XI. Des fantômes aux apparitions mariales
- Par Daniel Sangsue
Pages 221 à 248
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- SANGSUE, Daniel,
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- Sangsue, D.
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Notes
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[1]
R. Caillois, Anthologie du fantastique, op. cit., t. I, « De la féerie à la science-fiction », p. 11.
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[2]
Le Nouveau Petit Robert, éd. 1993, p. 101, article « apparition ».
-
[3]
Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du xixe siècle, Administration du Grand dictionnaire universel, 1866, t. I, p. 505, article « apparition ».
-
[4]
G. de Maupassant, « La peur » [Le Figaro, 25 juillet 1884], Contes et nouvelles, op. cit., t. II, p. 198. Je souligne.
-
[5]
C’est dans cette nouvelle que se trouve la fameuse affirmation : « On se dit : “Plus de fantastique, plus de croyances étranges, tout l’inexpliqué devient explicable. Le surnaturel baisse comme un lac qu’un canal épuise ; la science, de jour en jour, recule les limites du merveilleux” » (ibid., p. 199).
-
[6]
Voir chapitre suivant pour l’étude détaillée de cette formule.
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[7]
Clément Rosset, Le Réel. Traité de l’idiotie, Paris, Minuit, 1977, p. 136.
-
[8]
Ibid., p. 137.
-
[9]
Trad. P. Mérimée. Voir Prosper Mérimée, Œuvres complètes, éd. A. Fonyi, J.-L. Backès et M. Cadot, Paris, Champion, 2016, section i, t. 6, Études et traductions de littérature russe.
-
[10]
H. Bergson, « “Fantômes de vivants” et “recherche psychique” », L’Énergie spirituelle, op. cit., p. 64. Sur les fantômes de Bergson, voir mes Fantômes…, op, cit., p. 149-157.
-
[11]
H. de Balzac, « Le Réquisitionnaire », in Le Colonel Chabert, suivi de trois nouvelles, op. cit., p. 236.
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[12]
Voir aussi l’apparition de Rogojine à Hippolyte dans L’Idiot de Dostoïevski (trad. G. et G. About, Paris, Le Livre de poche, 1972, t. II, III, ch. VI, p. 147-150). Et également M. Twain, « La télégraphie mentale », voir supra, chap. V, p. 125-127.
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[13]
Voir mes Fantômes…, op. cit., p. 19.
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[14]
Maxime Du Camp, Souvenirs littéraires, Paris, Balland, 1984, chap. « Les illuminés », p. 188 et 190. Dans L’Encre de la mélancolie, Jean Starobinski note à propos de Baudelaire que le deuil et la mélancolie sont propices aux phénomènes de paréidolie (op. cit., p. 457).
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[15]
Edgar A. Poe, « Le chat noir », Œuvres en prose, trad. Ch. Baudelaire, éd. Y.-G. Le Dantec, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1951, p. 281 et 282.
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[16]
Ibid., p. 282.
-
[17]
Sur l’apparition et le développement du spiritisme, voir la synthèse de Guillaume Cuchet, Les Voix d’outre-tombe. Tables tournantes, spiritisme et société au xixe siècle, Paris, Seuil, coll. « L’univers historique », 2012.
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[18]
Gaston Leroux, Le Fantôme de l’Opéra [1910], Paris, Le Livre de poche, s. d., p. 229.
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[19]
Mademoiselle Clairon, Mémoires écrits par elle-même…, Genève, Slatkine Reprints, 1968 (réimpr. de la Collection des mémoires sur l’art dramatique, 1822-1825, t. VIII), p. 82.
-
[20]
Voir chap. 27, « Scènes de tables : Hugo et les tables tournantes », de mes Fantômes…, op. cit., en particulier p. 508-514.
-
[21]
Allan Kardec, Le Livre des médiums, Didier, 1861, p. 128-129.
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[22]
A. Kardec, « Vocabulaire spirite », Instruction pratique sur les manifestations spirites, Paris, Bureau de la Revue spirite, 1858, p. 48.
