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Pour conclure provisoirement

Pages 81 à 84

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  • Thomas, E.
(1979). Pour conclure provisoirement. Voix d'en bas : La poésie ouvrière du XIXe siècle (p. 81-84). La Découverte. https://shs.cairn.info/voix-d-en-bas--9782707111159-page-81?lang=fr.

  • Thomas, Edmond.
« Pour conclure provisoirement ». Voix d'en bas La poésie ouvrière du XIXe siècle, La Découverte, 1979. p.81-84. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/voix-d-en-bas--9782707111159-page-81?lang=fr.

  • THOMAS, Edmond,
1979. Pour conclure provisoirement. In : Voix d'en bas La poésie ouvrière du XIXe siècle. Paris : La Découverte. Actes et mémoires du peuple, p.81-84. URL : https://shs.cairn.info/voix-d-en-bas--9782707111159-page-81?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Il faut également signaler l’effort de propagande révolutionnaire par la chanson, en milieu ouvrier, des groupes anarchistes ou anarchisants, notamment de La Chanson du peuple et de La Muse rouge à la veille de la Grande Guerre. Effort que La Muse rouge poursuivit dans les années vingt et trente. Robert Brécy en a retracé l’histoire dans son passionnant Florilège de la chanson révolutionnaire paru aux éditions Hier et Demain fin 1978.

Au terme de ce trop court essai, je me rends compte que bien des points d’histoire mériteraient d’être développés pour une meilleure approche du phénomène que représente la poésie ouvrière. Je pense notamment au rôle de la presse républicaine, du parti républicain et des sociétés secrètes dans la formation de l’idée d’émancipation chez les ouvriers de 1830, et au rôle de ce même parti dans la préparation des élections de 1848 et 1849 où de nombreux ouvriers se présentèrent. Au rôle également des événements internationaux, des mouvements de libération (principalement en Belgique, en Pologne, en Italie), des guerres coloniales et des interventions françaises à l’étranger. De nombreux poètes les évoquent en effet. Une revue des thèmes et des genres de la littérature du temps comparés à ceux mis en œuvre par les ouvriers serait sans doute révélatrice, de même que la définition du profil de l’écrivain « bourgeois », en un temps où les lettres sont extraordinairement aux mains des gens de robe et d’Eglise. L’examen des écrits sur les catastrophes naturelles, les épidémies de choléra, la mort des ducs de Berry ou d’Orléans montrerait combien nos poètes vécurent avec leur temps et comment ils en subirent les malheurs et les mythes. L’histoire des chansons de rues, si décriées dans la presse ouvrière, et celle des almanachs « populaires » dévoileraient un des aspects les plus désastreux du conditionnement du peuple. Une étude détaillée de l’état de l’alphabétisation expliquerait aussi les raisons de la prodigieuse vogue des chansons, et celle de la mystique du travail les résultats curieusement conjugués de l’influence de Rousseau et de la propagande religieuse…


Date de mise en ligne : 14/02/2020

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