Rogers Carl (1902-1987)
- Par André de Peretti
Pages 589 à 600
Citer ce chapitre
- DE PERETTI, André,
- BARUS-MICHEL, Jacqueline,
- ENRIQUEZ, Eugène
- et LÉVY, André,
- De Peretti, André.
- De Peretti, A.
- J. Barus-Michel,
- E. Enriquez
- et A. Lévy
https://doi.org/10.3917/eres.barus.2016.01.0589
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- De Peretti, A.
- J. Barus-Michel,
- E. Enriquez
- et A. Lévy
- De Peretti, André.
- DE PERETTI, André,
- BARUS-MICHEL, Jacqueline,
- ENRIQUEZ, Eugène
- et LÉVY, André,
https://doi.org/10.3917/eres.barus.2016.01.0589
Notes
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[1]
Cf. P. Ricœur, au cours d’un dialogue avec Carl Rogers dans un colloque réunissant plus de 400 personnes à Paris, en mars 1966 : « J’ai été frappé de voir que finalement ce que vous nous avez proposé, c’est une phénoménologie de l’acte scientifique, une description de l’acte personnel de connaissance. Mais, alors, comment accorder cela avec l’objectivité de la psychologie expérimentale ? » (Document du colloque arip).
-
[2]
H. Kirschenbaum, Positive regard, Carl Rogers and other notables he influenced, Science and Behavior Books, California, Palo Alto, 1995, p. 71.
-
[3]
H. Kirschenbaum ; V. Henderson, The Carl Rogers reader, Boston, Houghton Mifflin, 1989, p. 13.
-
[4]
C. Rogers, Autobiographie, Paris, Épi, 1971, p. 83.
-
[5]
C. Rogers, Le développement de la personne, trad. Lily Herbert, Paris, Dunod, 1967, p. 14.
-
[6]
D. J. Cain, « Celebration, reflection and renewal », Person-centered Review, vol. 5, n° 4, Sage Publications, 1990, p. 358. (On peut noter, dans l’article premier de la loi française d’orientation du 10 juillet 1989, la « centration » des institutions scolaires et universitaires, sur l’élève ou l’étudiant : « Le service public de l’éducation est conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants. […] Les élèves et les étudiants élaborent leur projet d’orientation scolaire, universitaire et professionnelle en fonction de leurs aspirations et de leurs capacités, avec l’aide des parents, des enseignants, des personnels d’orientation et des professionnels compétents. »)
-
[7]
C. Rogers, Psychothérapie et relations humaines, Louvain, Éd. universitaires, 1962, tome I, p. 149.
-
[8]
A. de Peretti, Présence de Carl Rogers, Toulouse, érès, 1997.
-
[9]
Rappelons que de ses deux enfants, David et Natalie, l’un est devenu un grand psychiatre, l’autre une psychologue inventive.
-
[10]
C. Rogers, « A humanistic conception of man », dans Science and human affair, Richard Farson, 1963, p. 18.
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[11]
Il met en œuvre un « plan de changement auto-déterminé au sein d’une institution scolaire », qu’il aurait aimé appeler « A practical plan for educational revolution », cf. Liberté pour apprendre, Paris, Dunod, 1976, p. 302 et s.
-
[12]
C. Rogers, document polycopié.
-
[13]
C. Rogers, Un manifeste personnaliste, Paris, Dunod, 1979, p. 12.
-
[14]
E. Enriquez, « Perspectives psychologiques sur l’adaptation », L’inadaptation, phénomène social, Paris, Fayard, 1964, p. 72 et 73.
-
[15]
M. Maffesoli, Le temps des tribus, Paris.
-
[16]
M. Serres, Le tiers-instruit, Paris, François Bourin, 1991, p. 77.
-
[17]
On peut évoquer, entre autres, les manifestations d’individus bravant efficacement à Seattle, en 1999, la puissance de l’Organisation mondiale du commerce. Paradoxe ! sans oublier Sakharov, Soljenitzyne, Rabin et Mandela, toujours entre autres.
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[18]
Pour plus de précisions, on peut consulter Présence de Carl Rogers, op. cit.
