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Le collectif comme espace de déplacement du traducteur au théâtre : l’expérience de la Langue du bourricot

Pages 109 à 124

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  • Bellomo, P.
(2017). Le collectif comme espace de déplacement du traducteur au théâtre : l’expérience de la Langue du bourricot. Dans
  • C. Frigau Manning
  • et M. Karsky
Traduire le théâtre : Une communauté d’expérience (p. 109-124). Presses universitaires de Vincennes. https://doi.org/10.3917/puv.frig.2017.01.0109.

  • Bellomo, Paolo.
« Le collectif comme espace de déplacement du traducteur au théâtre : l’expérience de la Langue du bourricot ». Traduire le théâtre Une communauté d’expérience, Presses universitaires de Vincennes, 2017. p.109-124. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/traduire-le-theatre--9782842926045-page-109?lang=fr.

  • BELLOMO, Paolo,
2017. Le collectif comme espace de déplacement du traducteur au théâtre : l’expérience de la Langue du bourricot. In :
  • FRIGAU MANNING, Céline
  • et KARSKY, Marie Nadia,
Traduire le théâtre Une communauté d’expérience. Saint-Denis : Presses universitaires de Vincennes. Théâtres du monde, p.109-124. DOI : 10.3917/puv.frig.2017.01.0109. URL : https://shs.cairn.info/traduire-le-theatre--9782842926045-page-109?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/puv.frig.2017.01.0109


Notes

  • [1]
    Bellomo et Frigau Manning 2015 ; Bacchini 2014 ; Longobardi 2013.
  • [2]
    J’utilise le terme économie dans la signification plus proche de son étymologie : « art de gestion d’une maison », cf. Agamben 2008 : 21 sq.
  • [3]
    Foucault 1994 : 135.
  • [4]
    Agamben 2008 : 31.
  • [5]
    Agamben 2008 : 32 sq.
  • [6]
    « Perception qu’a l’homme de son propre corps, par les sensations kinesthésiques et posturales en relation avec la situation du corps par rapport à l’intensité de l’attraction terrestre », TLFi : [en ligne] http://www.cnrtl.fr/definition/proprioception [consulté le 24 novembre 2015].
  • [7]
    Prova di traduzione, mise en scène Paolo Taccardo, Saint-Denis, Université Paris 8 (juin 2014) ; Paris, Institut culturel italien (février 2015) ; Toulouse, Université du Mirail, festival Universcènes (mars 2015) ; Saint-Denis, Théâtre Gérard Philipe (octobre 2015).
  • [8]
    Frigau Manning 2013 : 13.
  • [9]
    Longobardi 2013 : 35.
  • [10]
    Les Presses Universitaires du Mirail, devenues Presses Universitaires du Midi, continuent, depuis, à publier les traductions de La Langue du bourricot.
  • [11]
    La première partie de ma formation supérieure s’est faite à l’Université de Bari, dans le cadre d’une licence de lettres modernes-parcours théâtre.
  • [12]
    Deleuze 1969 : 9.
  • [13]
    Deleuze 1975 et 1980.
  • [14]
    Zourabichvili 1997 : 4.
  • [15]
     Zourabichvili 1997 : 5.
  • [16]
    Cela a sans doute été le cas lors de la première année de traduction : j’avais un rapport littéraire au théâtre, au texte théâtral.
  • [17]
    Moresco 2015.
  • [18]
    Szondi 2006 : 14 sq.
  • [19]
    Il en fait un concept littéraire et bien déterminé dans son origine et dans son histoire, cf. Szondi 2006 : 10-11.
  • [20]
    Cette première étude scénique s’inscrivait dans le projet Labex Arts-H2 « Traduction(s) collective(s) » codirigé par Anthony Cordingley et Céline Frigau Manning, elle s’adressait donc, à l’occasion du colloque international « La traduction collaborative : de l’Antiquité à Internet » (5-7 juin 2014), à des spectateurs qui étaient principalement des traducteurs.
  • [21]
    Deux des qualités du mouvement dynamique tel qu’il a été pensé par Laban [1950] 1994.
  • [22]
    Ginzburg 2001.
  • [23]
    Sur l’articulation subjectivité/imaginaire du devenir, voir Zourabichvili 1997 : 9.
  • [24]
    « La bonne [traduction] est celle qui fait ce que fait le texte, non seulement dans sa fonction sociale de représentation (la littérature), mais dans son fonctionnement sémiotique et sémantique » (Meschonnic 1999 : 85).
  • [25]
    Bacchini 2014 : 38 sq.

Le présent article veut témoigner du mouvement de déplacement (physique, identitaire, paradigmatique) dans lequel j’ai été pris en tant que traducteur membre du collectif de traduction théâtrale La Langue du bourricot.
Au moment de l’écriture, ce témoignage m’impose une narration cohérente et unifiée d’expériences qui jusque-là trouvaient leurs significations dans une constellation fragmentaire. Le recours au je comme personne principale de l’énonciation s’impose lui aussi. Et ce, dans un souci de clarté avant tout : l’articulation entre le collectif et l’individu m’a souvent engagé ici à utiliser un nous signifiant une prise de parole au nom de La Langue du bourricot. Il s’agit donc de marquer cette limite de représentation : dans les lignes qui suivent, je rendrai compte d’expériences qui, tout en s’étant produites dans l’espace du traduire collectif, racontent un parcours et un regard personnel et partant moins représentatif que singulier, là où le singulier se veut synonyme d’une possibilité parmi tant d’autres.
Pour décrire cette singularité, je me suis servi de façon quelque peu illicite du devenir deleuzien : tout en reconnaissant que la force de ce concept réside dans le lien créé entre deux êtres vivants, entre deux subjectivités, il me semblait pouvoir servir à bon escient la narration d’un changement intervenu dans le lien entre un dispositif – dont la subjectivité peut être objet de débat – et un être vivant. Quant à la figure du déplacement, elle signifie moins un mouvement ponctuel d’une place à une autre que le mouvement dynamique et perpétuel dans un espace…


Date de mise en ligne : 11/01/2019

https://doi.org/10.3917/puv.frig.2017.01.0109

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