Chapitre d’ouvrage

Une correspondance de caractère

Pages 669 à 679

Citer ce chapitre


  • Traduction de l’italien par Lesage, M.
(2013). Une correspondance de caractère. Dans
  • Sous la direction de B. Dermoncourt
Tout Verdi (p. 669-679). Bouquins. https://doi.org/10.3917/bouq.dermo.2013.01.0669.

  • Traduction de l’italien par Lesage, Marc.
« Une correspondance de caractère ». Tout Verdi, Bouquins, 2013. p.669-679. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/tout-verdi--9782221115459-page-669?lang=fr.

  • Traduction de l’italien par LESAGE, Marc,
2013. Une correspondance de caractère. In :
  • Sous la direction de DERMONCOURT, Bertrand,
Tout Verdi. Bouquins. Bouquins / la Collection, p.669-679. DOI : 10.3917/bouq.dermo.2013.01.0669. URL : https://shs.cairn.info/tout-verdi--9782221115459-page-669?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/bouq.dermo.2013.01.0669


Notes

  • [1]
    Le Dictionnaire et le guide des œuvres (« L’œuvre musicale »), dans le présent ouvrage, sont les autres sources d’informations dont dispose le lecteur.

Des milliers de lettres, regroupées en quatre épais volumes publiés en Italie entre 1935 et 1947… Avec près de quinze mille lettres, la correspondance de Giuseppe Verdi porte sans conteste la marque d’un xixe siècle ambitieux, conquérant et sûr de lui. D’un Victor Hugo dont il a adapté Le roi s’amuse pour en tirer son Rigoletto, d’un Alessandro Manzoni qu’il a tant admiré, jusqu’à composer sa Messa da requiem à la mémoire du grand écrivain, Verdi n’a-t-il pas aussi emprunté l’ampleur et le souffle ? De fait, sa correspondance demeure quasiment sans rivale parmi les musiciens de son temps. N’oublions pas pour autant celle de Wagner et celle de Berlioz, deux autres géants de l’art épistolaire. Pour Verdi comme pour ses deux confrères, l’écriture n’a d’ailleurs rien d’un effort : c’est tout au plus un exercice quotidien, un morceau facile, une bagatelle. Et, pourquoi pas, un plaisir, un défouloir quand les « maudites notes » lui vampirisent l’esprit. Bref, Verdi écrit peut-être encore plus naturellement qu’il compose, mais malheur à celui qui lui parlerait de style ! À quoi bon chercher une prétention littéraire dans un carteggio, dans « des lettres qui sont toujours écrites à la hâte, sans soin, sans importance, car le maître sait qu’il ne doit pas entretenir une réputation d’homme de lettres » ?Au risque de nous attirer la colère du musicien, posons tout de même la question : comment écrit Verdi ? L’enfant des Roncole n’est certes pas un styliste aussi raffiné que Berlioz ou aussi ampoulé que Wagner, mais cela a-t-il jamais été son intention …


Date de mise en ligne : 21/05/2025

https://doi.org/10.3917/bouq.dermo.2013.01.0669

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