-
[23]
G. de Maupassant, « Lui ? », Contes et nouvelles, op. cit., t. I, p. 57.
-
[24]
G. de Maupassant, « La peur », Contes et nouvelles, op. cit., t. II, p. 201.
-
[25]
G. de Maupassant, « Le tic », Contes et nouvelles, op. cit., t. II, p. 190.
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[26]
Charles Rabou, « Le ministère public », in Les Maîtres de l’étrange et de la peur, op. cit., p. 550.
-
[27]
Villiers de l’Isle-Adam, L’Ève future, Œuvres complètes, éd. A. Raitt et P.-G. Castex, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1986, t. I, p. 828.
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[28]
M. Shelley, Frankenstein ou le Prométhée moderne, op. cit., p. 77.
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[29]
Horace Walpole, Le Château d’Otrante, trad. D. Corticchiato, Romans terrifiants, éd. F. Lacassin, Paris, Laffont, coll. « Bouquins », 1984, p. 12. Objet surnaturel ou vision ? « Il fixait son regard sur ce qu’il voulait en vain considérer comme une hallucination » (ibid.).
-
[30]
Th. Gautier, « Le pied de momie », Romans, contes et nouvelles, op. cit., t. I, p. 861.
-
[31]
Joris-Karl Huysmans, À rebours, éd. D. Grojnowski, Paris, Flammarion, coll. « GF », 2004, p. 93.
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[32]
Émile Zola, Germinal, Fasquelle, Paris, Le Livre de poche, s. d., p. 8.
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[33]
François René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, op. cit., t. I, p. 260
-
[34]
Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, éd. présentée et annotée par A. Compagnon, Paris, Gallimard, coll. « Folio classique», 1988, p. 46.
-
[35]
Ibid. Je souligne. Bergson dit quelque chose de semblable, cf. supra, chap. V, n. 28.
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[36]
Citation tirée de Séraphîta et qui concerne Swedenborg (H. de Balzac, Séraphîta, Paris, Berg International, 1986, p. 63).
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[37]
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, Paris, Hachette, 1873, t. I, p. 167, article « apparition ».
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[38]
Voir son article : « Des tables parlantes et des esprits frappeurs », Revue des Deux Mondes, XXVIe année, février 1856.
-
[39]
P. Larousse, Grand Dictionnaire universel…, op. cit., p. 505.
-
[40]
À noter que l’article « apparition » est suivi de quatre notices sur les tableaux suivants : Apparition de la Vierge à saint Luc et à sainte Catherine d’A. Carrache, Apparition de la Vierge et l’Enfant Jésus à saint Hyacinthe de L. Carrache, Apparition de la Vierge à saint Ildefonse de Rubens et Apparition de la Vierge à saint Jacques le Majeur du Poussin.
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[41]
Voir Yves Chiron, Enquête sur les apparitions de la Vierge, Paris, Perrin/Mame, 1995, coll. « Tempus », 1997.
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[42]
Cf. P. Larousse, Grand Dictionnaire universel…, op. cit., t. 10, art. « Lourdes », p. 732. Explication de Larousse : l’apparition était une jeune femme qui avait un rendez-vous galant dans la grotte !
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[43]
Voir l’essai de Stéphane Michaud, Muse et madone. Visages de la femme de la Révolution française aux apparitions de Lourdes, Paris, Seuil, 1985, en particulier p. 19-22.
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[44]
René Laurentin, Lourdes, récit authentique des apparitions, Paris, Lethielleux, 2009, p. 60.
-
[45]
Ibid., p. 62.
-
[46]
Ibid., p. 63.
-
[47]
Ibid., p. 80-81.
-
[48]
« Les précédents de Lourdes dans la région des Pyrénées sont nombreux », relève Huysmans qui dresse la liste de neuf « satellites » de Lourdes, dont huit dans le diocèse même de Tarbes (Joris-Karl Huysmans, Les Foules de Lourdes, préf. de F. Angelier, Grenoble, Jérôme Millon, 1993, p. 57).
-
[49]
R. Laurentin, Lourdes, récit authentique…, p. 225 : « Que soy era Immaculada Councepciou ».
-
[50]
Voir Henri Chandavoine, Anthologie de la poésie mariale, Paris, Éditions du Cerf, 1993, qui contient des poèmes de Gautier, Hugo, Leconte de Lisle, Heredia, Coppée, Verlaine, Corbière… Voir aussi supra, chap. IX, les poèmes de Verlaine cités.
