L'acte pervers en question
- Par Pierre Bruno
Pages 271 à 278
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- BRUNO, Pierre,
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- Bruno, P.
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Notes
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[1]
J. Lacan, Écrits, Paris, Le Seuil, 1966.
-
[2]
J. Lacan, D’un Autre à l’autre, Paris, Le Seuil, 2006.
-
[3]
J. McDougall, « Le spectateur anonyme », L’inconscient, avril 1998, p. 39-59.
-
[4]
J. Lacan, Le désir et son interprétation, publication interne de l’Association freudienne internationale.
-
[5]
Op. cit.
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[6]
J. Lacan, Les non-dupes errent, publication interne de l’Association lacanienne internationale.
-
[7]
Cf. J. Lacan, Le sinthome, Paris, Le Seuil, 2005.
-
[8]
J. Lacan, Écrits, op. cit.
-
[9]
Ibid., p. 762.
Afin d’avancer quelques propositions sur l’acte pervers, je dois résumer les résultats auxquels je suis parvenu dans deux chapitres précédents sur la perversion. Le premier portait essentiellement sur le sadisme. La référence majeure y est l’écrit de Lacan « Kant avec Sade », plus les leçons du séminaire D’un Autre à l’autre
sur la perversion. Le second reprenait la question du sadisme, mais aussi la question du vrai qui se fait passer pour faux et du faux pour vrai à partir d’un cas rapporté par Joyce McDougall et de deux romans, L’Anglais décrit dans le château fermé de Pieyre de Mandiargues et Histoire d’O de Pauline Réage, écrit par une femme, Dominique Aury, pour son amant Jean Paulhan. Le texte qui me sert alors de boussole est l’écrit de Lacan sur Gide, intitulé « La lettre et le désir ». Je n’ai pas vraiment abordé dans ces deux chapitres le problème du masochisme, mais, pour ce dernier, je retiens comme vecteur une proposition de Lacan dans sa leçon du 1er juillet 1963. Le pervers y est désigné comme sujet d’une protestation logique contre la normativation culturelle qui découlerait inévitablement de la métabolisation par la société d’une innovation culturelle et de la dégradation imaginaire de celle-ci qui s’ensuivrait. On retrouve cette protestation effectivement chez Sacher--Masoch, mais encore mieux chez Genet.
Le sujet pervers vise une jouissance sans libido. Ce qui m’a inspiré cette thèse est le souvenir du film de Pasolini, Salo. Pourquoi certaines séquences de ce film sont-elles, en tout cas pour un névrosé, irregardables …
Date de mise en ligne : 14/08/2014
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