Chapitre 13. Les villes font-elles leur temps ?
- Par Martine Tabeaud
Pages 396 à 419
Citer ce chapitre
- TABEAUD, Martine,
- DORIER-APPRILL, Élisabeth,
- Tabeaud, Martine.
- Tabeaud, M.
- É. Dorier-Apprill
https://doi.org/10.3917/sedes.dorie.2006.01.0396
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- Tabeaud, M.
- É. Dorier-Apprill
- Tabeaud, Martine.
- TABEAUD, Martine,
- DORIER-APPRILL, Élisabeth,
https://doi.org/10.3917/sedes.dorie.2006.01.0396
Notes
-
[1]
L’évaporation et l’évapotranspiration s’accompagnent d’une consommation d’environ 600 calories par gramme d’eau.
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[2]
L’étude empirique de M. F. Walker [www.astrosurf.com/anpcn/simulation/thot/] permet de calculer l’intensité I telle que : I = 1 000(P/R25) ; avec I : rapport d’intensité artificielle de la luminosité du ciel à l’intensité naturelle à 45° au-dessus de l’horizon en direction de la ville ; R : distance en kilomètres de l’agglomération ; P : population de la ville en centaine de milliers d’habitants.
-
[3]
En 1956, le gouvernement britannique adopta une loi Clean Air Act qui visait à contrôler les sources de pollution par des fumées.
-
[4]
La surmortalité se définit par rapport à la mortalité attendue moyennée sur trois ans.
-
[5]
Pourtant à Marseille la surmortalité n’a été « que » de 25 % pendant cet épisode ; l’explication ne tiendrait pas seulement à une habitude spontanée de la chaleur estivale ou de la pollution (à Nice la surmortalité aurait été de 70 %) mais à une meilleure gestion de la crise dans cette ville après l’expérience d’un précédent en juillet 1983 (selon le professeur Sanmarco chef de service à l’hôpital de la Timone et professeur de santé publique à l’université de Marseille, auditionné en 2004 par le Sénat).
-
[6]
Les météorologistes allemands ont donné un nom aux deux tempêtes de décembre 1999 : Lothar pour la première et Martin pour la seconde.
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[7]
En 1997, l’accord de Kyoto prévoit, pour les pays riches, que les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre peuvent faire l’objet d’échanges marchands, appelés permis d’émission négociables, entre acteurs des pays ayant ratifié le protocole (états, entreprises, communautés urbaines).
- [8]
La moitié de la population mondiale vit dans les villes. Le taux d’accroissement de la population urbaine diminue dans les pays développés mais augmente encore très vite dans les pays en développement, même en Afrique. Dans les pays riches, les trois quarts des habitants vivent ou travaillent dans les villes, et sont soumis pendant de nombreuses heures de la journée à un climat urbain. Pourtant, cette nouvelle géographie de la population n’a que peu modifié les centres d’intérêt des climatologues. Apparue au milieu du XXe siècle, la climatologie urbaine reste encore marginale dans la production scientifique, y compris chez les géographes. Plusieurs raisons peuvent expliquer cela. D’abord, le réseau de stations météorologiques de l’Office météorologique mondial répond à des normes, qui ne permettent pas de caractériser correctement l’air des villes (mesures sur gazon, loin de tout bâti, etc.). Tout travail de climatologie en milieu urbain suppose donc la création et le suivi de stations de mesures spécifiques, éventuellement mobiles. Par ailleurs, la modélisation du fonctionnement de l’atmosphère des villes est très complexe car elle nécessite l’intégration de nombreux paramètres environnementaux qui modifient les caractéristiques de l’air. Tout cela explique la préférence pour d’autres échelles ou d’autres espaces. Pourtant, les conséquences sanitaires des états de l’atmosphère des villes, les tentatives de réduction des vulnérabilités aux risques devraient mettre l’étude des climats urbains au devant de la scène dans les années à venir…
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