-
[51]
La Vierge Marie dans la littérature française. Entre foi et littérature, Jean-Louis Benoît éd., Lyon, Jacques André, 2014.
-
[52]
Voir Joachim Bouflet et Philippe Boutry, Un signe dans le ciel. Les apparitions de la Vierge, Paris, Grasset, 1997.
-
[53]
Stendhal, La Chartreuse de Parme, éd. M. Crouzet, Paris, Le Livre de poche classique, 2000, p. 679. Addition de l’exemplaire Royer.
-
[54]
Gustave Flaubert, Madame Bovary, éd. J. Neefs, Paris, Le Livre de poche classique, 1999, p. 199.
-
[55]
G. Flaubert, Correspondance, éd. Jean Bruneau, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade», 1991, t. 3, p. 479 (lettre du [16] janvier 1866).
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[56]
Sur cet aspect, voir supra, chap. V, « Rêves et fantômes ».
-
[57]
Sauf chez Chateaubriand lui-même, cf., entre autres, les apparitions de la Vierge aux livres xix et xxi des Martyrs (Œuvres romanesques et voyages, op. cit., t. II, p. 425 et 452).
-
[58]
A. Béguin, L’Âme romantique et le rêve, op. cit., en particulier p. 173 sqq. et chap. XIV « Ave Maria Stella », p. 269 sqq. ; S. Michaud, Muse ou madone, op. cit., « 3. Liane et Sophie : Jean-Paul et Novalis ».
-
[59]
« Les Portraits de famille », in Fantasmagoriana, op. cit., p. 67.
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[60]
Ibid.
-
[61]
E. T. H. Hoffmann, Le Chat Murr [Vie et opinions du matou Murr fortuitement entremêlées de placards renfermant la biographie fragmentaire du maître de chapelle Johannes Kreisler], trad. A. Béguin, Paris, Gallimard, 1943, coll. « L’imaginaire », p. 329.
-
[62]
Hyperdulie : culte rendu à la Vierge Marie, supérieur au culte de dulie, rendu aux saints (Petit Robert). Cf. Huysmans : « les triomphes hyperduliques de Lourdes » (Les Foules de Lourdes, op. cit., p. 62).
-
[63]
Théophile Gautier, Spirite, in Fortunio, Partie carrée, Spirite, éd. M. Lavaud, Paris, Gallimard, coll. « Folio classique », 2013, p. 505.
-
[64]
Où elle a fait ses vœux « devant l’autel de la Vierge » et a été exhortée par les autres sœurs : « recommandez-vous à la Sainte Vierge et tout ira bien » (ibid., p. 571 et 572).
-
[65]
Ibid., p. 586.
-
[66]
Ibid., p. 593.
-
[67]
Ibid., p. 619-620.
-
[68]
Ibid., p. 620.
-
[69]
Ibid., p. 627-628.
-
[70]
Ibid., p. 619. Dans le Voyage en Orient, Nerval évoque la Panagia comme héritière d’Aphrodite et des différentes Vénus qui en sont issues : « Aujourd’hui la Panagia grecque a succédé sur ces mêmes rivages aux honneurs de l’antique Aphrodite ; l’église ou la chapelle se rebâtit des ruines du temple. […] Comme dit Goethe, le féminin céleste régnera toujours sur ce rivage. […] La Grèce d’aujourd’hui remplace par une seule vierge tous ces types de vierges saintes […]» (Œuvres complètes, éd. J. Guillaume et Cl. Pichois, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », t. II, 1984, p. 247-248).
-
[71]
Th. Gautier, Romans, contes et nouvelles, op. cit., t. 2, p. 1504.
-
[72]
H. de Balzac, Séraphîta, op. cit. Voir le chap. VII, « L’Assomption », et les dénominations d’Ange pour Séraphîta.
-
[73]
Sur cette lignée de mortes amoureuses, voir la contribution de Valery Rion, « Goethe méduse Gautier », dans la revue en ligne MuseMedusa, n° 1.
-
[74]
Georges Didi-Huberman, Phasmes. Essais sur l’apparition, Paris, Minuit, 1998, p. 92.
-
[75]
Jean-Louis Benoît, Introduction, La Vierge Marie dans la littérature française…, op. cit., p. 14.
