5. Mobilisations partisanes (1946-1957)
- Par Benoît Trépied
Pages 139 à 164
Citer ce chapitre
- TRÉPIED, Benoît,
- Trépied, Benoît.
- Trépied, B.
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Notes
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[1]
Cf. Guiart 1959, Soriano 2000, Kurtovitch 2002, Demmer 2002.
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[2]
Cf. Rey-Lescure 1967 : 129-190, 156-175 ; O’Reilly 1980 : 405. Rosalet dressa une liste des chefs de Koné dès 1897. Jules travailla comme pasteur dans la tribu de Ouélisse (Voh) dès 1909 et pendant plus de vingt ans. Sur le pasteur Auguste, voir ci-après.
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[3]
ANC 12J Fonds Leenhardt, carnets de route Maurice Leenhardt, 1913-1914, compte rendu Paul Laffay.
-
[4]
AAN 45.4, Chaboissier à Monseigneur, Koné, 16 avril 1907 ; AAN 45.4, de Thuret à Monseigneur, Koné, 22 avril 1907.
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[5]
AAN 45.4, de Thuret à Monseigneur, Koné, 2 mars 1908 ; AAN 45.1, Chaboissier, La Mission de Koné de mai 1891 à janvier 1927, Koné, 14 mars 1928 ; AAN 45.1, Géneau, Notice sur la paroisse de Koné (Nouvelle-Calédonie) au 30 juin 1936, Tiaoué (Koné) ; cf. Delbos 1993 : 258, 330.
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[6]
Cf. Gahaurou 1892. Le nom « Mango » est utilisé dans les archives pour désigner le chef de Koné en 1848, 1865, 1870, 1882, 1892, 1897, 1908, 1915 et 1917. En 1865, il s’agissait déjà d’un vieillard (cf. Garnier 1991 : 205). Un deuxième Mango a donc dû succéder au premier entre 1870 et 1917, à l’image de Katélia père et fils dans l’autre district.
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[7]
Cf. Dauphiné 1989 : 153 ; AAN 45.2, Mario à Monseigneur, Koné, 21 janvier 1893 ; ANC 44W18, Conseil privé, séance du 12 novembre 1886, projet d’arrêté organisant l’administration des tribus indigènes de la Nouvelle-Calédonie et dépendances, quatrième arrondissement ; cf. Gahaurou 1892.
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[8]
ANC 1W1, la liste des indigènes soumis à l’impôt de capitation, 1917, cité in Muckle 2004 : 386 ; cf. Faure 1983 : 80.
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[9]
Voir également à ce sujet Guiart 1963 : 136-139 ; 1992 : 132-134, ainsi que Bensa, Rivierre 1982 : 132 note 6.
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[10]
Voir par exemple, pour Koniambo, AAN 45.4, de Thuret à Monseigneur, Koné, 2 mars 1908, et pour Baco, Coyaud 1979 : 297.
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[11]
Cf. Delbos 1993 : 353-354.
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[12]
ANC 37W423, brigade de gendarmerie de Koné, demande de décoration pour le grand-chef Wabélano Moïse, du district de Koné, 27 juillet 1928.
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[13]
Ibid. ; ANC 12J Fonds Leenhardt, Téin à Maurice Leenhardt, Noelly, 4 avril 1917 ; ANC 1W1, pièce 19, rapport du brigadier Médoux sur les petits chefs et indigènes qui ont secondé l’autorité pour la répression des troubles, Koné, 25 avril 1918.
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[14]
ANC 12J Fonds Leenhardt, carnets de route Maurice Leenhardt, 1913-1914.
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[15]
ANC 12J Fonds Leenhardt, Téin Bai à Maurice Leenhardt, sans lieu ni date (probablement après le 21 juin 1918), dossier 27 rébellion.
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[16]
Cf. Gorohouna 1978 : 44. Firmin Gorohouna indiquait que son père Gilbert Téin, décédé en 1972, avait été diacre « pendant 40 ans ».
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[17]
AAN 45.7 et 45.8, Halbert à Monseigneur, Koné, 30 avril 1919, 23 décembre 1919, 4 décembre 1921.
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[18]
AAN 45.8, Halbert à Monseigneur, Koné, 4 décembre 1921.
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[19]
Cahier des Eglises 1926-1937, South Pacific Commission, Pacific Islands Manuscripts n° 53 (document fourni par Adrian Muckle) et entretien avec Maurice Goroépata (Poindah, 30 avril 2003) : « Mon père, il était catholique […], il fait le signe de croix ».
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[20]
Apu à Raymond Leenhardt, 11 décembre 1938, cité in Vasseur 1984 : 251. Toutes les informations sur Apu Hmaé sont tirées de cet l’article biographique rédigé par Jacques Vasseur.
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[21]
Voir ses écrits (Gorohouna : 1976, 1978), et l’analyse de sa trajectoire et de ses récits in Guiart 1998a : 12-20, 42-46 ; Bensa, Rivierre 1994 : 23-46 ; Bensa, Goromido 2005 : 76-95, 112-121 ; Muckle 2004 : 359-360.
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[22]
Cf. Guiart 1998a : 17.
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[23]
Cf. Kurtovitch 2002 : 282.
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[24]
ANC 107W1650, rapport du gendarme chef de poste à Koné, 1946, sans date (postérieur au 8 avril). À propos de Baptiste Poadaé, cf. entretien du 30 mai 2003 à Poindah avec Auguste Poadja (ancien soldat) : « Baptiste, il fait l’armée avec moi à Païta. On est pas parti en guerre ».
