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Introduction

Pages 12 à 22

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  • Amarouche, A.
(2015). Introduction. Vers une économie patrimoniale des retraites ? : Les réformes dans les pays de l’OCDE (p. 12-22). Hermann. https://shs.cairn.info/vers-une-economie-patrimoniale-des-retraites--9782705691431-page-12?lang=fr.

  • Amarouche, Ahcène.
« Introduction ». Vers une économie patrimoniale des retraites ? Les réformes dans les pays de l’OCDE, Hermann, 2015. p.12-22. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/vers-une-economie-patrimoniale-des-retraites--9782705691431-page-12?lang=fr.

  • AMAROUCHE, Ahcène,
2015. Introduction. In : Vers une économie patrimoniale des retraites ? Les réformes dans les pays de l’OCDE. Paris : Hermann. Hors collection, p.12-22. URL : https://shs.cairn.info/vers-une-economie-patrimoniale-des-retraites--9782705691431-page-12?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Par souci de clarté conceptuelle, nous adopterons dans la suite de la présente étude le terme de système pour désigner les deux modes selon lesquels s’organisent les régimes de retraite – par répartition et par capitalisation – et le terme de régime pour désigner les deux modes selon lesquels s’opèrent à l’intérieur d’un même système la constitution des recettes et l’engagement des dépenses : régime à prestations et à cotisations définies. Il arrivera qu’on emploie les expressions « régimes [au pluriel] à prestations (ou à cotisations) définies » quand le système est spécifié et « systèmes » (au pluriel) pour désigner le système en répartition en vigueur dans plusieurs pays.
  • [2]
    Par capital fictif, nous entendons l’ensemble des actifs financiers créés en forme de titres qui n’ont aucune contrepartie dans l’économie réelle (voir chap. vi, p. 127 sq.).
  • [3]
    Le concept de marchandise n’a pas livré tous ses secrets depuis Adam Smith. Si les économistes, à sa suite, admettent qu’il est l’unité de la valeur d’usage et de la valeur d’échange, ils ne se représentent pas tous le contenu contradictoire de cette unité, de laquelle découlent les limites de leur prétention à faire de l’économie une science expurgée de tout élément moral. Pour aller au plus court, et sans entrer ici dans des considérations d’ordre épistémologique relatives au statut de l’économie, nous dirons que la valeur d’usage est l’expression subjectivée des rapports homme/nature en ce sens que l’homme, en s’appropriant la nature, dote sa relation à cette dernière d’une dimension proprement humaine ; tandis que la valeur d’échange est l’expression objectivée des rapports homme/ homme en ce sens que la relation de l’homme à autrui est médiatisée par les objets en sorte que dans l’échange, les acteurs s’effacent pour ne rien laisser apparaître de leur humanité. La tendance actuelle à la marchandisation accrue de l’économie s’accompagne naturellement pour ainsi dire d’une désocialisation/ déshumanisation des rapports de travail et des conditions de vie des gens en raison de la prévalence accrue de la valeur d’échange sur la valeur d’usage dans une économie mondiale financiarisée.
  • [4]
    La théorie économique orthodoxe ne distingue plus guère l’investissement productif de l’investissement financier, en sorte qu’elle nomme investisseurs aussi bien les entrepreneurs que les spéculateurs.

La question des retraites s’inscrit dans une problématique vaste et complexe : celle de la protection sociale. Celle-ci renvoie aux mutations du monde du travail induites par des facteurs économiques, démographiques et sociopolitiques qui sont en passe de restructurer en profondeur les économies nationales pour les faire entrer dans le processus en cours de mondialisation. Ce dernier a tout d’un processus de formation d’une économie mondiale financiarisée dont les lois sont, sinon radicalement différentes des lois qui gouvernent les économies nationales, du moins non contraintes par les mêmes facteurs. En matière de travail, un processus de nivellement des conditions de sa réalisation, de ses résultats en termes de richesses produites et des modalités de partage de ces richesses est à l’œuvre sous l’effet de la diffusion à l’échelle planétaire des nouvelles technologies de production et des nouveaux rapports de travail qui leur sont associés. Tandis que le potentiel de production induit par les nouvelles technologies croît quasiment de façon exponentielle, une concurrence exacerbée s’exerce entre les firmes (qu’elles aient ou non une attache nationale) pour l’accès aux ressources et pour l’accès aux marchés domestiques et étrangers. Celles-ci, appuyées par des laboratoires de recherche privés ou étatiques, renouvellent sans cesse la gamme et la qualité de leurs produits tout en cherchant constamment à en réduire le coût pour conserver voire accroître leurs parts du marché mondial…


Date de mise en ligne : 08/12/2025

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