99. Discours d’Emmanuel Macron à l’université de Ouagadougou, 28 novembre 2017
- Par Florent Vandepitte
- et Yann Jeantet
Pages 467 à 470
Citer ce chapitre
- VANDEPITTE, Florent
- et JEANTET, Yann,
- Vandepitte, Florent.
- et al.
- Vandepitte, F.
- et Jeantet, Y.
Citer ce chapitre
- Vandepitte, F.
- et Jeantet, Y.
- Vandepitte, Florent.
- et al.
- VANDEPITTE, Florent
- et JEANTET, Yann,
La sagesse populaire affirme que les promesses n’engagent que ceux qui les tiennent ou encore qu’il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Si l’on se penche sur la question de la restitution du patrimoine africain par la France, force est de constater que les adages se trompent rarement.
En 2017, fraîchement élu président de la République, Emmanuel Macron se rend à Ouagadougou pour y prononcer un discours très attendu sur les relations entre la France et l’Afrique. Il y annonce souhaiter que « d’ici 5 ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique ».
En 2023, la France n’avait pourtant restitué que 27 objets africains dont 26 au Bénin, en 2021. Pire encore, le premier objet à quitter les collections des musées nationaux pour gagner le patrimoine d’Afrique était un sabre attribué à un chef de guerre africain mais qui aurait été en réalité forgé dans les années 1820, en Alsace… L’enfer est pavé de bonnes intentions.
Emmanuel Macron a souhaité marquer l’histoire des relations entre la France et l’Afrique dès la première année de son accession au pouvoir. Comme Cicéron avant lui qui avait dénoncé le vol du patrimoine sicilien ou encore Victor Hugo qui avait pris position contre le sac du palais d’été de Pékin, le président français a suscité l’espoir des étudiants venus l’écouter. Marquer l’histoire revient également à prendre le contre-pied de ses prédécesseurs, en l’occurrence ici, Nicolas Sarkozy…
Date de mise en ligne : 09/03/2026
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
14,99 €