1 - Les adieux à l’Arcadie (37)
Pages 157 à 172
Citer ce chapitre
- BRISSON, Jean-Paul,
- Brisson, Jean-Paul.
- Brisson, J.-P.
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Notes
-
[1]
Cf. Bue. VIII, 11, supra p. 128.
-
[2]
— Buc. X. 1, p. 158.
Extremum hunc, Arethusa, mihi concede laborem : -
[3]
L’affranchie Volumnia. Sur la production poétique de Gallus, Cf. H. Bardon : La Littérature latine inconnue, t. II, p. 38-44.
- [4]
-
[5]
Servius : in Buc. X, 46, cf. H. Bardon, t. II, p. 39.
-
[6]
Cf. Buc. X, 19-30.
-
[7]
Cf. Buc. X, 21, 22, 23.
-
[8]
— Buc. X. 35-45, p. 159.
Atque utinam ex uobis unus uestrique fuissem
aut custos gregis aut maturae uinitor uuae !
Certe siue mihi Phyllis siue esset Amyntas,
seu quicumque furor (quid tum. si fuscus Amyntas ?
et nigrae uiolae sunt et uaccinia nigra),
mecum inter salices lenta sub uite iaceret :
serta mihi Phyllis legeret, cantaret Amyntas.
« Hic gelidi fontes, hic mollia prata, Lycori ;
hic nemus ; hic ipso tecum consumerer aeuo.
Nunc insanus amor duri me Martis in armis
tela inter media atque aduersos detinet hostis. -
[9]
Cf. E. de Saint-Denis, édition des Bucoliques (Budé), p. 67.
-
[10]
— Buc. X, 31-34, p. 160.
Tristis at ille : « Tamen cantabitis, Arcades, inquit,
montibus haec uestris, soli cantare periti
Arcades. 0 mihi tum quam molliter ossa quiescant,
uestra meos olim si fistula dicat amores ! -
[11]
— Buc X, 50-51. pp. 161 et 319.
Ibo et Chalcidico quae sunt mihi condita uersu
carmina pastoris Siculi modulabor auena. -
[12]
Sur le problème de cette transposition, cf. H. Bardon, op. cit. p. 39.
-
[13]
Cf. Bue. X, 16-18 ; 70-77.
-
[14]
— Buc. X. 72-74, p. 162.
uos haec facietis maxima Gallo,
Gallo, cuius amor tantum mihi crescit in horas,
quantum uere nouo uiridis se subicit alnus. -
[15]
Cf. Buc. X, 77.
-
[16]
— Buc. X. 60-71, p. 163.
tamquam haec sit nostri medicina furoris,
aut deus ille malis hominum mitescere discat !
Iam neque Hamadryades rursus nec carmina nobis
ipsa placent ; ipsae rursus concedite, siluae.
Non illum nostri possunt mutare labores,
nec si frigoribus mediis Hebrumque bibamus,
Sithoniasque niues hiemis subeamus aquosae,
nec si, cum moriens alta liber aret in ulmo,
Aethiopum uersemus ouis sub sidere Cancri.
Omnia uincit Amor : et nos cedamus Amori. »
Haec sat erit, diuae, uestrum cecinisse poetam,
dum sedet et gracili fiscellam texit hibisco,
Pierides : -
[17]
Cf J. Perret, Virgile (Seuil) 1959, p. 31, qui la qualifie d’anti-Arcadie et où il voit (p. 64) la décomposition du monde arcadien.
-
[18]
Cf. supra p. 129.
-
[19]
Sur les principes de composition du recueil des Bucoliques, cf. Schanz-Hosius : Geschichte der Römischen Literatur, 1935-1959, p. 38.
-
[20]
Si les pièces II, IV, VI, et X peuvent être considérées comme des monologues, la pièce VIII, avec ses deux poèmes contrastés, n’est pas plus un monologue que la pièce V, dont la composition est très comparable ; et puis, peut-on mettre sur le même plan le monologue de la pièce IV, dépourvu de toute mise en scène, et les pièces II et VI dans lesquelles le monologue apparaît comme un épisode d’un véritable petit drame dont le cadre a été préalablement mis en place ; sans compter que, si la pièce X offre un long monologue de Gallus, c’est à titre d’élément dans un échange complexe de propos. A coup sûr, Virgile a voulu introduire une certaine variété de ton dans la succession de ses églogues ; mais il n’a sans doute pas été guidé sur ce point par la seule alternance du dialogue et du monologue.
-
[21]
La seule possibilité de cette comparaison me paraît ruiner les hypothèses de P. Maury, Le secret de Virgile et l’architecture des Bucoliques (Lettres d’Humanité, 1944), sur la composition du recueil des Bucoliques. Le jeu arithmétique qui organise les églogues (au prix d’ailleurs de quelques retouches du texte) en un carré parfait où apparaît le nombre mystique 666 (si cher au Russe Bezoukhov de la Guerre et la Paix !) ne peut s’harmoniser ni avec le projet de publication de 39 ni avec la publication effective de 37. P. Maury n’obtient son carré parfait qu’en tenant compte des neuf premières pièces donc de celles que Virgile songeait peut-être à publier dès 39 ; mais Bue. VIII, Il, autorise à penser que ce recueil aurait débuté par l’actuelle pièce II et aurait suivi un ordre chronologique, solution incompatible avec l’architecture de Maury. Si l’on considère d’autre part le recueil des dix pièces, la Xe gêne manifestement le système dont les supputations arithmétiques ne se fondent que sur les neuf premières. Cf. E. de Saint-Denis, Douze années d’études virgiliennes. L’architecture des Bucoliques. L’inform. Litt., VI, 1954, p. 139-147 et 184-188.
-
[22]
Cf. J. André, La vie et l’œuvre d’As. Pollion, p. 23.
-
[23]
— Cf. Ch. G. Starr, Virgil’s acceptance of Octavian, A.J. Ph. LXXXVI, 1955, p. 34-46.
-
[24]
Cf. J. André, op. cit. p. 24.
En écrivant ses « premières Géorgiques », Virgile n’était certainement animé d’aucune intention d’avenir et ne méditait pas une œuvre de longue haleine. A la lumière des expériences poétiques accumulées pendant quatre ou cinq ans dans les Eglogues, il avait seulement cherché à dire, sur un plan esthétique, l’émotion qu’il éprouvait au spectacle de l’Italie ruinée en même temps que son refus de désespérer. Tout en donnant à ce nouveau poème des proportions plus amples qu’aux pièces précédentes et en le débarrassant de l’appareil conventionnel du genre bucolique, il v restait néanmoins fidèle à la meilleure veine des églogues. Et pourtant, si le Virgile du premier chant des Géorgiques n’avait pas pour dessein de rompre profondément avec son passé poétique mais seulement d’en accepter les conséquences intellectuelles et artistiques, il s’est trouvé soudain au seuil d’un avenir imprévu : après l’épanouissement poétique de 38, il n’était plus question d’en revenir aux douceurs artificielles de l’Arcadie ; c’eût été un recul injustifiable. Et puis, le public lettré fut immédiatement sensible au changement de ton qui s’était opéré et certains hauts personnages comprirent qu’ils pouvaient désormais attendre de la poésie virgilienne un concours qu’ils n’auraient sans doute pas demandé au poète des églogues.
Quand Virgile, au mois d’août 39, songeait à grouper en un recueil les neuf églogues alors composées, il n’est pas certain qu’il ait entendu, dès ce moment-là, faire des adieux définitifs au genre bucolique…
Date de mise en ligne : 14/02/2020
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