Sujet 7. Le vivant
L’État en fait-il assez pour protéger le vivant ?
Pages 157 à 168
Citer ce chapitre
- GUIGO, Pierre-Emmanuel,
- LEVERBE, Judith,
- ROUSSEL, Alexia
- et VANDEPITTE, Florent,
- Coordonné par VANDEPITTE, Florent,
- Guigo, Pierre-Emmanuel.,
- et al.
- Guigo, P.-E.,
- Leverbe, J.,
- Roussel, A.
- et Vandepitte, F.
- Coordonné par F. Vandepitte
https://doi.org/10.3917/dunod.vande.2025.02.0157
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- Guigo, P.-E.,
- Leverbe, J.,
- Roussel, A.
- et Vandepitte, F.
- Coordonné par F. Vandepitte
- Guigo, Pierre-Emmanuel.,
- et al.
- GUIGO, Pierre-Emmanuel,
- LEVERBE, Judith,
- ROUSSEL, Alexia
- et VANDEPITTE, Florent,
- Coordonné par VANDEPITTE, Florent,
https://doi.org/10.3917/dunod.vande.2025.02.0157
Interroger le rôle de l’État est un classique des sujets proposés au concours de Sciences Po. L’un des sujets proposés lors de la session 2025 n’y a pas fait exception puisqu’il proposait aux candidats de réfléchir à la question suivante : « Le corps, une affaire d’État ? » Pour réussir ce type de dissertation, nous ne répéterons jamais assez que la clé est de définir avec précision les termes du sujet et en particulier les termes connexes, ici l’État.
L’État n’est pas synonyme de société ou de politique. Il est une construction humaine historisée lorsqu’il s’agit de réfléchir à l’État moderne, celui-là même qui s’est construit autour de la gestion de la sécurité intérieure et extérieure, marquée notamment par la défense des frontières.En ce qui concerne le vivant, l’échelle de l’État est donc par essence limitée puisque le système Terre ne reconnaît pas les frontières tracées par les hommes. Il convient donc à la fois de penser l’État comme un acteur légitime à intervenir en matière de protection du vivant mais également comme une organisation politique dont le rôle est finalement étroit face aux dérèglements en cours.
La suppression des zones à faibles émissions (ZFE) en juin 2025 ou la réintroduction de certains néonicotinoïdes par la loi Duplomb de juillet 2025 font craindre une période de recul de la protection du vivant en France. L’accession au pouvoir d’une droite pourtant décimée aux élections législatives, à la faveur d’une alliance électorale avec la majorité en place rendue nécessaire par l’éclatement de l’Assemblée nationale suite à la dissolution décidée par Emmanuel Macron, permet ce recul législatif, en l’absence d’un quelconque soutien populaire vis-à-vis de ces mesures…
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