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[25]
AAN 46.6, Père Guéneau à Mgr Bresson, Tiaoué, 17 mai 1946.
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[26]
ANC 107W1650, tract « Chefs indigènes », 25 avril 1946, signé J.Tunica, transmis au Gouverneur par le président de la Commission municipale de Pouembout le 17 mai 1946. C’est Jeanne Tunica y Casas qui souligne et écrit en majuscules.
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[27]
AAN 46.6, Père Guéneau à Mgr Bresson, Tiaoué, 17 mai 1946.
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[28]
ANC 107W1650, Président de la Commission municipale de Pouembout au Gouverneur, 17 mai 1946.
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[29]
Cf. O’Reilly 1952 : 179.
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[30]
ANC 107W1650, rapport du gendarme chef de poste à Koné, 1946, sans date (postérieur au 8 avril).
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[31]
Service historique de la défense (désormais SHD), département gendarmerie, 98E73, registre des correspondances, poste de Koné, 1945-1946.
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[32]
Ethnologue proche de la Mission protestante, Jean Guiart était arrivé la première fois en Nouvelle-Calédonie en 1946, au moment de l’épisode communiste.
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[33]
SHD, département gendarmerie, 98E73, registre des correspondances, poste de Koné, 1945-1946, 1er juin et 16 juin 1946.
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[34]
La mère d’Auguste était la sœur de la grand-mère de Firmin (deux sœurs du grand chef Katélia). Le femme d’Auguste était la tante de Firmin (sœur de son père Gilbert Gorohouna). La mère et l’épouse de Firmin étaient issues du clan Görötû.
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[35]
Voir à ce sujet Vasseur 1984 : 253, sur la base d’un témoignage inédit de Firmin Gorohouna pour la période 1940-1946 : « Ancré à Poinda qui est devenu une paroisse importante et qui rayonne sur les tribus voisines, il [Apu] ne passe qu’un dimanche par mois chez les siens. Le reste du temps, il visite les églises de l’île ».
-
[36]
ANC 37W528, rapports de l’adjudant Olive Jean, commandant la brigade de gendarmerie de Koné, sur la physionomie de la circonscription, Koné, 21 mars 1954, 21 juin 1954, 21 septembre 1954.
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[37]
Gorohouna 1978 : 43.
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[38]
ANC 37W529, rapport de l’adjudant Olive Jean, commandant la brigade de gendarmerie de Koné, sur la physionomie de la circonscription, Koné, 21 septembre 1955.
-
[39]
Les rapports de gendarmerie ne la mentionnent plus après mars 1956. Firmin Gorohouna continua à défendre l’idée d’un organisme local de gestion des productions agricoles issues des tribus de la région : dans les annés 1970, il créa sur le même modèle le Groupement des agriculteurs du Nord-Ouest (GANO) qu’il dirigea jusqu’à sa mort en 1991.
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[40]
Implantation géographique et composition des sections de bases du mouvement d’Union calédonienne (1956-1958), panneau établi par Olivier Houdan à partir des archives privées de Maurice Lenormand, cinquantenaire des premières listes d’Union calédonienne, Pouembout, 6-7 décembre 2003.
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[41]
ANC 90 Fonds Lenormand 1-5, premier congrès de l’Union calédonienne, 12-13 mai 1956, Nouméa, vote du Congrès (liste de noms).
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[42]
ANC 97W18, liste et adresses des délégués de l’AICLF, Ponérihouen, 30 avril 1956, signé Doui Matayo.
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[43]
ANC 90 Fonds Lenormand 1-5, sixième congrès Koné 1963, journée du 25 octobre matin, Pièce annexe n°1.
Peu de temps après le décès de Dubos Gorohouna autour de 1940, le petit chef de Poindah et Néami (Auguste Goroépata) et le grand chef de Poindah (Katélia Poadja) virent émerger deux nouveaux acteurs politiques issus du clan Nädù. Il s’agissait de Gilbert Téin Gorohouna (1898-1972) et de son fils aîné Firmin Dogo Gorohouna (1921-1991), respectivement premier fils et premier petit-fils du stockman Bwaé Mwââgu Gorohouna. Après la guerre, ces deux hommes prirent le relais de Dubos, leur « père » et « grand-père » classificatoire (frère de Bwaé Mwââgu), sur la scène politique locale. Ils renouvelèrent ainsi la configuration des relations de pouvoir entre leur famille, les Poadja et les Goroépata, relations qui structuraient toujours « l’ensemble Nädù-Görötû » au cœur de la grande chefferie, mais désormais dans un nouveau contexte historique marqué par l’octroi de la citoyenneté aux Kanak. Si les leaders des trois familles participèrent pleinement au nouveau jeu partisan et électoral pendant le bref épisode communiste (1946-47) puis lors de la mise en place de l’Union calédonienne dans les années 1950, leurs engagements se définissaient désormais également en relation avec les responsables locaux des Missions protestante et catholique, acteurs incontournables de cette première décennie de citoyenneté politique mélanésienne.
L’engagement des missionnaires européens et des pasteurs, diacres, catéchistes et séminaristes mélanésiens contre le « communisme athée » dans l’immédiat après-guerre, puis leur participation active à la création de l’Union calédonienne dans les années qui suivirent, ont déjà fait l’objet de plusieurs analyse…
Date de mise en ligne : 09/06/2016
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