, 2004.
- Amina Monnin et Thierry Sauvage, « Accidents du travail et maladies professionnelles maritimes. Bilan 2017 », Rapport du SSGM et de la Direction des affaires maritimes (ministère de la Transition écologique et solidaire, 2017) ; Alice Raybaud, « Les cassés de la mer », Le Monde diplomatique, décembre 2019.
- Pour rappel, les officiers navigants au RIF sont sous un régime similaire aux expatriés et ne paient pas d’impôts. Voir par exemple Aurélien Delfosse, « Thibaut, 21 ans, officier de la marine marchande pour 3 100 euros », Rue 89, 24 janvier 2017.
- Direction des affaires maritimes et ministère de la Transition écologique et solidaire, « La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences dans le secteur des pêches maritimes », Rapport final, mai 2020.
- La sociologue Catherine Berger qualifie d’ailleurs les marins de « migrants qui ne s’installent jamais quelque part ». De même, le géographe Guy Baron parle de « migrants des mers ». Catherine Berger, « Partir sans arriver, la migration paradoxale des marins philippins », Projet, n° 308, n° 1, 1er janvier 2009 ; Guy Baron, « Équipages, gens de mer : habiter des navires aux défis des identités », in L’Identité entre ineffable et effroyable, Armand Colin, Paris, 2011.
- Gérard Le Bouëdec, Les Bretons sur les mers, Ouest France, Rennes, 1999.
- Julien Debonneville, « Les écoles du care aux Philippines » et « Schooling for care : The “othering” of Filipina domestic workers », Revue Tiers Monde, n° 217, 28 avril 2014.
- Julien Debonneville et Olivia Killias, « “À votre service !” : la fabrication de la domesticité en Asie du Sud-Est », Moussons. Recherche en sciences humaines sur l’Asie du Sud-Est, no 33, 30 mai 2019 ; Gwenola Ricordeau, « Devenir une First World Woman : stratégies migratoires et migrations par le mariage », SociologieS [en ligne], 2012 (dossiers « Amours Transi(t)s. Transactions sexuelles au prisme de la migration »).
- Arnaud de Boissieu, « Mercenaires du commerce mondialisé », Ceras-revue Projet, n° 308, janvier 2009.
- Catherine Berger, « Les marins philippins, nouveaux héros de la mondialisation », Interculturel Francophonie, n° 5, juillet 2004.
- Jules Falquetet al., Le Sexe de la mondialisation : Genre, classe, race et nouvelle division du travail (Les Presses de Sciences Po, Paris, 2010) ; Jules Falquet, « Hommes en armes et femmes “de service” : tendances néolibérales dans l’évolution de la division sexuelle et internationale du travail », Cahiers du genre, no 40, 1er février 2012 ; Barbara Ehrenreich et Arlie Russell Hochschild, Global Woman. Nannies, Maids and Sex Workers in the New Economy, Granta Books, Londres, 2003.
- Un rapport de la Commission européenne de 2011 évalue les effectifs à ce moment-là à 7 900 marins lettons pour 33 navires. Par comparaison, les marins français sont alors 13 700 pour 299 navires. Guy Sulpice, « Study on EU seafarers employment. Final Report », European Commission – DG for mobility and transport, 2011.
- Marine Demeurger, « Kalaw Street, le “Pôle emploi” des marins philippins », Le Journal de la marine marchande, n° 4894, 4 octobre 2013.
- Pour le cas letton, Arnaud Le Marchand décomptait, en 2016, 55 agences de manning officielles. Arnaud Le Marchand, « Salaires et embauches des marins au 21e siècle. La place des pays d’Europe centrale et orientale », Cahiers d’histoire, revue d’histoire critique, n° 154, 2022.
