2 - Célébrités à Vichy
- Par Michèle Cointet
Pages 133 à 139
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- COINTET, Michèle,
- Cointet, Michèle.
- Cointet, M.
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Notes
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[1]
La Semaine de Vichy, 21 septembre 1940.
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[2]
Léguée à Vichy, elle constitue le riche fond de la section recherche de la Bibliothèque municipale. Sur Valéry Larbaud, Cahier de l’Herne, octobre 1992 (pp. 31-37 sur sa fortune), et lettres d’un retiré, La Table Ronde, 1992.
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[3]
Maurice MARTIN DU GARD, op. cit., pp. 365-367.
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[4]
Paul CLAUDEL, Journal, op. cit., pp. 376-451.
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[5]
Paroles au Maréchal, Édition du Midi, 1945.
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[6]
Jean-Pierre GIRAUDOUX-MONTAIGNE, D’un exil, Grasset, 1945.
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[8]
Louis Aragon écrira dans le Soir (20 septembre 1944) que Giraudoux a été empoisonné par la Gestapo.
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[9]
Henri JADOUX, Sacha Guitry, Librairie Académique Perrin, 1982, 318 pages, pp. 47-51.
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[10]
Les informations sont tirées pour l'essentiel du Progrès de l'Allier et de la Semaine de Vichy. Les manifestations sont trop nombreuses pour que chacune fasse l'objet d'une référence précise. Quelques-unes ont mérité d'être signalées plus précisément.
L’été 1940 attire à Vichy de nombreux artistes, comédiens et écrivains. C’est le dernier endroit à la mode et le centre distributeur de tournées, subventions et voyages à l’étranger. Les illusions sur les charmes d’un séjour d’été à l’ombre tutélaire du vieux chef se dispersent au gré des difficultés de logement. 1940 fut bien la dernière des saisons mondaines. Sont signalés les passages de Jean Effel, de Jean Paulhan, de Martin-Chauffier, de Bernard Grasset, de Bertrand de Jouvenel, de Daniel-Rops. Emmanuel Berl déclare qu’il a abandonné son « Histoire de l’Europe » faute de documentation et qu’il se consacrera désormais à la belote. Roger Martin du Gard assiste à la cérémonie du 14 Juillet. Venu de Paris en voiture avec le philosophe Louis Rougier, il loge à l’hôtel des Alpes où il a rejoint son frère, chef du personnel au Comptoir d’escompte. Il espère obtenir de l’amiral Fernet, secrétaire de la présidence du Conseil et frère de son ami André Fernet, décédé en 1914, un passeport pour l’Amérique. Il craint d’être stigmatisé comme André Gide pour son influence sur la jeunesse.
Des noms oubliés de nos jours hantent la chronique mondaine, José de Berys, auteur de drames, François Bergé, Jacques d’Apoigny, auteur de Narcisse. Les journalistes sont nombreux. Paul Bringuier, Gaston Benac, Lesourd, Géo London, le spirituel auteur des Grands Procès de l’année, vitupèrent « Anastasie » (nom donné à la censure pendant la Première Guerre mondiale).
Les artistes de théâtre et de cinéma, Gaby Sylvia, Jules Berry, Elvire Popesco, Charles Vanel, Rellys, Mireille, donnent une fugitive allure de gaieté à la capitale de la révolution nationale…
Date de mise en ligne : 16/03/2016
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