-
[19]
Pour une étude plus détaillée, voir « La psychosociologie et ses contextes », de N. Aubert, V. de Gauléjac, K. Navridis, dans L’aventure psychosociologique, Paris, ddb.
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[20]
Cf. Ilya Prigogine (Prix Nobel de chimie), La fin des certitudes, Paris, Odile Jacob, 1996. Antérieurement, Les lois du chaos, Paris, Flammarion, 1995.
-
[21]
Cf. Paul Ricœur, La critique et la conviction, Paris, Calmann-Lévy, 1995, p. 195 : « Je pense qu’une société pluraliste repose non seulement sur le “consensus par recoupement” qui est nécessaire à la cohérence sociale, mais sur le fait qu’il y a des différences non solubles. »
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[22]
Cf. E. Morin et J.-L. Le Moigne, L’intelligence de la complexité, Paris, L’Harmattan, 1995.
-
[23]
C. Rogers, Le développement de la personne, op. cit., p. 24.
-
[24]
C. Rogers, Liberté pour apprendre, Paris, Dunod, 1976, p. 53. Cf. P. Teilhard de Chardin, dans L’énergie humaine, Paris, Le Seuil, 1962, p. 82 : « Ce qu’il y a de plus incommunicable et donc de plus précieux, en chaque être, est ce qui le fait un même parmi tous les autres. C’est par suite en coïncidant avec tous les autres que nous trouverons le centre de nous-même. »
-
[25]
Cf. Présence de Carl Rogers, op. cit.
-
[26]
Déjà, en physique moderne, le principe d’incertitude d’Heisenberg rappelle qu’on ne peut être totalement rigoureux ni précis en tout. Comme le rappelle Jean Audouze, dans L’univers (puf, 1995), pour l’électron notamment : « La notion exacte de détermination exacte et simultanée de la vitesse et de la position est dépourvue de sens physique » (p. 58). Notons que la science progresse en donnant des formes modélisantes qui assurent des économies de pensée : de même qu’une formule, en mathématiques, condense des déploiements conceptuels (à destination matérielle) qui peuvent être importants.
-
[27]
C. Rogers, article de 1959, traduit dans M. Kinget et C. Rogers, Psychothérapie et relations humaine, tome I, Paris, Nauwelaërts, 1962.
-
[28]
C. Rogers, Le développement de la personne, op. cit., p. 24 et p. 86.
-
[29]
G. Bachelard, La philosophie du non, Paris, puf, 5e édition, 1970, p. 104.
-
[30]
Ibid., p. 109.
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[31]
M. Pagès, « Foi et raison en psychothérapie », Mouvance rogérienne, mars 1997.
-
[32]
C. Rogers, Un manifeste personnaliste, op. cit., p. 148.
-
[33]
M. Pagès, « Foi et raison en psychothérapie », op. cit.
Carl R. Rogers a exercé au cours du xxe siècle une influence en profondeur sur les pratiques et les conceptualisations afférentes à des domaines largement étendus, notamment ceux de la thérapie, de l’éducation et de l’apprentissage ; des relations interpersonnelles ; de l’aide sociale ; de la créativité ; des relations pastorales ; du management ; des institutions ; mais aussi de la recherche en sciences humaines, en phénoménologie de la relation et même (Paul Ricœur) de « l’acte scientifique » ; et, enfin, du changement institutionnel et politique.
Il a publié une œuvre considérable, accordée aux évolutions de son temps et diffusée en éditions « best seller ». Son livre le plus connu, daté de 1961 On becoming a person (traduction française : Le développement de la personne, 1967), toujours réédité, a été vendu (sans Internet !) à près d’un million d’exemplaires. Et la plupart de ses ouvrages ont été traduits à travers le monde en douze langues, distribués dans quarante pays.
On peut noter l’extension progressive, et corrélative, de ses préoccupations et compétences par le rappel de quelques titres significatifs (qu’il est sans doute inutile de traduire en français) : Counseling and psychotherapy (1942) ; Client centered therapy (1951) ; Persons or science ? A philosophical question (1955) ; On becoming a person (1961) ; Freedom to learn (1969) ; Carl Rogers on encounter groups (1970) ; Becoming partners : marriage and its alternatives (1972) ; Carl Rogers on personal powe…
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