Chapitre d’ouvrage

Chapitre 3. Les rebelles

Pages 119 à 136

Citer ce chapitre


  • Robillard, G.
(2024). Chapitre 3. Les rebelles. Un cinéma décolonial : Les personnages du cinéma antillais (p. 119-136). Presses universitaires des Antilles. https://shs.cairn.info/un-cinema-decolonial--9791095177814-page-119?lang=fr.

  • Robillard, Guillaume.
« Chapitre 3. Les rebelles ». Un cinéma décolonial Les personnages du cinéma antillais, Presses universitaires des Antilles, 2024. p.119-136. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/un-cinema-decolonial--9791095177814-page-119?lang=fr.

  • ROBILLARD, Guillaume,
2024. Chapitre 3. Les rebelles. In : Un cinéma décolonial Les personnages du cinéma antillais. Presses universitaires des Antilles. Arts et esthétique, p.119-136. URL : https://shs.cairn.info/un-cinema-decolonial--9791095177814-page-119?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Aimé Césaire, Et les chiens se taisaient (1956), Paris, Gallimard, coll. « Poésie », 1970, p. 16.
  • [2]
    Patrick Chamoiseau, L’Esclave vieil homme et le molosse, Paris, Gallimard, 1997.
  • [3]
    André Breton, Martinique charmeuse de serpents / avec textes et illustrations d’André Masson, Paris, Éditions du Sagittaire, 1948, p. 72-73.
  • [4]
    Édouard Glissant, Traité du Tout-monde : Poétique IV, Paris, Gallimard, 1997, p. 213.
  • [5]
    Pour plus de précisions, consulter : Guillaume Robillard, Conquête de l’espace et du temps : le cinéma antillais, Paris, Jannink, coll. « Hypothèses d’Art », 2023.
  • [6]
    Raymond Breton, Julius Platzmann, Dictionaire Caraibe-François (Auxerre, Gilles Bouquet, Imprimeur ordinaire du roy, 1665), Londres, Forgotten Books, 2024, p. 205.
  • [7]
    François Jost, L’œil-caméra / Entre film et roman, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1987.
  • [8]
    Augustin Berque, « Paysage à la chinoise, paysage à l’européenne », in Jean Mottet (dir.), Les Paysages du cinéma, Seyssel, éditions Champ Vallon, 1999, p. 64.
  • [9]
    Jean Mitry, Esthétique et psychologie du cinéma, Paris, Cerf, 2001, p. 89.
  • [10]
    Martine Potoczny, Ateliers d’artistes en Caraïbe – Martinique, Cuba, Pointe-à-Pitre, Presses Universitaires des Antilles, 2022, p. 153-154.
  • [11]
    Patrick Chamoiseau, Écrire en pays dominé, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1997, p. 204.
  • [12]
    Édouard Glissant. L’imaginaire des langues / Entretiens avec Lise Gauvin (1991-2009), Paris, Gallimard, 2010, p. 37.
  • [13]
    Gilles Deleuze, Cinéma 1/L’Image-mouvement, Paris, Minuit, Coll. « Critique », 1983, p. 277-285. Toutes les citations entre guillemets ainsi qu’entre crochets sont de Gilles Deleuze.
  • [14]
    Gilles Deleuze, Cinéma 2/L’Image-temps, Paris, Minuit, Coll. « Critique », 1985, p. 7.
  • [15]
    À ce titre, consulter : Guillaume Robillard, Conquête de l’espace et du temps : le cinéma antillais, op. cit.
  • [16]
    José Moure, Vers une esthétique du vide au cinéma, Paris, L’Harmattan, 1997, p. 60-61.

Si le marronnage est, de fait, une résistance totale contre le système esclavagiste, il n’en reste pas moins vrai que toutes formes de résistance contre l’esclavage ou tout système d’exploitation ne sont pas en retour, à proprement parler, du marronnage. Pour autant, l’ombre de ce dernier plane sur les personnages de rebelles. Nous utilisons le mot « rebelle » en référence au personnage anticolonialiste de la volcanique pièce de théâtre Et les chiens se taisaient d’Aimé Césaire : « Le rebelle / Oh, mes amis, il suffit : je ne suis plus que pâture ; des squales jouent dans mon sillage. / Le chœur / Les Blancs débarquent, les Blancs débarquent ». « Les Blancs » est à entendre ici au sens de conquérants ou de colons.
Le triptyque Vivre libre ou mourir (1980), Sucre amer (1998) et 1802 l’Épopée guadeloupéenne (2004) du réalisateur Christian Lara met en scène la « guerre de Guadeloupe », en s’octroyant parfois quelques libertés avec les faits historiques. En 1802, les troupes de Richepanse, envoyées sur l’île aux belles eaux par Napoléon Bonaparte, rétablissent l’esclavage, après huit années de liberté pour tous les anciens esclaves dues à l’application de la première abolition du 4 février 1794 dans la « foulée » de la Révolution française. Celle-ci avait pu être appliquée en Guadeloupe (de même qu’en Guyane), suite à la guerre menée par les troupes républicaines commandées par Victor Hugues contre les troupes anglaises dont l’arrivée sur l’île avait été facilitée par les riches propriétaires qui préféraient maintenir le système esclavagiste…


Date de mise en ligne : 31/12/2024

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

19,99 €

338 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

3,50 €

18 pages format électronique (HTML et feuilletage)
Membre d'une institution cliente ?