- En cela, les officiers rappellent une liberté de mouvement et d’embauche dont la figure paradigmatique et historique est celle des Sublimes, ouvriers qualifiés de l’industrie lyonnaise de la soie, qui, au xixe siècle, jouaient de leur rareté et de leurs compétences pour aller au plus offrant et déjouer ainsi l’assignation à un employeur unique. En cela, ces ouvriers affirmaient leur opposition au statut naissant de salarié qui acte la subordination du salarié à un employeur. Pour approfondissement, voir Bruno Scacciatelli, « Les sublimes, figures de l’autonomie ouvrière », in Stephen Bouquin (dir.), Résistances au travail, Syllepse, Paris, 2008, p. 67-78 ; Denis Poulot, Le Sublime ou le Travailleur comme il est en 1870 et ce qu’il peut être (1870), introduction d’Alain Cottereau, Maspero, Paris, 1980.
- Voir « Schools offering Marine Transportation courses in the Philippines » sur < http://www.finduniversity.ph>.
- Abdelmalek Sayad, La Double Absence. Des illusions de l’émigré aux souffrances de l’immigré, Seuil, Paris, 1999.
Notes du chapitre 7
(page 153 à 166)
- Le principe de clôture allié à celui de quadrillage des espaces clos sont essentiels à la construction d’une discipline qui assigne chaque individu à une place précise. Michel Foucault, Surveiller et punir, Gallimard, Paris, 2010 [1975], p. 166 et suivantes.
- Situation qui est l’objet d’un roman signé B. Traven, Le Vaisseau des morts, La Découverte, Paris, 2004.
- Voir l’exposition de Marc Picavez, Seamen’s Club, au LiFe de Saint-Nazaire en 2013. Ces lieux sont aussi des espaces de solidarité concrète entre gens de mer et personnes vivant à terre venant leur rendre visite ou aider à tenir le lieu. Guy Baron, « Équipages, gens de mer : habiter des navires aux défis des identités », in Olivier Lazzarotti et Pierre-Jacques Olagnier (dir.), L’Identité entre ineffable et effroyable, Armand Colin, Paris, 2011 ; Olivier Aubert, « Marins abandonnés », Vacarme, n° 19, no 2, 2002.
- Marc Augé, Non-lieux. Introduction à une anthropologie de la surmodernité, Seuil, Paris, 1992.
- Erving Goffman, Asiles, op. cit.
- Tout comme pour les dockers. Jean-Pierre Castelain, Manières de vivre, manières de boire. Alcool et sociabilité sur le port, Imago, Paris, 1989.
- Angèle Grövel et Jasmina Stevanovic, « Travailler à bord des navires de la marine marchande… », loc. cit.
- Pierre Bourdieu, La Distinction. Critique sociale du jugement, Éditions de Minuit, Paris, 1979.
Notes du chapitre 8
(page 167 à 187)
- Ce qui est généralement le cas dans le syndicalisme international de manière général. Voir Anne-Catherine Wagner, « Syndicalistes européens. Les conditions sociales et institutionnelles de l’internationalisation des militants syndicaux », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 155, n° 5, 2004.
- Sources : RMT 2019 ; < https://www.itfseafarers.org/en/about-us/itf-inspectors>.
- Éric Agrikoliansky, « 11. Les usages protestataires du droit », in Éric Agrikolianskyet al., Penser les mouvements sociaux, La Découverte, Paris, 2010, reprenant ici le concept de William Felstiner, Richard Abel et Austin Sarat, « L’émergence et la transformation des litiges : réaliser, reprocher, réclamer », Politix, n° 16, 1991 [éd. originale, « The emergence and transformation of disputes : naming, blaming, claiming », Law & Society Review, vol. 15, n° 3-4, 1980-1981].
- Catherine Achin, Vincent Bourdeau et Arnaud Macé, « Face aux multinationales : faire appliquer les normes et défaire les réputations », Mouvements, n° 95, no 3, 13 septembre 2018.
- Voir le rapport de la World Maritime University : Raphael Baumler, Yvette de Klerk, Michael Ekow Manuel et Laura Carballo Piñeiro, « A culture of adjustment, evaluating the implementation of the current maritime regulatory framework on rest and work hours (EVREST) », World Maritime University, 2020.
