La transgression : une introduction
- Par Claude Janin
Pages 7 à 12
Citer ce chapitre
- JANIN, Claude,
- BOUHSIRA, Jacques,
- DREYFUS-ASSÉO, Sylvie,
- DURIEUX, Marie-Claire
- et JANIN, Claude,
- Janin, Claude.
- Janin, C.
- J. Bouhsira,
- S. Dreyfus-Asséo,
- M. Durieux
- et C. Janin
https://doi.org/10.3917/puf.boush.2009.01.0007
Citer ce chapitre
- Janin, C.
- J. Bouhsira,
- S. Dreyfus-Asséo,
- M. Durieux
- et C. Janin
- Janin, Claude.
- JANIN, Claude,
- BOUHSIRA, Jacques,
- DREYFUS-ASSÉO, Sylvie,
- DURIEUX, Marie-Claire
- et JANIN, Claude,
https://doi.org/10.3917/puf.boush.2009.01.0007
Notes
-
[1]
S. Freud (1937 c), L’analyse avec fin et l’analyse sans fin, Résultats idées, problèmes, II, trad. franç. J. Altounian, A. Bourguignon, P. Cotet et A. Rauzy, Paris, puf, 1985 ; GW, XVI.
-
[2]
J.-B. Pontalis (1990), La force d’attraction, Paris, Le Seuil, p. 68.
-
[3]
S. Freud (1915 a [1914]), Observations sur l’amour de transfert, De la technique psychanalytique, trad. franç. A. Berman, Paris, puf, 1953 ; OCF.P, XII, 2005 ; GW, X.
Si, à l’origine, la notion de transgression est fortement liée à l’ethnologie, notamment autour du couple tabou/transgression du tabou, elle a progressivement pris une place importante dans le champ psychanalytique. C’est ainsi que dans le premier numéro de la revue L’Inconscient (janvier-mars 1967), consacré à la transgression, Piera Aulagnier écrivait un important article intitulé « Le “désir de savoir” dans ses rapports à la transgression ». Elle y soulignait, avec cette affirmation des liens entre savoir et transgression, la double valence de cette dernière : positive, lorsqu’elle est mise au service de la connaissance scientifique ; négative, lorsqu’elle est mise au service d’une connaissance « aliénante », dont le « savoir » du pervers était pour elle un paradigme essentiel. Nous avons choisi de reproduire ce texte dans ce volume des « Monographies et débats de psychanalyse ».
De son côté, D. Anzieu a souligné, dans L’auto-analyse de Freud, la valence positive de la transgression. Un matin, en 1897, Freud va, comme chaque jour, donner ses soins à une vieille dame : il s’agit de lui faire une injection de morphine et une instillation de collyre dans les yeux. Freud se trompe, et commence par mettre de la morphine dans les yeux… Heureusement, il s’en aperçoit avant d’utiliser, avec une seringue, le collyre qui eût été mortel. En même temps, une phrase lui vient à l’esprit : « Profaner la vieille. » Freud expliquera plus tard, dans Psychopathologie de la vie quotidienn…
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