Chapitre d’ouvrage

12. La société de Madame Geoffrin

(France, xviiie siècle)

Pages 565 à 568

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  • Picco, D.
(2024). 12. La société de Madame Geoffrin (France, xviiie siècle) Dans
  • S. Lalanne,
  • avec la collaboration de D. Lett
  • et D. Picco
Une histoire des femmes en Europe : (des grottes aux Lumières) (p. 565-568). Armand Colin. https://doi.org/10.3917/arco.lalan.2024.01.0565.

  • Picco, Dominique.
« 12. La société de Madame Geoffrin : (France, xviiie siècle) ». Une histoire des femmes en Europe (des grottes aux Lumières) Armand Colin, 2024. p.565-568. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/une-histoire-des-femmes-en-europe--9782200636531-page-565?lang=fr.

  • PICCO, Dominique,
2024. 12. La société de Madame Geoffrin (France, xviiie siècle) In :
  • LALANNE, Sophie,
  • avec la collaboration de LETT, Didier
  • et PICCO, Dominique,
Une histoire des femmes en Europe (des grottes aux Lumières) Paris : Armand Colin. Collection U, p.565-568. DOI : 10.3917/arco.lalan.2024.01.0565. URL : https://shs.cairn.info/une-histoire-des-femmes-en-europe--9782200636531-page-565?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/arco.lalan.2024.01.0565


Au xviiie siècle, les salons – nommés alors sociétés d’esprit – jouent un rôle essentiel dans la sociabilité urbaine européenne, avec comme modèles ceux de Paris. Les plus réputés y sont tenus par des femmes qui reçoivent chez elles des hommes de lettres, des philosophes et des artistes. Parmi eux figurent ceux de Madame du Deffand, de Julie de Lespinasse et de Madame Geoffrin, dont la postérité est en grande partie liée au tableau de Lemonnier commandé en 1812 par Joséphine de Beauharnais.
Marie-Thérèse Rodet, épouse Geoffrin (1699-1777), fille d’un valet de chambre de la Dauphine, orpheline très jeune, est éduquée, sans doute assez médiocrement, par sa grand-mère maternelle. Cette dernière la marie dès l’âge de quatorze ans à Pierre François Geoffrin, très riche quinquagénaire, administrateur et actionnaire de la manufacture des glaces de Saint-Gobain. Dès leur installation dans leur hôtel particulier rue Saint-Honoré, elle commence à réunir un cercle de gens de lettres et d’artistes. Elle fréquente aussi, grâce à Fontenelle, le salon de sa voisine, Madame de Tencin, avant de récupérer à la mort de cette dernière, en 1749, ses habitués. La même année, devenue veuve, Mme Geoffrin se retrouve, avec sa fille unique, à la tête d’une fortune considérable qui lui permet, pendant plus de vingt ans, de tenir société deux jours par semaine, le lundi et le mercredi. Son salon, l’un des hauts lieux de la vie mondaine et culturelle de la capitale, est fréquenté surtout par des hommes…


Date de mise en ligne : 10/04/2025

https://doi.org/10.3917/arco.lalan.2024.01.0565

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