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9. Le sexe féminin selon l’anatomiste André Vésale

(Confédération helvétique, xvie siècle)

Pages 701 à 705

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  • Cazes, H.
(2024). 9. Le sexe féminin selon l’anatomiste André Vésale (Confédération helvétique, xvie siècle) Dans
  • S. Lalanne,
  • avec la collaboration de D. Lett
  • et D. Picco
Une histoire des femmes en Europe : (des grottes aux Lumières) (p. 701-705). Armand Colin. https://doi.org/10.3917/arco.lalan.2024.01.0701.

  • Cazes, Hélène.
« 9. Le sexe féminin selon l’anatomiste André Vésale : (Confédération helvétique, xvie siècle) ». Une histoire des femmes en Europe (des grottes aux Lumières) Armand Colin, 2024. p.701-705. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/une-histoire-des-femmes-en-europe--9782200636531-page-701?lang=fr.

  • CAZES, Hélène,
2024. 9. Le sexe féminin selon l’anatomiste André Vésale (Confédération helvétique, xvie siècle) In :
  • LALANNE, Sophie,
  • avec la collaboration de LETT, Didier
  • et PICCO, Dominique,
Une histoire des femmes en Europe (des grottes aux Lumières) Paris : Armand Colin. Collection U, p.701-705. DOI : 10.3917/arco.lalan.2024.01.0701. URL : https://shs.cairn.info/une-histoire-des-femmes-en-europe--9782200636531-page-701?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/arco.lalan.2024.01.0701


André Vésale (1515-1564) est l’auteur d’un livre majeur pour l’histoire des sciences, La Fabrique du corps humain. Brillant étudiant de médecine à Louvain, Paris et Padoue, il se pose en jeune héros de la rébellion contre la tradition et publie à vingt-huit ans en latin à Bâle, en 1543, année de la « révolution copernicienne », une somme anatomique qui fit oublier ses précurseurs et ses contemporains. Célèbre et célébrée dès avant sa parution, La Fabrique du corps humain, un in-folio de près de sept cents pages, compte deux cent soixante-dix-sept bois gravés qui connaissent une extraordinaire réception. Le livre se veut un manifeste de la Nouvelle Anatomie, un mouvement médical qui base le savoir sur l’observation directe du corps, qui refuse la dissection animale et dans lequel l’anatomiste procède lui-même aux coupes. Comme un continent à dominer, le corps est conquis, cartographié, nommé.
Or, en 1543, il n’est pas de question anatomique plus pressante que celle de ce que l’on nomme la « nature » féminine, un mot qui, au xvie siècle, désigne par euphémisme les parties génitales de la femme. Dès 1515, Jacopo Berengario da Carpi dénonçait les insuffisances du savoir médical sur la matrice et invitait les « nouveaux anatomistes » à pratiquer des dissections sur des corps de femmes. La Fabrique du corps humain s’ouvre justement sur un frontispice en pleine page : au centre d’un théâtre d’anatomie bondé, où se pressent étudiants, médecins, peintres et figures des Anciens, en particulier Galien, Vésale incise le ventre d’une femme…


Date de mise en ligne : 10/04/2025

https://doi.org/10.3917/arco.lalan.2024.01.0701

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