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15. Quel sera le coût de la santé demain ?

Pages 153 à 162

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  • Cornilleau, G.
(2009). 15. Quel sera le coût de la santé demain ? Dans
  • P. Bras,
  • G. De Pouvourville
  • et D. Tabuteau
Traité d'économie et de gestion de la santé (p. 153-162). Presses de Sciences Po. https://doi.org/10.3917/scpo.bras.2009.01.153.

  • Cornilleau, Gérard.
« 15. Quel sera le coût de la santé demain ? ». Traité d'économie et de gestion de la santé, Presses de Sciences Po, 2009. p.153-162. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/traite-d-economie-et-de-gestion-de-la-sante--9782724611144-page-153?lang=fr.

  • CORNILLEAU, Gérard,
2009. 15. Quel sera le coût de la santé demain ? In :
  • BRAS, Pierre-Louis,
  • DE POUVOURVILLE, Gérard
  • et TABUTEAU, Didier,
Traité d'économie et de gestion de la santé. Paris : Presses de Sciences Po. Hors collection, p.153-162. DOI : 10.3917/scpo.bras.2009.01.153. URL : https://shs.cairn.info/traite-d-economie-et-de-gestion-de-la-sante--9782724611144-page-153?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/scpo.bras.2009.01.153


D’un point de vue strictement économique la santé n’est pas un coût. Les dépenses engagées pour elle constituent une consommation particulière du revenu qui contribue, au même titre que les autres consommations, au bien-être de la population. Ce qui lui confère un caractère particulier résulte de la combinaison de la nécessité impérieuse des dépenses de soins pour les malades, du montant des dépenses susceptibles d’être engagées dans les cas les plus graves, qui excède la plupart du temps la capacité de financement immédiate des individus, et du lien indirect entre la dépense et le bienêtre. La dépense est d’autre part décidée non par le consommateur du soin, mais par le médecin. Il en résulte une incertitude fondamentale à propos des dépenses réalisées : le bénéficiaire des soins ne sait jamais si le montant des dépenses engagées correspond à ce qu’il aurait choisi en information parfaite. D’autre part, le financement de la plus grande part de la dépense par une assurance publique contribue aussi à distendre la relation entre niveau de dépense et bien-être. En conséquence, la dépense de soins de santé est insensible aux variables habituelles qui déterminent les autres consommations privées : revenu des consommateurs et prix relatif du produit ou du service demandé.
Les facteurs qui déterminent l’évolution de la dépense de santé sont ainsi largement exogènes et les mécanismes autorégulateurs usuels (contraintes budgétaires individuelles et prix) jouant un rôle mineur, la projection des dépenses de santé repose essentiellement sur l’extrapolation des tendances passées…


Date de mise en ligne : 21/06/2011

https://doi.org/10.3917/scpo.bras.2009.01.153

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