Présentation
- Par Arlette Farge
Pages 181 à 182
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- FARGE, Arlette,
- Farge, Arlette.
- Farge, A.
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Notes
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[1]
On pense, notamment, au beau livre de Philippe Rieder, La Figure du patient au xviiie siècle, Genève, Librairie Droz, 2010.
Une médecine avançant à grands pas, un monde de superstitions, des hôpitaux très encombrés et des épidémies, beaucoup de charlatans sans scrupules vendant à tout-va n’importe quelle poudre : voici une partie du paysage sanitaire du siècle. On trouve dans de nombreux fonds d’archives des données sur les questions de santé, ou sur les corps malades. Les archives de justice contiennent des témoignages de corps souffrants, et cela pour plusieurs raisons : d’une part, la police pourchasse les escrocs qui « cassent » les corps par leurs remèdes ; d’autre part, lorsqu’il y a accidents, rixes, coups et blessures, les plaignants racontent leurs maux et les témoins donnent des détails.
Le corps, le mal-être, les épreuves physiques, les maladies sont objets d’histoire, et la « figure du patient » se dessine un peu mieux. Ainsi peut-on aussi comprendre la médecine « vue d’en bas ». Les recherches sont complexes, car il s’agit d’une histoire des sensibilités, et l’on sait bien à quel point ce thème est difficile à étudier, semé d’embûches. Difficile pour les historiens d’évaluer l’intensité des douleurs…
Mais ce n’est pas parce que l’on souffrait souvent sans possibilité de soulagement, que l’on ressentait moins ou que l’on s’habituait à la douleur. On travaillait avec elle autrement qu’aujourd’hui. Pour comprendre cette question, il faut revenir sur le sentiment religieux qui l’accompagne, ainsi que sur l’ensemble de celles et ceux, charlatans ou non, qui offrent leurs services…
Date de mise en ligne : 08/11/2019
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