- Anne-Catherine Wagner analyse finement ces réseaux de socia bilité internationale au sein du syndicalisme européen. Elle souligne notamment l’importance des relations interpersonnelles dans ce genre de rencontres. Anne-Catherine Wagner, « Syndicalistes européens. Les conditions sociales et institutionnelles de l’internationalisation des militants syndicaux », Actes de la recherche en sciences sociales, 2004/5, n° 155, p. 12-33 et « La fabrique de syndicalistes “européens” : une enquête sur les formations européennes de la CES », Politiques européennes, 2009/1, n° 27, p. 105-127.
- Voir Gopalan Balachandran, Globalizing Labour ?, op. cit. et Justine Cousin, « Les résistances des marins indiens », Revue d’histoire du xixe siècle [en ligne], n° 56, 2018.
- John Barzman, Dockers, métallos, ménagères. Mouvements sociaux et cultures militantes au Havre, Publications de l’université de Rouen et du Havre, Paris, 1997 ; John Barzman et Jean-Pierre Castelain, Jules Durand, L’Harmattan, Paris, 2015 ; Nicolas Cochard, « Les marins dans la ville : les gens de mer et société urbaine au Havre 1830-1914 », thèse de doctorat d’histoire, Université de Caen, 2013 ; Peter Linebaugh et Marcus Rediker, L’Hydre aux mille têtes, op. cit.
- Pierre Bourdieu parle ainsi des « dominés » dépossédés de leurs moyens de protestation : « En fait, les individus à l’état isolé, silencieux, sans parole, n’ayant ni la capacité ni le pouvoir de se faire écouter, de se faire entendre, sont placés devant l’alternative de se taire ou d’être parlés. » Pierre Bourdieu, « La délégation et le fétichisme politique », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 52-53 (« Le travail politique »), juin 1984.
- Nathan Lillie, « Union networks and global unionism in maritime shipping », Relations industrielles, vol. 60, no 1, 2005.
- Ce qui peut se traduire par des tensions importantes avec des syndicats nationaux ayant une orientation politique plus radicale. Rebecca Grumbell-Mc Cormick, « La Confédération syndicale internationale : difficultés et enjeux », Les Mondes du travail, no 20, octobre 2017 ; « Possibilités et limites actuelles du syndicalisme international à l’échelon transnational de l’Europe », entretien avec Eduardo Chagas et Félipe Van Keirsbilck, propos recueillis par Anne Dufresne et Kévin Crochemore, Les Mondes du travail, no 20, octobre 2017.
- Nathan Lillie, « Union networks and global unionism in maritime shipping », Relations industrielles, loc. cit.
Notes de la conclusion
(page 189 à 195)
- Pour ne citer que quelques références récentes : Marlène Benquet et Cédric Durand, « La financiarisation de la grande distribution. Restructuration de l’actionnariat et déclin économique du groupe Carrefour (1999-2013) », Revue française de socio-économie, vol. 16, n° 1, 2016, p. 37-59 ; Collectif du 9 août, Quand ils ont fermé l’usine. Lutter contre la délocalisation dans une économie globalisée, Agone, Marseille, 2017 ; Cédric Lomba, La Restructuration permanente de la condition ouvrière. De Cockerill à ArcelorMittal, Éditions du Croquant, Vulaines-sur-Seine, 2018.
- International Transport Workers’ Federation, Neptune Declaration resets expectation, accountability on maritime industry to act to end crew change crisis, 26 janvier 2021 (en ligne).
- Robert Boyer, Les Capitalismes à l’épreuve de la pandémie, La Découverte, Paris, 2020.
- Lucio Castracani, Frédéric Decosse et Juana Moreno Nieto, « Les travailleurs détachés dans l’agriculture provençale », La Nouvelle Revue du travail [en ligne], n° 18, 2021 ; Daniel Veron, « Le travail détaché entre mise au travail intensive et nouvelle forme de la mobilité internationale », Temporalités, n° 31, 2020 ; voir également José Angel Calderón, Pablo López Calle, Antonio Ramírez Melgarejo, « La logistique, raison d’être du travail détaché aux abords du port de Rotterdam », Migrations Société, 2022/4, n° 190, p. 13-31, ainsi que l’ensemble des articles de ce numéro spécial consacré au détachement.
Date de mise en ligne : 20/04/2023