12. La société de Madame Geoffrin
(France, xviiie siècle)
- Par Dominique Picco
Pages 565 à 568
Citer ce chapitre
- PICCO, Dominique,
- LALANNE, Sophie,
- avec la collaboration de LETT, Didier
- et PICCO, Dominique,
- Picco, Dominique.
- Picco, D.
- S. Lalanne,
- avec la collaboration de D. Lett
- et D. Picco
https://doi.org/10.3917/arco.lalan.2024.01.0565
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- Picco, D.
- S. Lalanne,
- avec la collaboration de D. Lett
- et D. Picco
- Picco, Dominique.
- PICCO, Dominique,
- LALANNE, Sophie,
- avec la collaboration de LETT, Didier
- et PICCO, Dominique,
https://doi.org/10.3917/arco.lalan.2024.01.0565
Au xviiie siècle, les salons – nommés alors sociétés d’esprit – jouent un rôle essentiel dans la sociabilité urbaine européenne, avec comme modèles ceux de Paris. Les plus réputés y sont tenus par des femmes qui reçoivent chez elles des hommes de lettres, des philosophes et des artistes. Parmi eux figurent ceux de Madame du Deffand, de Julie de Lespinasse et de Madame Geoffrin, dont la postérité est en grande partie liée au tableau de Lemonnier commandé en 1812 par Joséphine de Beauharnais.
Marie-Thérèse Rodet, épouse Geoffrin (1699-1777), fille d’un valet de chambre de la Dauphine, orpheline très jeune, est éduquée, sans doute assez médiocrement, par sa grand-mère maternelle. Cette dernière la marie dès l’âge de quatorze ans à Pierre François Geoffrin, très riche quinquagénaire, administrateur et actionnaire de la manufacture des glaces de Saint-Gobain. Dès leur installation dans leur hôtel particulier rue Saint-Honoré, elle commence à réunir un cercle de gens de lettres et d’artistes. Elle fréquente aussi, grâce à Fontenelle, le salon de sa voisine, Madame de Tencin, avant de récupérer à la mort de cette dernière, en 1749, ses habitués. La même année, devenue veuve, Mme Geoffrin se retrouve, avec sa fille unique, à la tête d’une fortune considérable qui lui permet, pendant plus de vingt ans, de tenir société deux jours par semaine, le lundi et le mercredi. Son salon, l’un des hauts lieux de la vie mondaine et culturelle de la capitale, est fréquenté surtout par des hommes…
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