-
[76]
Jean Rousset, Leurs yeux se rencontrèrent. La scène de première vue dans le roman, Paris, José Corti, 1981, p. 43-46.
-
[77]
Ibid., p. 9.
-
[78]
Germaine de Staël, Corinne ou l’Italie, éd. S. Balayé, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1985, p. 456.
-
[79]
Ibid., p. 456.
-
[80]
Alphonse de Lamartine, Raphaël, éd. A. Loiseleur, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 2011, p. 46.
-
[81]
Ibid., p. 47. La haute taille est une caractéristique des fantômes. Voir mes Fantômes…, op. cit., p. 80-82.
-
[82]
A. de Lamartine, Raphaël, op. cit., p. 48.
-
[83]
G. de Nerval, Les Filles du Feu, Œuvres complètes, op. cit., t. III, p. 537-538.
-
[84]
Ibid., p. 553.
-
[85]
Ibid., p. 609.
-
[86]
George Sand, Indiana, éd. B. Didier, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1984, p. 80.
-
[87]
Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, éd. J. Seebacher, Paris, Le Livre de poche classique, 1998, p. 429.
-
[88]
V. Hugo, Les Travailleurs de la Mer, éd. D. Charles, Paris, Le Livre de poche, 2002, p. 216.
-
[89]
Ibid., p. 219.
-
[90]
Ibid., p. 585. Je souligne. Qu’est-ce qu’un visage divin ?
-
[91]
V. Hugo, Les Misérables, éd. Y. Gohin, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1973, t. II, p. 288.
-
[92]
Ibid., p. 289.
-
[93]
Ibid., p. 294.
-
[94]
Ibid., p. 289.
-
[95]
Claude Leroy, Le Mythe de la passante, de Baudelaire à Mandiargues, Paris, PUF, coll. « Perspectives littéraires », 1999.
-
[96]
Ch. Baudelaire, « À une passante », Les Fleurs du Mal, op. cit., p. 137.
-
[97]
Hégésippe Moreau, « L’Apparition », Le Myosotis, petits contes et petits vers, Lyon, H. Lardanchet, coll. « Bibliothèque du bibliophile (Romantiques) », 1920, p. 103.
-
[98]
A. de Lamartine, « Invocation », Méditations poétiques, éd. A. Loiseleur, Paris, Le Livre de poche classique, 2006, p. 176.
-
[99]
Stéphane Mallarmé, « Apparition », Poésies, éd. J.-L. Steinmetz, Paris, Le Livre de poche classique, 2005, p. 115. Il existe une lithographie de Maurice Denis, intitulée Apparition (1894), destinée à illustrer une mélodie d’André Rossignol sur ce poème de Mallarmé.
Qui dit fantôme dit apparition, mais l’apparition est quelque chose de beaucoup plus large que le fantôme : elle comprend en effet d’autres phénomènes surnaturels et constitue une véritable porte d’entrée dans le fantastique. Roger Caillois écrivait :
La démarche essentielle du fantastique est l’apparition : ce qui ne peut pas arriver et qui se produit pourtant, en un point et à un instant précis, au cœur d’un univers parfaitement repéré et d’où on estimait le mystère à jamais banni.
Cette réflexion suggère que la notion d’apparition recouvre à la fois un contenu : « ce qui ne peut pas arriver et qui se produit pourtant », c’est-à-dire un phénomène (extraordinaire, mystérieux, incroyable, etc.), et les conditions de son surgissement : « point », « instant précis ».
Dans ce chapitre, je me propose d’explorer plus précisément cette notion « essentielle » et d’en étudier quelques modalités dans la littérature du xixe siècle.Si l’on examine la définition du mot « apparition » dans le Petit Robert, on apprend qu’il vient du latin ecclésiastique apparitio (« apparition, épiphanie ») et qu’il signifie premièrement l’« action d’apparaître, de se montrer aux yeux », comme dans les expressions l’apparition d’un phénomène, l’apparition du jour, et, en parlant de personnes, « le fait d’arriver, d’apparaître dans une compagnie » : faire son apparition quelque part. Dans une deuxième acception, donnée comme courante, apparition signifie « le fait de venir à l’existence, de se manifester pour la première fois », comme dans l’expressio…
Date de mise en ligne : 10/06/2025
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